Martinez: les candidats de gauche déconnectés du travail
Les candidats de gauche "sont , estime lundi dans une interview aux Echos le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez,...

Martinez: les candidats de gauche déconnectés du travail

Les candidats de gauche "sont , estime lundi dans une interview aux Echos le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez,...
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Les candidats de gauche "sont , estime lundi dans une interview aux Echos le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, critiquant également le discours social "vitrine" du FN, auquel il veut faire barrage.

"Valls, Hamon, Macron, Mélenchon... tous sont loin de la réalité du monde du travail. Et les conseillers dont ils ont choisi de s'entourer aussi", déclare au quotidien économique le syndicaliste, jugeant que "cette déconnexion est grave".

Interrogé sur les candidats à la primaire organisée par le PS, il juge qu'ils "ne sont pas à la hauteur car ils ne parlent pas assez de la réalité du travail". Le revenu universel défendu par certains est même, selon lui, "la négation du travail". "On a vraiment un problème, avec tous nos politiques, de déconnexion avec la réalité", affirme le leader syndical en réponse à une question sur Arnaud Montebourg.

Interrogé lundi soir par iTELE, il a critiqué "les vieilles recettes" d'Emmanuel Macron malgré "un langage qui paraît nouveau" et "sa jeunesse".

Refusant dans les Echos de révéler le nom de son favori pour la présidentielle et de donner une consigne de vote à son syndicat, Philippe Martinez appelle néanmoins "comme lors des précédentes élections" à faire barrage au le Front national.

"En vitrine, c'est vrai qu'il affiche le discours CGT sur les salaires, la retraite à 60 ans, mais le Medef est dans l'arrière-boutique", estime-t-il. "Nous devons plus que jamais mener une campagne d'explication sur le vrai visage du parti de Marine Le Pen."

Pour lui, "l'extrême droite tire beaucoup le débat politique" car sur les questions "des réfugiés, de la laïcité ou du droit de vote des immigrés", les promesses de François Hollande n'ont pas été tenues.

"On attendait davantage d'un gouvernement qui nous a promis monts et merveilles", regrette-t-il, regrettant que "sur le plan économique et social, il ne (se soit) rien passé de positif pour les salariés" ces cinq dernières années.

Le leader de la CGT a été reçu dernièrement par Gérard Larcher, fidèle de François Fillon, mais en sa qualité de président du Sénat.

"Il ne dit pas du tout la même chose que François Fillon sur certains points clefs: il ne défend pas la fin du monopole syndical" et "explique qu'il y a besoin de dialogue social à tous les niveaux", souligne-t-il.

Aucun candidat à l'élection n'a pour l'heure demandé à le rencontrer, précise M. Martinez.

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