Marine Le Pen veut « une monnaie nationale » au quotidien
Marine Le Pen, candidate Front national à l'élection présidentielle, a expliqué mercredi sur Europe 1 vouloir une "monnaie...

Marine Le Pen veut « une monnaie nationale » au quotidien

Marine Le Pen, candidate Front national à l'élection présidentielle, a expliqué mercredi sur Europe 1 vouloir une "monnaie...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Marine Le Pen, candidate Front national à l'élection présidentielle, a expliqué mercredi sur Europe 1 vouloir une "monnaie nationale" pour les Français au quotidien, éventuellement accompagnée par une "monnaie commune" pour les États et les grandes entreprises.

"Pour les Français il y aura une monnaie, c'est leur monnaie nationale, c'est celle qu'ils auront dans leur portefeuille, il n'y aura pas deux monnaies", a affirmé la présidente du Front national.

"En revanche, il est possible d'envisager pour les entreprises, ce qui a existé par le passé, qui était l'Ecu, une monnaie commune. C'est un peu compliqué, ça ne touche pas les 60 millions de Français, ça touche exclusivement les États ou les grandes entreprises", a-t-elle poursuivi.

"Ca n'a pas été, c'est vrai, une grande réussite, mais on peut bien sûr envisager dans le cadre de cette négociation une coopération monétaire avec les pays d'Europe", a ajouté Marine Le Pen.

Le FN tente de rassurer sur sa position de sortie de l'euro, majoritairement rejetée par les Français, selon les enquêtes d'opinion. Le parti d'extrême droite met en avant désormais, au côté du rétablissement d'une monnaie nationale type franc, la proposition d'une monnaie commune, un type de monnaie différent de celui de l'euro qui est une monnaie unique. Une monnaie commune nécessiterait l'accord des autres pays partenaires.

Alors qu'on lui demandait si la "sortie de l'euro" figurerait "noir sur blanc" dans son projet, qui sera dévoilé début février à Lyon, l'eurodéputée a simplement répondu : "La souveraineté monétaire, c'est ça, c'est le fait d'avoir une monnaie nationale".

"L'euro a échoué, 140 économistes le disent dont quatre ou cinq prix Nobel d'économie. Il est un frein considérable à la compétitivité (...). Ca a des conséquences sur l'aggravation du chômage", a accusé Mme Le Pen.

Elle a rejeté un risque d'augmentation des prix lié à la fin de l'euro, par exemple sur le prix de l'essence: "Dans le prix du pétrole, il y a 80% de taxes, donc des impôts. S'il s'agit d'agir sur le prix du pétrole, il suffit de baisser les impôts considérables qui sont prélevés" dessus, a-t-elle estimé.

Partager cet article

Dans la même thématique

Orleans: Closing Ceremony of the Rassemblement National Rally’s Campaign Kickoff Event presidential
9min

Politique

Présidentielle 2027 : le débat sur l’inéligibilité de Marine Le Pen relancé

La semaine dernière, Didier Guérin, président de chambre honoraire à la Cour de cassation, a relancé le débat sur la légalité de la candidature de Marine Le Pen à la présidentielle. Dans les colonnes du Monde, ce haut magistrat a affirmé que la députée RN était actuellement inéligible tant que la Cour de cassation n’a pas rendu sa décision dans l’affaire des assistants parlementaires des députés européens de son parti. Les avocats de Marine Le Pen ont saisi le Conseil supérieur de la magistrature au sujet de Didier Guérin. Explications

Le

FRA – SENAT – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT 2
5min

Politique

« Le racisme ne naît pas de nulle part » : Les écologistes ont déposé une proposition de loi visant à interdire la théorie du grand remplacement

Au Sénat comme à l’Assemblée, les écologistes ont déposé une proposition de loi visant à « renforcer la lutte contre les discours incitant à la haine et aux actes racistes et xénophobes » via l’interdiction de la théorie du grand remplacement. Si, pour certains, cette proposition est « redondante » par rapport aux outils juridiques déjà existants, elle semble utile pour « faciliter les condamnations ».

Le

BLOCAGE LYCEE SAINT SERNIN
4min

Politique

Mouvement lycéen : où en est-on des blocus ?

Sur les 3700 lycées, 41 étaient bloqués ce lundi matin, jour de rentrée des vacances de la Toussaint, selon le ministère de l’Education nationale. Les organisations lycéennes et étudiantes appellent à reprendre les blocages malgré les annonces du gouvernement, la semaine dernière. Le Premier ministre se dit prêt à recevoir à nouveau les lycéens.

Le