Mélenchon prône des « convergences populaires » face à un mouvement social « jamais-vu »
Le leader de la France Insoumise Jean-Luc Mélenchon a estimé mercredi que la France se trouvait dans une "situation de jamais-vu"...

Mélenchon prône des « convergences populaires » face à un mouvement social « jamais-vu »

Le leader de la France Insoumise Jean-Luc Mélenchon a estimé mercredi que la France se trouvait dans une "situation de jamais-vu"...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le leader de la France Insoumise Jean-Luc Mélenchon a estimé mercredi que la France se trouvait dans une "situation de jamais-vu" après 24 semaines de mouvement des "gilets jaunes", et que la "solution" passait par des "convergences populaires".

"Nous sommes dans une situation qui est du jamais-vu, jamais nous n'avons eu en France un mouvement social qui dure 24 semaines", a déclaré M. Mélenchon à Marseille, avant le départ du cortège du 1er mai.

"Ce qu'il y a de nouveau cette année, ce n'est pas la violence (...), c'est la jonction entre le mouvement ouvrier, traditionnel, syndical, et le mouvement spontané, insurrectionnel des +gilets jaunes+. Jusqu'à quel point, dans quelles proportions, comme tout ça se mélange bien ou mal? C'est ça la grande question politique dans laquelle est plongé notre pays", a-t-il poursuivi, aux côtés notamment de la tête de liste LFI pour les élections européennes, Manon Aubry.

Interrogé sur une possible convergence entre les "gilets jaunes" et le mouvement syndical et social traditionnel, M. Mélenchon a dit "y croire très fort". "Je pense que c'est là la solution, ces convergences populaires qui sont plus importantes que les convergences d'appareils ou d'organisations", a-t-il jugé.

Le mouvement des "gilets jaunes" "ne s'arrêtera jamais", a poursuivi le député des Bouches-du-Rhône: "L'un des problèmes qu'on a, c'est que tous, on souhaiterait une issue qui permette aux gens de s'y retrouver: on ne peut pas imaginer que 24 semaines d'engagement se terminent par une déroute pour les +gilets jaunes+"..

"M. Macron est victime de la stratégie qu'il a employée, le pourrissement. Il comptait que les gens finissent par se fatiguer et rentrent à la maison, et ce n'est pas ça qui s'est passé: c'est vrai, certains sont rentrés à la maison, (...) mais d'autres se sont au contraire +conscientisés+, et renforcés dans leurs convictions", a poursuivi M. Mélenchon.

"La rupture est profonde dans notre pays entre ceux qui ont été humiliés, qui sont dans la difficulté pour mener leur vie et les importants et les puissants", a-t-il aussi estimé: "On ne fait pas un pays ensemble avec des gens qui se haïssent et qui se méprisent".

Revenant sur les futures élections européennes, Manon Aubry a quant à elle estimé que l'enjeu était la "mobilisation": il faut "faire en sorte qu'un maximum de gens aillent voter, et ne se disent pas que ça ne sert à rien l'Union européenne", a-t-elle assuré, appelant à "ne pas laisser Emmanuel Macron emporter la partie".

Plusieurs milliers de personnes, 5.500 selon la police ont manifesté dans une ambiance ensoleillée familiale. Quelques échauffourées ont eu lieu en bas de la Canebière, et deux personnes ont été interpellées, a constaté un photographe de l'AFP.

Partager cet article

Dans la même thématique

Mélenchon prône des « convergences populaires » face à un mouvement social « jamais-vu »
2min

Politique

Municipales 2026 : « On ne peut pas critiquer la vie politique si on n’y participe pas », estime Albane Gély, primo-votante

Les élections municipales qui auront lieues le 15 et 22 mars prochains seront pour certains la première occasion de voter. Invitée dans l’émission Dialogue Citoyen, Albane, étudiante en droit et philosophie, témoigne de l’importance pour elle de voter, une exception chez les 18-25 ans qui n’étaient que 30% à s’être déplacés lors des dernières élections municipales. Une élection organisée juste avant la période de confinement.

Le

Mélenchon prône des « convergences populaires » face à un mouvement social « jamais-vu »
3min

Politique

Alain Duhamel : « Les Français sont dans un état de défiance que je trouve totalement disproportionné »

Il a connu Pompidou, interviewé Valéry Giscard d’Estaing, mis sur le grill François Mitterrand et, pour ainsi dire, vu naître politiquement tous les autres présidents de la Cinquième République. Voilà cinquante ans qu’Alain Duhamel ausculte la politique française avec une tempérance devenue sa marque de fabrique. La retraite ? Impensable pour l’éditorialiste qui publie Les Politiques, portraits et croquis (éditions de l’Observatoire) dans lequel sont scrutées 63 personnalités politiques avec beaucoup de franchise. Invitée de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde un regard, il revient sur les souvenirs marquants de sa carrière et analyse le climat politique des dernières années.

Le

6min

Politique

Royaume-Uni : Keir Starmer face à « la défiance » de son propre camp, après de nouvelles révélations entre Jeffrey Epstein et l’ancien ambassadeur britannique à Washington

Le Premier ministre essuie les conséquences de sa décision de nommer Peter Mandelson en tant qu’ambassadeur à Washington en 2024, alors que ses liens avec Jeffrey Epstein étaient déjà connus. Après la publication de nouveaux fichiers sur le financier américain, la pression s’accentue contre Keir Starmer, déjà fragilisé depuis le début de son mandat.

Le

Municipales 2026 : la décision du ministère de l’Intérieur de classer la France insoumise à l’extrême gauche peut-elle être fondée ?
8min

Politique

Municipales 2026 : la décision du ministère de l’Intérieur de classer la France insoumise à l’extrême gauche peut-elle être fondée ?

Le ministère de l’Intérieur a déclenché les foudres des Insoumis en classant ce mouvement pour la première fois à l’extrême gauche, dans une circulaire adressée aux préfets en vue de la catégorisation des candidats et des listes. Ce n’est pas la première fois que la place Beauvau est critiquée pour ses choix.

Le