Maréchal-Le Pen: plus de 40% serait « déjà une énorme victoire »
La députée FN du Vaucluse Marion Maréchal-Le Pen a estimé jeudi que si Marine Le Pen obtenait plus de 40% des voix au second tour...

Maréchal-Le Pen: plus de 40% serait « déjà une énorme victoire »

La députée FN du Vaucluse Marion Maréchal-Le Pen a estimé jeudi que si Marine Le Pen obtenait plus de 40% des voix au second tour...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

La députée FN du Vaucluse Marion Maréchal-Le Pen a estimé jeudi que si Marine Le Pen obtenait plus de 40% des voix au second tour de la présidentielle, "ce serait déjà une énorme victoire", dans un entretien à Boursorama et L'Opinion.

Plus de 40% des suffrages dimanche, "ce serait déjà une énorme victoire qui nous positionnerait à l'avenir comme la seule véritable opposition crédible", a déclaré la nièce de la candidate d'extrême droite.

"L'objectif, c'est la victoire, et, à défaut, 40% nous positionnerait particulièrement bien pour être l'opposition, ou peut-être même la majorité dans cette Assemblée" qui sera élue en juin, d'après Mme Maréchal-Le Pen.

"Je pense que rien n'est joué, qu'on peut encore gagner, surtout après le ralliement de Nicolas Dupont-Aignan", le président de Debout la France, a-t-elle ajouté.

Selon la députée, "ce qui a déjà été fait est historique à bien des égards: que nous ayons laminé et fait disparaître les deux grands partis de ce second tour, et le fait que nous puissions aujourd'hui être particulièrement bien placés pour obtenir une majorité à l'Assemblée nationale, peut-être dans le cadre d'une cohabitation, ou en tout cas un groupe extrêmement important comme première opposition".

Désormais, "le FN est un parti qui, dans l'esprit des Français, est perçu comme un parti comme les autres" et il n'y a pas eu après le premier tour "de réaction équivalente à il y a quinze ans", où Jean-Marie Le Pen avait accédé au second tour face à Jacques Chirac, a relevé Mme Maréchal-Le Pen, convaincue que cela "amorce une recomposition de la vie politique française".

Elle a défendu la prestation de sa tante, à ses yeux "efficace" mercredi soir lors du débat de l'entre-deux-tours, trouvant que Emmanuel Macron "s'est parfois contenté d'attaques un peu faciles et moralisantes".

Interrogée par ailleurs sur l'hypothèse du vice-président du parti Florian Philippot en début de semaine d'une baguette pouvant "très probablement" se payer en "nouveau franc" d'ici un an avec Marine Le Pen à l’Élysée, la députée FN du Vaucluse l'a jugée "peu probable".

"Nous allons mener des négociations qui prendront un certain temps, c'est vrai, et nous prendrons le temps pour le faire le plus intelligemment possible", a appuyé Mme Maréchal-Le Pen. Le retour à une monnaie nationale n'est plus au premier rang des priorités de Mme Le Pen.

Partager cet article

Dans la même thématique

Maréchal-Le Pen: plus de 40% serait « déjà une énorme victoire »
7min

Politique

Présidentielle 2027 : pourquoi l’élection française inquiète déjà les Européens

À huit mois de la présidentielle française, Bruxelles scrute déjà avec inquiétude les propositions des principaux candidats. Budget européen, primauté du droit de l’UE, dette, soutien à l’Ukraine... l’éventualité d’une victoire du RN ou de Jean-Luc Mélenchon alimente les craintes. Au point de transformer la France en maillon faible de l'UE ? Ici l'Europe ouvre le débat, avec les eurodéputés Daniel Freund (Allemagne, Les Verts), Charles Goerens (Luxembourg, Renew Europe) et Andras Laszlo (Hongrie, Patriotes pour l’Europe).

Le

Paris : Francois Bayrou recoit l l UDI
7min

Politique

« Pas à la hauteur » : le coup de gueule d’Hervé Marseille, après le soutien de Bruno Retailleau à Valérie Boyer pour les sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône

Ça chauffe dans les Bouches-du-Rhône, où le soutien du président de LR, Bruno Retailleau, à la liste de la sénatrice LR Valérie Boyer, reste au travers de la gorge de son homologue de l’UDI, le sénateur Hervé Marseille. Car les LR ont apporté leur investiture à une autre liste, celle de la sénatrice UDI Brigitte Devésa et de Renaud Muselier, membre de Renaissance. Gérard Larcher devrait se rendre sur place la semaine prochaine pour soutenir cette liste. Un imbroglio qui divise un peu plus la droite sur place. Explications.

Le

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le