Migrants en Méditerranée: « les ONG ont pu se faire complices des passeurs », estime Castaner
Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a estimé vendredi que les ONG chargées de secourir les migrants en méditerranée ...

Migrants en Méditerranée: « les ONG ont pu se faire complices des passeurs », estime Castaner

Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a estimé vendredi que les ONG chargées de secourir les migrants en méditerranée ...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a estimé vendredi que les ONG chargées de secourir les migrants en méditerranée "ont pu se faire complices" des passeurs, les appelant à "avoir une attitude responsable".

Tout en assurant que "les ONG jouent un rôle essentiel pour apporter de l'aide aux migrants", le ministre a dénoncé "une réelle collusion" ayant pu se produire avec les passeurs dans certains cas, lors de la conférence de presse finale des ministres de l'Intérieur du G7 à Paris.

"On a observé que certaines ONG étaient en contact téléphonique avec des passeurs", a-t-il notamment relevé, jugeant que "les ONG dans ce cas là ont pu se faire complices des passeurs".

La veille, le ministre italien de l'Intérieur, Matteo Salvini, avait dénoncé devant la presse le rôle des ONG en Méditerranée en affirmant avoir reçu le soutien de ses collègues français, allemand et britannique et de l'ensemble du G7 sur sa position.

"A ma grande satisfaction, je ne suis pas le seul à avoir des doutes sur les ONG en Méditerranée. Ce n'est pas une position léghiste (de son parti, La Ligue) ou souverainiste", avait-il ajouté.

Interrogé vendredi sur un soutien aux propos de son homologue italien, M. Castaner a souligné que c'est "la majorité précédente en Italie qui avait établi que dans certaines circonstances et dans certains cas, certains bateaux d'ONG avaient des liens particuliers avec des réseaux de passeurs".

"Ces faits remontent à juillet 2017", a-t-il ajouté. "Ne cherchez pas à interpréter le fait que je vous rappelle cela comme un soutien ou un lien particulier qui existe avec Matteo Salvini", a dit M. Castaner.

Partager cet article

Dans la même thématique

PARIS, Affaire Lyhanna, Manifestation interdite place Vendome.
7min

Politique

Affaire Lyhanna : vers une commission d’enquête au Sénat sur les « dysfonctionnements de la justice » ?

La commission des lois du Sénat pourrait prochainement se doter des prérogatives d’une commission d’enquête afin de faire la lumière sur les dysfonctionnements révélés par l’affaire Lyhanna. Selon les informations recueillies par Public Sénat, la présidente de la commission, Muriel Jourda, devrait proposer dès mercredi 10 juin à ses collègues d’engager cette démarche

Le

PARIS: Conference de presse de Gerald Darmanin Gardes des Sceaux Ministre de la Justice
6min

Politique

Affaire Lyhanna : l’idée de Gérald Darmanin de redonner à la Chancellerie un pouvoir d’instruction dans les affaires individuelles, « hasardeuse et contreproductive », selon les juristes

Auditionné par la commission des lois du Sénat, sur les défaillances qui ont conduit à l’affaire Lyhanna, Gérald Darmanin a évoqué l’idée de revenir sur l’interdiction pour le garde des Sceaux de donner des instructions dans les affaires individuelles. Une possibilité qui existait jusqu’en 2013, avant la réforme sur l’indépendance du parquet.

Le

Paris : Session of questions to the government at National Assembly
3min

Politique

Affaire Lyhanna : perpétuité pour les viols en série, enquêtes plus rapides…  les premières réponses de Sébastien Lecornu

Après avoir réuni plusieurs ministres ce mardi matin dans le sillage de l’affaire Lyhanna, Sébastien Lecornu veut renforcer les peines pour les violeurs en série et imposer un délai d’enquête de trois mois lorsque l’auteur d’un crime sur enfant est identifié. Deux mesures, parmi d’autres, qui seront intégrées dans le projet de loi sur la protection des enfants.

Le

Migrants en Méditerranée: « les ONG ont pu se faire complices des passeurs », estime Castaner
2min

Politique

Affaire Lyhanna : Muriel Jourda n’écarte pas « un problème structurel qui a pu conduire à ce drame épouvantable »

Après l’audition du ministre de la Justice et du ministre de l’Intérieur sur les défaillances qui ont conduit à l’affaire Lyhanna, la présidente de la commission des lois du Sénat, Muriel Jourda (LR) évoque la possibilité « d’un problème structurel » dans le fonctionnement du service public de la justice. Elle préconise d’attendre le passage en revue des 70 000 plaintes pour crime et délit concernant des enfants d’ici la fin du mois de juillet, pour se prononcer.

Le