Marine Le Pen appelle à ne pas se « laisser enfermer par l’union des droites »
La présidente du Front national Marine Le Pen a rejeté mardi l'idée d'une "union des droites", critiquant le parti Les...

Marine Le Pen appelle à ne pas se « laisser enfermer par l’union des droites »

La présidente du Front national Marine Le Pen a rejeté mardi l'idée d'une "union des droites", critiquant le parti Les...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

La présidente du Front national Marine Le Pen a rejeté mardi l'idée d'une "union des droites", critiquant le parti Les Républicains qui tient des "propos électoralistes", mais agit "contre l'intérêt des Français".

"Je ne veux pas me laisser enfermer par l'union des droites" qui "ne veut strictement rien dire", a asséné la députée du Pas-de-Calais sur Radio Classique.

Interrogée sur la publication jeudi dans Valeurs actuelles d'une tribune cosignée par l'ex-ministre Thierry Mariani (Les Républicains) et des élus d'extrême droite appelant à l'"unité" de la droite, la présidente du FN a assuré que le texte ne transmet pas sa "vision beaucoup plus large du rassemblement (...) de l'ensemble des Français qu'ils viennent de droite ou qu'ils viennent de gauche".

"Une grande partie de ce que fait Emmanuel Macron, la droite en avait rêvé", a-t-elle poursuivi, citant "la disparition de l'ISF" et "la réforme de la SNCF".

"Ils sont très mal à l'aise, même sur l'immigration ils cherchent à tenir le même discours que celui du Front national, mais la réalité c'est que les actes des élus de Laurent Wauquiez, notamment des députés européens au Parlement, sont à l'exact inverse", a-t-elle critiqué.

"C'est un parti (Les Républicains, ndlr) qui en réalité tient des propos électoralistes, mais à chaque fois qu'il doit agir, il agit contre l'intérêt des Français, et contre (ses) propres promesses", a-t-elle fustigé.

Appelant à opposer pour les élections européennes de 2019 "une Europe des Nations" contre l'"européiste décomplexé" Emmanuel Macron, elle a en revanche renvoyé à plus tard la question de la tête de liste FN pour ces élections.

"C'est pas très intéressant de savoir qui sera la tête de liste du Front national. Nous partageons tous le même avis sur l'Union européenne. Ce qui est plus intéressant c'est qui sera la tête de liste des Républicains. Parce qu'il y a des gens qui pensent exactement l'inverse au sein de LR. Il y a des +eurobéats+ et il y a des eurosceptiques, qui va être la tête de liste de LR? ça, ce sera très intéressant", a-t-elle jugé.

Partager cet article

Dans la même thématique

Marine Le Pen appelle à ne pas se « laisser enfermer par l’union des droites »
2min

Politique

PMA : « pour un projet on ne peut plus intime on ne devrait pas avoir à traverser des frontières », déplore cette lyonnaise après neuf tentatives

C’est historique. Pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale, le nombre de décès en France a dépassé celui des naissances en 2025. Mais à rebours de cette tendance démographique, certains couples se battent pour avoir des enfants. C’est le cas d’Eugénie, originaire de Lyon, qui a été contrainte de partir à l’étranger pour bénéficier d’un parcours de PMA plus rapide. Interrogée par Quentin Calmet, elle témoignage de ses obstacles et difficultés dans l’émission Dialogue Citoyen.

Le

Second round legislative election-Dijon
11min

Politique

Sondages : pour les municipales, « un exercice vraiment plus difficile » pour les sondeurs

Les sondages sont-ils fiables pour les municipales ? C’est la question qui se pose après la publication de deux sondages Odoxa et Ifop sur Nantes, totalement contradictoires. « C’est probablement la méthodologie qui a été choisie qui explique les écarts importants », explique Gaël Sliman, président et cofondateur d’Odoxa. « Les enquêtes par téléphone ne sont pas les plus efficaces ou faciles, et beaucoup sont réalisées par téléphone » dans les villes moyennes, ajoute Jean-Daniel Levy, directeur délégué de Harris Interactive. Plongée dans la fabrique des sondages.

Le

Lebanon Israel Iran
4min

Politique

Frappes israéliennes à Beyrouth : « Les Libanais ont compris que ce n’était que le début »

L’armée israélienne a annoncé, vendredi matin, qu’elle allait mener de nouvelles frappes contre le Hezbollah sur la banlieue sud de Beyrouth. L’escalade militaire entre Israël et l’Iran s’étend désormais pleinement au Liban. Tatiana Krotoff, journaliste au service international du quotidien francophone libanais, l’Orient du Jour, fait état du choc de la population après l’ordre d’évacuation de la banlieue sud de Beyrouth par l’armée israélienne.

Le