Marion Maréchal lance son école de sciences politiques à Lyon
L'ex-députée du Front national Marion Maréchal a officiellement lancé mardi son projet d'école de sciences politiques à Lyon, qui...

Marion Maréchal lance son école de sciences politiques à Lyon

L'ex-députée du Front national Marion Maréchal a officiellement lancé mardi son projet d'école de sciences politiques à Lyon, qui...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

L'ex-députée du Front national Marion Maréchal a officiellement lancé mardi son projet d'école de sciences politiques à Lyon, qui portera notamment parmi ses valeurs "l'enracinement dans son identité culturelle".

L'établissement, qui ouvrira en septembre dans le nouveau quartier de la Confluence, est baptisé Issep, pour Institut de sciences sociales, économiques et politiques. Se plaçant ainsi sur le même terrain que les Instituts d'études politiques (IEP), et notamment Sciences Po Lyon.

Marion Maréchal assurera la direction générale de l'école.

Le conseil scientifique sera co-piloté par Patrick Louis et Jacques de Guillebon.

Le premier est professeur d'économie et de géopolitique à l'Ecole de management de l'Université Lyon 3 et, par ailleurs, secrétaire général du Mouvement pour la France (MPF) de Philippe de Villiers. Le second, un quadragénaire, dirige la rédaction d'un jeune mensuel baptisé L'Incorrect, lancé en septembre par des proches de Marion Maréchal. Ses dernières Unes donnent une idée de sa ligne éditoriale: "quitter 68", "100% conservateur", ou l'homme occidental "présumé coupable".

"L'objectif de l'institut est de former des décideurs économiques et politiques polyvalents et cultivés qui puissent mettre leurs ambitions au service de projets utiles à la société", précise le communiqué.

Et quatre valeurs "essentielles" y seront mises en avant: "l'excellence, l'éthique dans l'exercice des responsabilités professionnelles, l'enracinement dans son identité culturelle et l'engagement au service des autres et de son pays", précise-t-il encore.

Les élèves pourront suivre un magistère sur deux ans et une formation continue. Les enseignements seront assurés par des universitaires et des acteurs de la société civile.

Le site de l'école était difficilement accessible mardi compte tenu de l'affluence, selon l'insitution, qui a expliqué sur Twitter être en train de "rétablir la situation".

La petite-fille de Jean-Marie Le Pen, qui souhaite désormais qu'on ne mentionne plus son appartenance à la famille Le Pen dans son nom, a choisi Lyon, fief de Gérard Collomb où l'extrême droite réalise des scores inférieurs à la moyenne nationale mais où les milieux traditionalistes catholiques dont elle est proche sont très implantés.

Sur Twitter, l'ancienne députée, qualifiée d'"étoile montante" de l'extrême droite par le sulfureux ex-conseiller de Donald Trump, Steve Bannon, s'est dite "fière" de participer à cette "nouvelle aventure" et "de contribuer à l'émergence d'une génération prête à entreprendre et à relever les défis de demain".

Son message a été retweeté par le député FN Louis Aliot, compagnon de la présidente du FN Marine Le Pen.

Marion Maréchal, qui a quitté la politique après l'échec de sa tante à la présidentielle en mai 2017, a fait un retour remarqué en février devant le gratin conservateur américain à Washington, où elle a promis de rendre à la France sa "grandeur".

Elle doit s'exprimer le 31 mai lors d'une soirée à Paris consacrée à mai 1968.

Partager cet article

Dans la même thématique

France Extreme Weather Heat
6min

Politique

« Le feu est hors de contrôle » : en Gironde, l’inquiétude des élus face à la progression des flammes vers le bassin d’Arcachon

Plus de 3 400 hectares de forêts ont déjà brûlé, jeudi après-midi, dans l’incendie parti hier de Saumos, en Gironde. Les sénateurs du département témoignent de la solidarité à l’œuvre pour évacuer les habitants, mais s’inquiètent de la progression incontrôlée des flammes vers les habitations et sites touristiques du Cap-Ferret.

Le

Paris: S. Lecornu protection debat democratique contre les ingerences
7min

Politique

Avant la présidentielle de 2027, le gouvernement muscle son arsenal contre les ingérences étrangères

Après les tentatives de manipulation détectées lors des élections municipales et face à la multiplication des campagnes de désinformation alimentées par les réseaux sociaux et l’intelligence artificielle, le gouvernement présente un projet de loi destiné à renforcer la protection du débat démocratique. Le texte durcit les sanctions pénales, élargit les procédures judiciaires de retrait des fausses informations et crée une commission indépendante chargée d’alerter le public en cas d’ingérence étrangère. Une première réponse saluée par plusieurs parlementaires, qui la jugent néanmoins incomplète.

Le