Mélenchon favorable à la suppression des subventions d’Etat à la presse non engagée
Jean-Luc Mélenchon a estimé mardi que "ce serait bien" de supprimer les subventions d'Etat à la presse qui "prétend" n'être "d...

Mélenchon favorable à la suppression des subventions d’Etat à la presse non engagée

Jean-Luc Mélenchon a estimé mardi que "ce serait bien" de supprimer les subventions d'Etat à la presse qui "prétend" n'être "d...
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Jean-Luc Mélenchon a estimé mardi que "ce serait bien" de supprimer les subventions d'Etat à la presse qui "prétend" n'être "d'aucun camp", c'est-à-dire qui n'affiche pas clairement ses opinions politiques.

"Quand j'achète certains journaux, que je ne vais pas nommer, ils prétendent qu'ils ne sont d'aucun camp, ils ne sont avec personne, ils sont objectifs", a-t-il déclaré sur le plateau de RMC/BFMTV, en joignant un geste de main manifestant le mépris.

"Ils mentent, ils font des campagnes ininterrompues contre nous", a accusé le député de La France insoumise, estimant que "depuis la rentrée, tous les jours mon nom est mis en pâture".

"Je préfère quelqu'un qui annonce la couleur à un hypocrite qui se plante. Albert Camus était philosophe, journaliste, engagé (...) et il dit: +l'engagement n'exclut pas le goût de la vérité+", a exposé M. Mélenchon.

Faut-il alors supprimer les aides de l'Etat à la presse ? "Oh oui, ce serait bien. Sauf la presse d'opinion", a répondu le leader de LFI, car cette dernière "n'a pas de pub".

"Dites moi à quoi ça sert de subventionner tel ou tel journal, qui vend des programmes télé ? Faut pas abuser, non ?", a-t-il poursuivi, avant de s'en prendre au quotidien L'Opinion. "Voilà un journal qui est libéral, qui tous les jours explique +A bas l'Etat!+ mais qui touche des subventions de l'Etat. Ca ne les dérange pas. Comment ça se fait ?".

Au delà, le responsable politique a à nouveau justifié que l'une des porte-parole de LFI, Raquel Garrido, devienne chroniqueuse dans une émission sur C8.

"Les chroniqueurs, après tout, on les recrute où on veut mais jusqu'à présent, c'était toujours les mêmes, dans le même petit sérail, les mêmes associations où tout ce petit monde-là se connaît", a-t-il argumenté, jugeant que les programmateurs ont "compris que la politique passionnait les Français".

"Nous avons été 7 millions à voter de la même manière (au premier tour de la présidentielle, ndlr), il y a des gens qui se disent +ben tiens, peut-être que cette opinion devrait, ou cette culture,+" avoir un écho sur leur chaîne.

"Nous sommes fiers d'elle, elle va exprimer le tempérament insoumis. Qui peut le faire mieux qu'elle ? (...) Elle a plus de talent que moi!", a-t-il ajouté.

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