Migrants: Hamon accuse le gouvernement de violer les « principes sacrés de la République »
L'ancien candidat PS à la présidentielle Benoît Hamon a critiqué lundi la politique migratoire du gouvernement, qui "viole" selon...

Migrants: Hamon accuse le gouvernement de violer les « principes sacrés de la République »

L'ancien candidat PS à la présidentielle Benoît Hamon a critiqué lundi la politique migratoire du gouvernement, qui "viole" selon...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

L'ancien candidat PS à la présidentielle Benoît Hamon a critiqué lundi la politique migratoire du gouvernement, qui "viole" selon lui les "principes sacrés de la République", et "maçonne" le "ciment social" qu'est "la peur de l'étranger".

Sur la question des migrants, "les principes sacrés de la République sont aujourd'hui violés", a lancé Benoît Hamon sur France Inter.

"Dans la République, il y a des principes sacrés. Quand vous êtes un enfant, on ne vous demande pas vos papiers pour vous accueillir dans une école. Quand vous êtes malade, on ne vous demande pas des papiers pour vous faire soigner dans un hôpital. Quand vous êtes sans toit, sans abri et sans pain, on ne vous demande pas vos papiers pour entrer dans un centre d'hébergement", a-t-il détaillé.

"Le gouvernement répond quoi ? +L'opinion publique nous suit+. C'est la remise en cause des principes sacrés de la République, au nom du fait que l'opinion publique, aujourd'hui, se réunit souvent sur une question: la peur de l'étranger", a déploré le fondateur du mouvement Générations.

"Le choix politique qui est fait par ce gouvernement, c'est de maçonner ce ciment social qui est celui de la peur de l'étranger, de la peur de l'immigration", a-t-il regretté.

"La loi, c'est le droit inconditionnel à être hébergé. Elle veut (...) qu'on ne demande pas à des travailleurs sociaux de transmettre des fichiers aux fonctionnaires, pour vérifier qui a quel statut dans un centre d'hébergement", a-t-il poursuivi.

"On s'honorerait d'avoir un président de la République qui se détache justement de ces sondages ou de cette aspiration de l'opinion publique à sanctionner les migrants", a-t-il jugé.

"Je regrette qu'à gauche il n'y ait pas tant de voix pour se lever et défendre cette cause", a-t-il ajouté.

Partager cet article

Dans la même thématique

Iran Israel Usa : U.S. and Israeli Forces Strike Tehran as Part of Major Military Offensive
7min

Politique

Iran : « Les institutions iraniennes peuvent continuer de fonctionner quand bien même leurs dirigeants seraient éliminés »

Après la confirmation de la mort du guide suprême ce dimanche 1er mars, l’Iran rentre dans l’après-Khamenei. Que prévoient les institutions iraniennes pour remplacer le guide suprême ? Le régime peut-il tenir après avoir perdu son chef ? Qui pourrait émerger pour le remplacer ? La chercheuse Amélie M. Chelly, auteure de Iran : autopsie du chiisme politique (Ed. du Cerf), répond à nos questions.

Le

President Donald Trump Returns to the White House, Washington, District of Columbia, United States – 01 Mar 2026
8min

Politique

Guerre en Iran : comment Donald Trump peut-il justifier l’intervention auprès des Américains ?

En participant aux côtés de Israel à l’opération militaire en Iran, Donald Trump pourrait déconcerter son électorat qui a voté pour la promesse de la fin des guerres américaines au Moyen-Orient, coûteuses en hommes et en deniers publics. Depuis le début des frappes samedi matin, le président américain et son administration peinent à justifier cette opération tout en n’excluant pas l’envoi de troupes au sol. Rédhibitoire pour une bonne partie de la population américaine.

Le

Migrants: Hamon accuse le gouvernement de violer les « principes sacrés de la République »
3min

Politique

Guerre en Iran : « La France est en guerre depuis ce matin », estime le général Vincent Desportes

Dans un contexte de contagion de la guerre à l’ensemble du Moyen-Orient après l’intervention israélo-américaine en Iran, la France a annoncé mener « des actions défensives proportionnées. » Une position qui implique de « prendre part » à cette guerre, explique le général Vincent Desportes, qui a aussi rappelé que les intérêts politiques et économiques poursuivis par Donald Trump dans cette intervention.

Le