Mayotte: Annick Girardin va rencontrer le collectif et l’intersyndicale
La ministre des Outre-mer, Annick Girardin, en déplacement à Mayotte depuis lundi, va rencontrer l'intersyndicale et le collectif...

Mayotte: Annick Girardin va rencontrer le collectif et l’intersyndicale

La ministre des Outre-mer, Annick Girardin, en déplacement à Mayotte depuis lundi, va rencontrer l'intersyndicale et le collectif...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

La ministre des Outre-mer, Annick Girardin, en déplacement à Mayotte depuis lundi, va rencontrer l'intersyndicale et le collectif, initiateurs du mouvement de contestation populaire qui entre mardi dans sa quatrième semaine, a-t-on appris auprès du ministère.

Arrivée dans un climat tendu, la ministre va les rencontrer mardi à 14H00 (12H00 heure de Paris).

Une grande manifestation est prévue dans la journée à Mamoudzou, la plus grande commune de l'île, à l'appel de l'intersyndicale et du collectif. Mercredi dernier, une manifestation avait déjà rassemblé plusieurs milliers de personnes.

L'intersyndicale et le collectif avaient refusé de rencontrer la ministre lundi - elle a seulement discuté avec des élus -, dénonçant une "mascarade" et regrettant qu'il n'y ait "aucune intention de mener de véritables négociations sur nos revendications".

L'intersyndicale avait présenté vendredi 50 mesures revendicatives, portant notamment sur l'éducation, comme la réduction des effectifs des écoles et le placement de l'ensemble du département en réseau d'éducation prioritaire renforcé, les mineurs étrangers isolés, l'immigration clandestine, la santé et les aides sociales.

Mme Girardin avait indiqué, lors d'une conférence de presse, qu'il y avait, parmi ces revendications, "des mesures qui méritaient d'être travaillées "avec les auteurs de cette plateforme".

Les élus ont de leur côté présenté un "plan de convergence" sur dix ans, chiffré à environ 1,8 milliard d'euros.

Annick Girardin a par ailleurs fait plusieurs annonces concernant la sécurité et la lutte contre l'immigration clandestine, au cœur des revendications des manifestants, et assuré que Mayotte resterait un département français. Mais elle a appelé à redéfinir les compétences du département et à renforcer l'accompagnement de l'État.

Elle a d'ores et déjà promis de revenir avant la mi-avril, pour voir l'avancée des travaux engagés par trois "missionnaires", Jean-Jacques Brot, ancien préfet de Mayotte, le général Lucas Lambert, directeur de la gendarmerie de l'Outre-mer et Jean Courtial, conseiller d'État, venus avec elle.

Ils vont travailler sur "cinq piliers", pour "préparer "Mayotte de demain": la lutte contre l'immigration clandestine, la coopération avec les Comores, un plan d'investissement public, le renforcement de services de l'État et le fonctionnement des institutions du territoire.

Partager cet article

Dans la même thématique

candidat à Paris
8min

Politique

Municipales 2026 : à Paris, la campagne se joue-t-elle désormais à coup de likes ? 

À l’approche des élections municipales de 2026, la campagne parisienne se déploie massivement sur les réseaux sociaux. Vidéos courtes, stratégies d’influence et recours à l’intelligence artificielle redéfinissent les codes de la communication politique locale. Mais derrière la course aux vues, des experts interrogent l’impact réel de ces nouveaux outils sur le vote et la démocratie.

Le

Legislatives 2024:  Bureau de vote
8min

Politique

« A quoi bon aller voter car nous avons une seule liste cette fois ? » : les petites communes face au risque de hausse de l’abstention aux municipales

Les deux tiers des communes, essentiellement celles de petite taille, n’ont qu’une seule liste pour les élections municipales. C’est la conséquence directe de la réforme du mode de scrutin pour les communes de moins de 1000 habitants. Il en découle un autre effet : le risque de voir l’abstention progresser dans ces territoires souvent ruraux. C’est la crainte des élus et des sénateurs.

Le

NUPES : Lancement du Parlement
9min

Politique

Municipales : rupture consommée officiellement entre le PS et LFI… au moins jusqu’au second tour

A l’issue d’un Bureau national, les socialistes ont qualifié les propos récents de Jean-Luc Mélenchon « d’antisémites » et rejettent toute possibilité d’un accord national au premier et au second tour des municipales avec LFI. Les Insoumis dénoncent, eux, l’irresponsabilité de la direction du PS, qui selon eux, fait le jeu de l’extrême droite. Mais au soir du premier tour, LFI et le PS devront faire face à la pression de leurs militants respectifs pour trouver un accord dans les cas où la désunion à gauche conduirait à la victoire de la droite ou l’extrême droite.

Le