Migrants: Hamon accuse le gouvernement de violer les « principes sacrés de la République »
L'ancien candidat PS à la présidentielle Benoît Hamon a critiqué lundi la politique migratoire du gouvernement, qui "viole" selon...

Migrants: Hamon accuse le gouvernement de violer les « principes sacrés de la République »

L'ancien candidat PS à la présidentielle Benoît Hamon a critiqué lundi la politique migratoire du gouvernement, qui "viole" selon...
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L'ancien candidat PS à la présidentielle Benoît Hamon a critiqué lundi la politique migratoire du gouvernement, qui "viole" selon lui les "principes sacrés de la République", et "maçonne" le "ciment social" qu'est "la peur de l'étranger".

Sur la question des migrants, "les principes sacrés de la République sont aujourd'hui violés", a lancé Benoît Hamon sur France Inter.

"Dans la République, il y a des principes sacrés. Quand vous êtes un enfant, on ne vous demande pas vos papiers pour vous accueillir dans une école. Quand vous êtes malade, on ne vous demande pas des papiers pour vous faire soigner dans un hôpital. Quand vous êtes sans toit, sans abri et sans pain, on ne vous demande pas vos papiers pour entrer dans un centre d'hébergement", a-t-il détaillé.

"Le gouvernement répond quoi ? +L'opinion publique nous suit+. C'est la remise en cause des principes sacrés de la République, au nom du fait que l'opinion publique, aujourd'hui, se réunit souvent sur une question: la peur de l'étranger", a déploré le fondateur du mouvement Générations.

"Le choix politique qui est fait par ce gouvernement, c'est de maçonner ce ciment social qui est celui de la peur de l'étranger, de la peur de l'immigration", a-t-il regretté.

"La loi, c'est le droit inconditionnel à être hébergé. Elle veut (...) qu'on ne demande pas à des travailleurs sociaux de transmettre des fichiers aux fonctionnaires, pour vérifier qui a quel statut dans un centre d'hébergement", a-t-il poursuivi.

"On s'honorerait d'avoir un président de la République qui se détache justement de ces sondages ou de cette aspiration de l'opinion publique à sanctionner les migrants", a-t-il jugé.

"Je regrette qu'à gauche il n'y ait pas tant de voix pour se lever et défendre cette cause", a-t-il ajouté.

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