Marine Le Pen: le directeur de cabinet de Macron, « fusible désigné à l’avance »
Le directeur de cabinet du président Emmanuel Macron, Patrick Strzoda, qui doit être entendu mardi après-midi par les députés, ...

Marine Le Pen: le directeur de cabinet de Macron, « fusible désigné à l’avance »

Le directeur de cabinet du président Emmanuel Macron, Patrick Strzoda, qui doit être entendu mardi après-midi par les députés, ...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le directeur de cabinet du président Emmanuel Macron, Patrick Strzoda, qui doit être entendu mardi après-midi par les députés, "semble être le fusible idéal, le fusible désigné à l'avance" dans l'affaire Benalla, a estimé Marine Le Pen.

Le haut fonctionnaire n'aurait pas pu octroyer à Alexandre Benalla "toute une série de passe-droits s'il n'en avait pas été autorisé par son supérieur hiérarchique", a déclaré sur BFMTV la présidente du Rassemblement national (RN, ex-FN).

La députée du Pas-de-Calais a également déploré que le préfet de police Michel Delpuech, entendu lundi par les députés, ait "assumé" avoir autorisé Alexandre Benalla à porter une arme, alors que selon elle, "cette procédure aurait due être effectuée devant le ministère de l'Intérieur, qui avait refusé ce permis de port d'armes quelques semaines avant".

"Au-delà du comportement de M. Benalla (...), la vraie question c'est qui lui a fait comprendre qu'il pouvait tout se permettre. Et qui est prêt à mettre en place une police parallèle pour échapper à la structure, à la formation, à l'éthique qui sont celles des policiers et des gendarmes pour confier la sécurité du président à quelqu'un comme monsieur Benalla?" a demandé Mme Le Pen.

Depuis plusieurs jours, les oppositions somment le chef de l'Etat de s'exprimer sur l'affaire de son collaborateur Alexandre Benalla, que des vidéos montrent en train de frapper et malmener deux manifestants le 1er mai. L'Elysée a annoncé vendredi avoir engagé la procédure de licenciement de M. Benalla.

Partager cet article

Dans la même thématique

France Missing Girl
7min

Politique

Affaire Lyhanna : « Il y a une chaîne judiciaire qui n’a pas fonctionné, c’est assez accablant », affirme Isabelle Florennes

Depuis les révélations autour du profil de Jérôme Barella mis en examen pour enlèvement et séquestration de Lhyanna dans le Gers le 29 mai, la classe politique jusqu’à Emmanuel Macron pointe les failles de la justice. Les sénateurs attendent que les résultats de l’enquête administrative diligentée par le gouvernement leur soient présentés dans les semaines à venir.

Le

PARIS Gerald Darmanin place Vendome
4min

Politique

Affaire Lyhanna : que dit la circulaire de Gérald Darmanin de 2025 ?

Une semaine après la disparition de la jeune Lyhanna à Fleurance, Gérald Darmanin dénonce les « dysfonctionnements » de l’État dans le suivi du principal suspect, actuellement mis en examen. Le ministre de la Justice fait notamment référence à sa circulaire de politique pénale générale, envoyée en janvier 2025, où il appelait au « traitement prioritaire » des violences sur enfants. Celle-ci n’aurait pas été respectée.

Le

SoftBank CEO Masayoshi Son Meets French President Emmanuel Macron at Elysee Palace
2min

Politique

Lyhanna : Emmanuel Macron dénonce un « dysfonctionnement inacceptable », Sébastien Lecornu demande que « les conclusions de l’enquête administrative lui soient remises sous 15 jours »

Au lendemain de la découverte dans le Gers d'un corps étant probablement celui de Lyhanna, le président de la République dénonce depuis le Monténégro, un « dysfonctionnement inacceptable ». A l’issue de réunion de crise à Matignon entre Gérald Darmanin, Laurent Nunez et Sébastien Lecornu, ils « ont fait état d’éléments accablants dans la procédure, à tous les niveaux ».

Le

Marine Le Pen: le directeur de cabinet de Macron, « fusible désigné à l’avance »
3min

Politique

Loi de programmation militaire : le sénateur LR Hugues Saury appelle à des négociations en vue de la commission mixte paritaire

Interrogé sur Public Sénat, le sénateur LR Hugues Saury assume le rejet par son groupe, mardi, de l’article phare de la loi de programmation militaire. La droite espère encore arracher une rallonge supplémentaire à la hausse de 36 milliards d’euros du budget des armées inscrite dans le texte, qui file en commission mixte paritaire.

Le