Mélenchon: « Je ne veux pas affaiblir le PS, je veux le remplacer »
"Je ne veux pas affaiblir le PS, je veux le remplacer", a déclaré jeudi à Marseille le leader de La France Insoumise Jean-Luc...

Mélenchon: « Je ne veux pas affaiblir le PS, je veux le remplacer »

"Je ne veux pas affaiblir le PS, je veux le remplacer", a déclaré jeudi à Marseille le leader de La France Insoumise Jean-Luc...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

"Je ne veux pas affaiblir le PS, je veux le remplacer", a déclaré jeudi à Marseille le leader de La France Insoumise Jean-Luc Mélenchon, venu officialiser sa candidature aux législatives dans une circonscription tenue par le socialiste Patrick Mennucci.

"Je ne viens pas pour telle ou telle personnalité, je viens pour une raison de politique nationale", a poursuivi M. Mélenchon, arrivé en tête au premier tour de la présidentielle à Marseille, au cours d'une conférence de presse. "Une cohabitation est en gestation en France, soit avec les Républicains, soit avec nous", a-t-il dit.

L'annonce de la candidature de M. Mélenchon dans la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône, qui couvre une partie du centre-ville de Marseille, lui a valu des accusations de "parachutage", notamment de la part de M. Mennucci, qui est candidat à sa propre succession et lui a promis un "affrontement complet".

“C’est normal qu’il le prenne mal, puisque j’arrive dans cette circonscription, je n’ai aucune animosité personnelle contre lui, je le connais de longue date, et dans le passé nous avons beaucoup rigolé ensemble, notamment quand nous sommes allés en Chine ensemble", a également déclaré à propos du candidat socialiste Jean-Luc Mélenchon, en parcourant à pied le Vieux-Port, après une rencontre avec le sénateur-maire LR de Marseille Jean-Claude Gaudin, avant sa conférence de presse.

"Mais je ne viens pas ici à cause de sa personne. J’ai lu, il veut la guerre, je ne sais pas où il a trouvé un vocabulaire pareil. Je suis désolé Patrick, je ne viens pas pour toi, voilà. Ni pour, ni contre toi", a-t-il poursuivi.

"Marseille m’a mis en tête. Et c’est à moi d’assumer, politiquement, cette situation. Pas seulement à Marseille mais dans le pays. Il y avait comme ça une série de villes ou je me trouvais en tête. Et c’est mon devoir quand je dis +allez, on va aller au combat, on va se donner pour objectif de former une majorité à l’assemblée nationale et faire une cohabitation+, d’être moi-même candidat. Il n'y a pas besoin d’être un aigle en politique pour comprendre ça", a-t-il conclu.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: discussion on the adoption of the special bill at the National Assembly
5min

Politique

Encadrement du temps de parole sur les réseaux sociaux : « Une très mauvaise réponse à une très bonne question » 

A travers une proposition de loi, le député Renaissance Paul Midy souhaite encadrer le temps de parole sur les réseaux sociaux durant les périodes électorales et leur appliquer des règles similaires à celles que respectent les médias audiovisuels. Le texte suscite un certain scepticisme, tant sur le plan juridique que sur le plan technique.

Le

Philippe
7min

Politique

Présidentielle : Edouard Philippe met en place son organigramme pour « élargir au maximum le socle » et dépasser Horizons

Le candidat à la présidentielle réunit les cadres d’Horizons, ce dimanche, à Reims, pour montrer qu’il est prêt, avec la mise en « place d’une architecture de campagne ». Mais il s’agit aussi de « passer à une autre phase » et « ne plus être simplement le candidat Horizons et le président d’Horizons », décrypte un proche, pour mieux s’adresser à l’ensemble des Français, dans la perspective de 2027, mais aussi accueillir de futurs soutiens…

Le

Controles au Poste Frontiere Franco-Italien de Menton
6min

Politique

Pacte européen sur la migration et l’asile : les sénateurs alertent le gouvernement sur le « défi logistique et financier » de sa transposition dans le droit français

A quelques jours de l’examen, au Sénat, du projet de loi habilitant le gouvernement à transposer par ordonnances le Pacte sur la migration, la commission des affaires européennes a remis plusieurs recommandations, ce jeudi 7 mai. L’occasion pour les élus de rappeler à l’exécutif son insatisfaction sur la méthode employée.

Le