Mélenchon: Rugy n’est pas « le papa de l’Assemblée, ni directeur d’école »
Le chef de file de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a accusé mercredi le président de l'Assemblée nationale François de...

Mélenchon: Rugy n’est pas « le papa de l’Assemblée, ni directeur d’école »

Le chef de file de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a accusé mercredi le président de l'Assemblée nationale François de...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Le chef de file de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a accusé mercredi le président de l'Assemblée nationale François de Rugy d'être "en plein dérapage dans l'autoritarisme", alors qu'il n'a pas été élu "papa de l'Assemblée, ni directeur d'école".

"On assiste à un effet de la théorie du ruissellement appliquée à l'autorité: ça descend du château avec la désinvolture et l'allure monarchique que dorénavant tout le monde a pu observer. Et ça descend d'étage en étage jusqu'à celui de M. de Rugy, où les choses, là, virent à l'aigre", a déclaré le député des Bouches-du-Rhône devant la presse.

"Cet homme confond la mission qui lui a été confiée (...) présider une Assemblée, c'est être premier parmi les siens, il n'a pas été élu papa de l'Assemblée, ni directeur de l'école", a-t-il insisté, lors de ce point de presse visant notamment à dénoncer la confirmation de la sanction infligée à l'élu LFI François Ruffin, après le port d'un maillot de foot dans l'hémicycle.

En signe de protestation "contre l'autoritarisme" du président LREM de l'Assemblée et la confirmation de cette sanction par le bureau de la chambre basse dans la matinée, les Insoumis ont annoncé leur décision de boycotter l'invitation au traditionnel pot de fin d'année organisé par le président de l'Assemblée mercredi soir.

M. Mélenchon a aussi reproché au président de l'Assemblée d'avoir "tout à coup" menacé mardi lors des questions au gouvernement qu'il n'y ait "plus de questions" si le brouhaha persistait. "Pour qui il se prend? C'est l'article 48-6 de la Constitution, c'est pas: M. de Rugy rentre dans la salle et la Constitution est changée", a-t-il martelé.

A ses yeux, "on voit là comment la crise d'autorité est une sorte de crise de nerfs qui (...) l'amène à des comportements lamentables", a martelé le responsable Insoumis.

Il a aussi jugé "très intéressant de voir comment tous ces gens se figurent que dès lors qu'ils exercent une charge, tout leur est dû".

"Par exemple, ils partent en avion, c'est organisé en dépit du bon sens (...) si bien que ça donne l'épisode calédonien", a-t-il affirmé en allusion au recours du Premier ministre Edouard Philippe à un vol privé à 350.000 euros. "Je pense qu'ils ne se sont même pas posé la question de savoir au départ comment ils règleraient leur trajet", a affirmé M. Mélenchon.

Partager cet article

Dans la même thématique

French Prime Minister Sébastien Lecornu Chairs Crisis Cell in Marseille Over Heatwave
6min

Politique

« La chaleur monte encore d’un cran » : la canicule inquiète l’exécutif, entre feux de forêt record et passages aux urgences en hausse

Pour la première fois, le gouvernement a déployé ce vendredi le plan Orsec de lutte contre les catastrophes et accidents pour faire face aux chaleurs extrêmes dans les départements en vigilance rouge canicule. Les températures vont encore grimper ce week-end, renforçant les inquiétudes sur les fronts de l’hôpital et des feux de forêt.

Le

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
9min

Politique

Présidentielle 2027 : le PS enterre la primaire ouverte et fragilise Olivier Faure

Après avoir été mis en minorité par les députés socialistes sur la stratégie à adopter lors de la motion de censure déposée par les Écologistes en pleine canicule, Olivier Faure a essuyé un deuxième revers, cette fois devant les militants de son propre parti. En rejetant sa proposition de primaire ouverte, le PS fragilise son premier secrétaire et ouvre une nouvelle phase de la course à la présidentielle. Au centre de toutes les interrogations désormais, la place que choisira d’occuper Raphaël Glucksmann.

Le

Paris: Debat reforme des retraites au Senat
5min

Politique

Sénatoriales : Guillaume Gontard va quitter la présidence du groupe écologiste, après six années passées à sa tête

Après le prochain renouvellement sénatorial du 27 septembre prochain, Guillaume Gontard quittera la présidence du groupe écologiste qu'il occupe depuis 6 ans. L'élu de l'Isère n'est pas renouvelable, mais a décidé de passer la main à la rentrée prochaine. Il se dit fier du travail accompli et « d'avoir pu instaurer une parole écologiste qui compte » au sein de la Haute Assemblée.

Le