Mélenchon « ouvert à toutes discussions » mais exige « des garanties »
La France insoumise et son candidat Jean-Luc Mélenchon sont "prêts à toutes les discussions" avec Benoît Hamon et Yannick Jadot,...

Mélenchon « ouvert à toutes discussions » mais exige « des garanties »

La France insoumise et son candidat Jean-Luc Mélenchon sont "prêts à toutes les discussions" avec Benoît Hamon et Yannick Jadot,...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

La France insoumise et son candidat Jean-Luc Mélenchon sont "prêts à toutes les discussions" avec Benoît Hamon et Yannick Jadot, tout en exigeant "des garanties", selon le porte-parole de M. Mélenchon, Alexis Corbière.

"Nous sommes prêts à toutes les discussions", a assuré jeudi M. Corbière au cours d'une conférence de presse, "mais jusqu'au bout, les millions de gens qui nous font confiance exigent de nous que nous n'allions pas dans ces discussions en nous limitant seulement à quelques déclarations hâtives", a-t-il ajouté.

Mercredi, Jean-Luc Mélenchon en meeting à Strasbourg a lancé devant quelques 2.500 sympathisants: "Jusqu'à dimanche je suis occupé (...) Je propose un rendez-vous la semaine prochaine, soit vendredi, soit samedi, soit dimanche. C'est moi qui propose".

"Tous ont dit qu'ils présenteraient leur candidature. Mais quand bien même il faudrait une (candidature unique), laquelle? La mienne", a-t-il également ajouté.

Pour Alexis Corbière, ces déclarations visaient à "mettre un peu d'ordre à une situation qui devenait de plus en plus confuse".

"On ne nous refera pas le coup du discours du Bourget" de François Hollande en 2012, a-t-il prévenu, assurant que "des garanties" seraient exigées dans l'hypothèse d'une alliance rose-rouge-vert, une posture qui "va servir de fil conducteur dans les semaines qui viennent".

Le porte-parole de Jean-Luc Mélenchon a répété qu'ils étaient "ouverts à toutes discussions", "mais pas d'entourloupes!", prévient-il.

Une rencontre informelle avec le candidat EELV Yannick Jadot pourrait avoir lieu ce jeudi à l'occasion des débats autour de l'approbation du CETA, intervenue mercredi au Parlement européen. Une rencontre qui devrait correspondre à un moment de "clarification", anticipe Alexis Corbière.

Quant au candidat socialiste Benoît Hamon, décrit comme "prisonnier des contradictions de son parti", M. Corbière assure qu'à ce jour "aucun contact n'a été pris" pour une rencontre qu'il estime pourtant "nécessaire".

"Jean-Luc Mélenchon a été le seul qui, avant la victoire de Benoît Hamon (à la primaire socialiste élargie), avait dit qu'il serait disponible pour boire un café avec lui. Depuis le temps, le café a refroidi".

Réunis pour un bilan d'étape, Alexis Corbière et Manuel Bompard, directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon ont également déroulé l'agenda des prochaines semaines. Une émission intitulée "Esprit de campagne", diffusée dimanche sur les réseaux sociaux, portera lors de son premier épisode notamment sur le chiffrage du programme de Jean-Luc Mélenchon.

Partager cet article

Dans la même thématique

Blois: Exclusive Olivier Faure with staff at the Socialist Party s summer university
7min

Politique

Retraite à 62 ans, 900 euros de plus pour les bas salaires, économies réduites à 21 milliards d’euros : « L’autre chemin » du PS pour le budget

Le Parti socialiste a présenté, lors de son université d’été à Blois, ses contre-propositions budgétaires. Entre hausse d’impôts pour les très riches et baisse des aides aux entreprises, le PS veut étaler l’effort de réduction du déficit. En cas de nomination à Matignon d’un premier ministre de gauche, Olivier Faure espère pouvoir passer des compromis pour adopter ce budget. Et si Emmanuel Macron lui proposait, on comprend qu'il ne dirait pas « non »...

Le

Mélenchon « ouvert à toutes discussions » mais exige « des garanties »
7min

Politique

A Blois, le PS d’Olivier Faure « prêt » à entrer à Matignon

La rentrée politique des socialistes s’est transformée en démonstration de l’unité de la gauche, hors LFI, avec qui la rupture est consommée. « Nous sommes volontaires pour être les suivants », a lancé le numéro 1 du PS, Olivier Faure. « Maintenant, il doit nous laisser nous y coller. Ça, c’est la responsabilité d’Emmanuel Macron », demande la patronne des Ecologistes, Marine Tondelier.

Le

SIPA_01165078_000044
6min

Politique

Municipales à Paris : après l’investiture de Rachida Dati, le dilemme de Renaissance

Les Républicains ont évité une guerre fratricide, en soutenant officiellement la candidature de Rachida Dati aux municipales à Paris en mars prochain. La liste de la ministre de la Culture devra comporter une majorité de candidats LR de quoi laisser ouverte l’hypothèse d’une liste d’union avec les macronistes parisiens, qui ne se bousculent pas pour apporter leur soutien à la maire du VII arrondissement de Paris.

Le