Marine Le Pen promet aux Bas-Rhinois de leur « rendre l’Alsace »
Marine Le Pen, candidate FN à la présidentielle, a pris mercredi l'engagement devant ses partisans à Monswiller (Bas-Rhin) de...

Marine Le Pen promet aux Bas-Rhinois de leur « rendre l’Alsace »

Marine Le Pen, candidate FN à la présidentielle, a pris mercredi l'engagement devant ses partisans à Monswiller (Bas-Rhin) de...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Marine Le Pen, candidate FN à la présidentielle, a pris mercredi l'engagement devant ses partisans à Monswiller (Bas-Rhin) de leur "rendre l'Alsace", tout en redisant qu'elle souhaite supprimer les conseils régionaux.

Développant sa "révolution de la proximité" devant plus d'un millier de partisans et une salle débordante de supporters "Bleu marine" dans ce village situé près de Saverne, Mme Le Pen s'en est pris à l'Union européenne qui "méconnaît totalement la réalité des gens car elle s'en moque éperdument."

"Voyez ces grosses régions fusionnées, j'en ai été victime dans le Nord, avec les Hauts-de-France. Vous aussi, ici, avec la mastodonte Grand Est qu'on vous a imposé", a-t-elle relevé, sous les "On est chez nous".

"Ce Grand Est, il ne représente rien, il n'a ni histoire ni sens ni cohérence et il ne fonctionne pas du tout", a-t-elle lancé.

"Mon projet est à l'opposé de ces mastodontes. Ainsi je vous l'annonce, et j'en prends l'engagement ce soir devant vous: en mettant fin aux Conseils régionaux et a fortiori aux régions fusionnées, je vous rendrai l'Alsace", a poursuivi la patronne du FN, sous une grande clameur.

"Je la rendrai d'ailleurs à tous les Français, libérée de cette coque administrative +Grand Est+", a-t-elle dit.

"Non seulement nous ferons de substantielles économies, par exemple sur les frais de 2.000 conseillers régionaux rémunérés en France, mais nous pourrons aussi faire revivre des noms qu'on a tenté d'enfouir, qu'on a fait, malgré leur histoire glorieuse, purement et simplement disparaître... Alsace bien sûr! Picardie! Lorraine! Champagne-Ardenne! Aquitaine! Auvergne! Limousin!" a énuméré la patronne du FN.

Pour la fille de Jean-Marie Le Pen, "tous ces noms fleurent si bon la France, tous ces noms sont la France millénaire et éternelle".

"Sur les panneaux de nos routes, ce n'est pas +Grand Est+ qu'il faut inscrire mais Alsace! Haut-Rhin! Bas-Rhin!" a encore plaidé l'eurodéputée, sous les applaudissements.

Et de rappeler aussitôt qu'elle entend "conserver trois niveaux administratifs", commune, département, État, mais plus les intercommunalités, les régions et l'Union européenne, car "honnêtement ça suffit bien."

Dans un Bas-Rhin frontalier avec l'Allemagne, Mme Le Pen a aussi assuré, pour parer à toute "caricature", que "contrôler les frontières, ce n'est pas les fermer par un rideau de fer."

"Les travailleurs frontaliers auront un dispositif spécial, reconnaissant leur statut. Ils n'auront rien à redouter du retour des frontières", a-t-elle garanti.

Partager cet article

Dans la même thématique

Second round legislative election-Dijon
11min

Politique

Municipales : les points chauds à suivre dimanche pour le premier tour

De Paris, que la gauche tente de conserver face à la droite de Rachida Dati, à Lyon, où les écologistes sont menacés par Jean-Michel Aulas, en passant par Le Havre, où Edouard Philippe joue son avenir, ou encore Nice, où Eric Ciotti et Christian Estrosi se mènent une guerre fratricide, tour d’horizons des principales villes à suivre pour le premier tour des municipales.

Le

Élections municipales 2026 : l’incertitude de l’ampleur du rebond de la participation
5min

Politique

Élections municipales 2026 : l’incertitude sur l’ampleur de la participation

Après une forte abstention lors des dernières élections municipales de 2020, le scrutin de dimanche devrait être marqué par un rebond logique de la participation. L’ampleur du retour des électeurs dans les urnes fait partie des grandes inconnues. Certains instituts rappellent que le déclin de la mobilisation est devenu structurel depuis les années 90.

Le

Iraq France
5min

Politique

Mort d’un soldat français en Irak : le « pouvoir terroriste d’Iran » fait payer à la France son implication militaire dans la région

Une attaque de drones a ciblé une base militaire dans le nord de l’Irak, faisant un mort et six blessés parmi les forces françaises engagées en soutien des Kurdes. Derrière cette frappe menée vraisemblablement par un groupe pro-iranien, les exhortations du régime islamique à faire payer à la France le prix de son soutien militaire dans la région sont en cause. Une énième illustration de la stratégie iranienne de réplique tous azimuts.

Le