Marisol Touraine ne se présentera pas à la primaire de la gauche
La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a annoncé vendredi qu'après "s'être longuement interrogée", elle a décidé de ne pas se...

Marisol Touraine ne se présentera pas à la primaire de la gauche

La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a annoncé vendredi qu'après "s'être longuement interrogée", elle a décidé de ne pas se...
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La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a annoncé vendredi qu'après "s'être longuement interrogée", elle a décidé de ne pas se présenter à la primaire de la gauche organisée par le PS, malgré les "nombreux" messages l'invitant à se porter candidate.

"Après mûre réflexion, et au nom de la responsabilité collective, je considère que la campagne qui s'ouvre peut permettre à ce projet (de la gauche, NDLR) de s'incarner, sans qu'une candidature supplémentaire soit nécessaire", écrit Mme Touraine sur son blog.

La socialiste, qui appelle à "rassembler le plus largement possible" autour des "valeurs" de la gauche, prévient toutefois que "ce rassemblement ne se proclame pas". Il "n'est attaché à aucun candidat par principe, parce qu'il n’y a plus de candidature naturelle", souligne-t-elle.

"Pour gagner, il ne faut pas avoir pour ambition de faire de la primaire un mode de désignation anticipé du nouveau chef des socialistes", poursuit-elle. "Ce temps-là viendra plus tard. Et à ce moment-là, chacun sera comptable de ses engagements, de sa cohérence et de son bilan."

Elle appelle en outre la gauche à ne pas se "perdre dans les débats identitaires". "Il faudra être lucide sur les nouveaux défis posés à notre modèle d'intégration tout en assumant clairement la laïcité comme un cadre d'expression individuelle et non comme une négation de la religion", développe-t-elle.

"Pour gagner, il faudra défendre un Etat partenaire d'une société libre et créative, proposer un exercice démocratique nouveau, ne confondant pas fermeté des convictions et autoritarisme de la décision", ajoute-t-elle. "Je ne me résigne pas à un duel entre la droite et l'extrême droite", conclut-elle, "j'ai la conviction que la victoire est possible".

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