Marche octogénaire tuée: tous les partis sauf le FN et LFI dit le Crif
L'ensemble des dirigeants politiques ont annoncé leur participation à la "marche blanche" organisée mercredi après le meurtre de...

Marche octogénaire tuée: tous les partis sauf le FN et LFI dit le Crif

L'ensemble des dirigeants politiques ont annoncé leur participation à la "marche blanche" organisée mercredi après le meurtre de...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

L'ensemble des dirigeants politiques ont annoncé leur participation à la "marche blanche" organisée mercredi après le meurtre de Mireille Knoll, une octogénaire juive tuée à Paris, même si le Crif a assuré que le FN et les Insoumis n'étaient pas les bienvenus.

Le président du Sénat (LR) Gérard Larcher participera à cette marche, qui doit démarrer à 18H30 place de la Nation à Paris jusqu'au domicile de Mme Knoll, dans le XIe arrondissement.

Le président de LR Laurent Wauquiez sera présent "pour dénoncer ce crime odieux et la banalisation du nouvel antisémitisme", invitant "ceux qui partagent les valeurs des Républicains" à le rejoindre, selon un tweet.

La présidente du Conseil régional d'Ile-de-France Valérie Pécresse (LR) viendra aussi.

En revanche, la présidente du FN, Marine Le Pen, n'y sera pas, le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) ne souhaitant pas la venue du FN.

"Le Crif refuse que nous venions sinon je serais bien évidemment allée à cette marche blanche avec d'autres députés FN", a déclaré à l'AFP Mme Le Pen.

Dans un communiqué publié dans la soirée, le FN, "nonobstant le message discriminatoire incompréhensible du Crif", "appelle ses adhérents et ses sympathisants à se joindre à la marche blanche organisée en hommage à Mme Mireille Knoll".

Joint plus tôt par l'AFP, le président du Crif Francis Kalifat avait indiqué que "beaucoup de personnalités, de diverses tendances politiques, ont annoncé leur venue" et dit espérer "qu'il y aura des membres du gouvernement, et peut-être plus". Mais il avait ajouté que "le Front national n'est pas souhaité" à cette marche.

Le député FN Louis Aliot, membre du bureau exécutif du FN, a estimé dans un tweet que le Crif "s'opposait d'une manière sectaire aux vrais ennemis de l'islamisme plutôt qu'à l'islamisme lui-même".

Le chef de la file de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a aussi prévu de venir.

Dans un premier temps, le patron du Crif a estimé que M. Mélenchon pourrait se rendre à la manifestation, et se mettre "où il veut dans le cortège", tout en relevant une "contradiction" entre sa présence et son soutien au "boycott d'Israël BDS" qui exprimerait, selon le responsable communautaire, "une haine de l’État d'Israël et des juifs".

Mais dans la soirée, M. Kalifat a durci sa position en déclarant le leader des Insoumis et ses troupes persona non grata: "Soyons clairs ni Jean-Luc Mélenchon et les insoumis ni Marine Le Pen et le FN seront les bienvenus demain", a-t-il écrit dans un tweet.

La maire de Paris Anne Hidalgo (PS) viendra également rendre hommage à Mme Knoll, "lâchement assassinée vendredi".

Christophe Castaner, délégué général de la République en marche, a invité ses militants à venir à cette manifestation, déplorant un antisémitisme "banalisé dans les paroles, dans les actes".

Le premier secrétaire du PS Olivier Faure participera à un rassemblement similaire à Toulouse, "tous unis contre la haine antisémite". Son parti a appelé à participer à la marche.

Le président de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde, viendra "dire non à l'antisémitisme, non au racisme, non à la violence barbare!".

Le secrétaire national du PCF Pierre Laurent a aussi annoncé sa présence, ainsi que l'ancien ministre de l'Intérieur Matthias Fekl.

Partager cet article

Dans la même thématique

Le Pen ok
7min

Politique

« Il n’était pas fiable » : le départ du conseiller de Jordan Bardella, François Durvye, de la campagne de Marine Le Pen, rappelle les divergences qui traversent le RN

Le divorce entre François Durvye, conseiller éco de tendance libérale, et Marine Le Pen, en plein débat au Medef, montre que le RN connaît encore des différences de lignes internes sur l’économie. Dans l’entourage de Marine Le Pen, on assure que « Jordan Bardella n’a rien à voir là-dedans. C’est l’ego contrarié d’un haut fonctionnaire. Point ».

Le

Capture d’écran du documentaire « 39-45, les cheminots dans la résistance » de Emmanuel Roblin
3min

Politique

Les « docus de l’été » : Les cheminots français sous le nazisme, de résistants individuels à la paralysie du réseau

Instrument essentiel de la logistique en temps de guerre, les cheminots français ont très tôt mesuré l’utilité du réseau de chemins de fer pour l’ennemi. Dès 1942, et avant toute autre forme de résistance, ils ont agi pour faire dérailler la machine nazie. "39-45, les cheminots dans la résistance", un documentaire de Emmanuel Roblin à voir cet été sur Public Sénat.

Le

« Ce qui m’a surpris, c’est… » : le premier débat de la présidentielle vu par les chefs d’entreprise présents à l’université d’été du Medef
7min

Politique

« Ce qui m’a surpris, c’est… » : le premier débat de la présidentielle vu par les chefs d’entreprise présents à l’université d’été du Medef

Le premier débat de la présidentielle s’est joué ce 27 août à Paris face aux tribunes de Roland-Garros, entre sept candidats déclarés, sur des thématiques économiques chères à l’organisation patronale. Les dirigeants ou cadres que nous avons rencontrés ressortent mitigés de cet échange. Les deux anciens premiers ministres d’Emmanuel Macron, Gabriel Attal et Édouard Philippe, ont sans surprise pris l’ascendant face à ce parterre.

Le

PARIS: REF 2026, Rencontre des Entrepreneurs de France 2025 du Medef – Présidentielle 2027 : Premier débat de la campagne entre sept candidats réunis par le Medef
9min

Politique

Dette, retraites, fiscalité… que retenir du premier débat des candidats à l’élection présidentielle ?

Ce jeudi, sept candidats à la présidentielle ont tenu le premier débat de la campagne, aux journées d’été du Medef. Pendant plus de deux heures, Bruno Retailleau (les Républicains), Edouard Philippe (Horizons), Raphaël Glucksmann (Place publique), Jean-Luc Mélenchon (la France Insoumise), Marine Le Pen (Rassemblement national), Gabriel Attal (Renaissance) et Marine Tondelier (les Ecologistes) ont échangé sur le sujet de la dette publique, des retraites ou encore du coût du travail.

Le