Mélenchon présente sa stratégie de relance économique
Le candidat à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon compte sur une politique d'investissement et de relance budgétaire pour...

Mélenchon présente sa stratégie de relance économique

Le candidat à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon compte sur une politique d'investissement et de relance budgétaire pour...
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Le candidat à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon compte sur une politique d'investissement et de relance budgétaire pour réduire massivement le chômage et autoriser des taux de croissance et d'inflation très flatteurs sur le quinquennat, en même temps qu'une réduction de la dette publique.

Présentant dimanche le cadrage macro-économique de son programme, le candidat de La France insoumise, a annoncé qu'il espérait baisser le taux de chômage de 10% aujourd'hui à 6% en 2022, en promettant une croissance de la richesse nationale supérieure à 2% par an dès l'année prochaine.

Ces prévisions sont très supérieures à celles du gouvernement actuel, de la Commission européenne ou du FMI, mais l'équipe de M. Mélenchon justifie ce sursaut économique par "l'efficacité" de son programme, "l'Avenir en commun".

Très vite après son arrivée à l'Elysée, M. Mélenchon débloquerait en effet 100 milliards d'euros d'investissements, financés par l'emprunt. Il s'agit "d'injecter une masse suffisante qui remette en route l'activité", a-t-il expliqué, lors d'une émission entièrement consacrée au chiffrage de son projet, retransmise sur Youtube et Facebook.

Parallèlement, quelque 173 milliards d'euros supplémentaires seront ajoutés, sur l'ensemble du quinquennat, à la dépense publique actuelle, compensés notamment par la supression du pacte de responsabilité ou la lutte contre la fraude fiscale.

L'équipe d'experts du candidats compte en outre sur une forte progression des recettes (+190 milliards sur cinq ans), liée à la baisse du chômage, mais aussi à un taux d'inflation qui bondirait de proche de zéro aujourd'hui à plus de 4% à la fin du quinquennat.

Le cadrage prévoit l'augmentation des salaires de six points en moyenne, avec notamment une augmentation du Smic net de 173 euros par mois, quelque 3,5 millions d'emplois créés, dont 2 millions dans le secteur marchand.

Il prévoit également une augmentation du taux de prélèvements obligatoires, passant de 45% du PIB aujourd'hui à 49,2% en 2022, compensé par de meilleurs services publics.

Effet vertueux de cette politique économique, le déficit public (Etat, protection sociale et collectivités territoriales) serait réduit de 3,3% en 2016 à 2,5% du PIB à la fin du quinquennat. Mais en dérogeant à la règle européenne des 3% en 2018, où il se creuserait à 4,8%.

Et la part de la dette publique passerait de 95,8% du PIB à l'heure actuelle à 87% en 2022, après également un sursaut à 96,8% en 2018.

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