Mélenchon propose une « allocation d’autonomie » pour les étudiants
Le chef de file de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon a proposé jeudi une "allocation d'autonomie" pour les étudiants, après...

Mélenchon propose une « allocation d’autonomie » pour les étudiants

Le chef de file de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon a proposé jeudi une "allocation d'autonomie" pour les étudiants, après...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le chef de file de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon a proposé jeudi une "allocation d'autonomie" pour les étudiants, après l'immolation d'un étudiant vendredi à Lyon et les manifestations partout en France qui se sont ensuivies pour dénoncer la précarité.

"Depuis trois générations, la proportion d'une génération qui accède aux études supérieures stagne un peu en dessous de 45%", observe le patron des députés LFI sur son blog.

"Les Insoumis proposent de lutter contre la pauvreté dans le milieu étudiant par la création d'une allocation d'autonomie", ajoute-t-il, rappelant une promesse de sa campagne présidentielle de 2017, qui proposait 800 euros par mois.

"Son but est de permettre aux fils et filles du peuple d'aller le plus loin possible dans leurs études", explique M. Mélenchon.

Il constate "une vague de suicides +socio-politiques+", "phénomène significatif de notre temps", "en lien direct avec les conditions d'existence et de pratique professionnelle": "un paysan se suicide tous les deux jours; "58 suicides pendant la dernière année scolaire" dans l'Education nationale; "54 suicides depuis le début de l'année" dans la police nationale; et d'autres notamment dans le secteur de la santé.

L'immolation d'un étudiant et son message interpellant les pouvoirs publics sur la précarité ont été mardi au centre de rassemblements, au cours desquels des incidents sont survenus: une grille d'entrée du ministère de l'Enseignement supérieur a été arrachée, des cours ont été perturbés sur des campus de Paris, Lyon et Lille. Dans la capitale nordiste, une centaine de personnes ont pénétré la faculté de droit et empêché François Hollande de tenir une conférence.

Les syndicats étudiants la Fage et l'Unef ont exigé jeudi à l'issue d'une réunion avec le gouvernement une "réévaluation urgente" des bourses universitaires.

Partager cet article

Dans la même thématique

Clashes During Paris Austerity Protests
6min

Politique

Après les pillages du 17 octobre, faut-il couper les réseaux sociaux ?

Gabriel Attal relance l’idée d’un blocage temporaire des plateformes dans les zones touchées par les violences, après le chao du week-end. Elles facilitent les rassemblements et démultiplient les images de casse, mais leur rôle dépasse la seule organisation des émeutes.

Le

Paris France Protests
9min

Politique

Violences du 17 octobre : pourquoi l’état d’urgence est écarté par le gouvernement ?

Après un week-end marqué par des scènes de chaos et de pillages dans plusieurs villes, l’exécutif exclut pour le moment le recours à l’état d’urgence, préférant la mise en place de « couvre-feux localisés ». De quels moyens dispose l’exécutif pour rétablir l’ordre ? Inventaire de la boîte à outils sécuritaire dont dispose le gouvernement pour rétablir l’ordre.

Le

NORD – RASSEMBLEMENT MAIRIE
3min

Politique

Après les violences du 17 octobre, les maires font front devant leurs mairies

Au lendemain d’une mobilisation contre la vie chère qui a dégénéré en pillages et en assauts contre des hôtels de ville, l’Association des maires de France (AMF) appelle à un rassemblement ce lundi 19 octobre, à partir de midi. Les maires de Paris, Lyon et Marseille seront reçus par Sébastien Lecornu, à leur demande.

Le

France: Emmanuel MACRON Addresses The French People After Violent Protests
6min

Politique

Violences du 17 octobre : Macron exprime sa « colère » et sa « honte » et promet « toute la transparence »

Au lendemain des pillages et des dégradations qui ont frappé plusieurs villes françaises, le chef de l’État a promis de tirer « toutes les leçons » de la journée du 17 octobre. Face aux appels de la droite à décréter l’état d’urgence, il a privilégié le renforcement des mesures de protection et tenté de dissocier les violences des revendications contre la vie chère.

Le