Mayotte: le député LR Mansour Kamardine appelle à lever les barrages
Le député Les Républicains de Mayotte Mansour Kamardine, homme fort de l'île, a appelé officiellement mardi à lever les barrages...

Mayotte: le député LR Mansour Kamardine appelle à lever les barrages

Le député Les Républicains de Mayotte Mansour Kamardine, homme fort de l'île, a appelé officiellement mardi à lever les barrages...
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Le député Les Républicains de Mayotte Mansour Kamardine, homme fort de l'île, a appelé officiellement mardi à lever les barrages qui paralysent le département depuis un mois pour "laisser les gens respirer" et laisser les élus et la mission gouvernementale travailler, a-t-il dit à l'AFP.

"On ne peut plus continuer comme ça", a déclaré le député. "Il faut savoir engranger une victoire. Le mouvement a permis de faire connaître la détermination des Mahorais, il a obligé l'Etat à reconnaître qu'il avait commis une faute envers Mayotte", a-t-il expliqué.

"Le Premier ministre, le ministre de l'Intérieur et la ministre des Outre-mer ont reconnu que Mayotte était la région la plus pauvre et que l'immigration ici était insupportable", s'est-il félicité.

"Maintenant, il faut continuer, permettre aux forces de l'ordre de nettoyer les poches de délinquance et aux élus et à la mission mandatée par le gouvernement de travailler", a insisté le député, soulignant que "les populations sont fatiguées, il faut que les gens reprennent le travail".

Le député, qui devait se rendre mardi à une réunion regroupant deux émissaires du gouvernement et les élus, a lui-même été bloqué à un barrage, les grévistes l'obligeant à passer à travers champ pour le contourner, a-t-il expliqué.

"Le gouvernement nous donne rendez-vous dans un mois. Attendons de voir ce qu'il se passe", a-t-il conclu.

Mayotte compte deux députés. Le deuxième sera élu dimanche prochain, au second tour d'une législative partielle qui opposera les deux finalistes de l'an dernier, Elad Chakrina (LR) et Ramlati Ali (sans étiquette), qui avait été élue en juin, mais a vu son élection annulée en janvier, en raison notamment d'un écart de voix trop faible.

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