Migrants: Hamon accuse le gouvernement de violer les « principes sacrés de la République »
L'ancien candidat PS à la présidentielle Benoît Hamon a critiqué lundi la politique migratoire du gouvernement, qui "viole" selon...

Migrants: Hamon accuse le gouvernement de violer les « principes sacrés de la République »

L'ancien candidat PS à la présidentielle Benoît Hamon a critiqué lundi la politique migratoire du gouvernement, qui "viole" selon...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

L'ancien candidat PS à la présidentielle Benoît Hamon a critiqué lundi la politique migratoire du gouvernement, qui "viole" selon lui les "principes sacrés de la République", et "maçonne" le "ciment social" qu'est "la peur de l'étranger".

Sur la question des migrants, "les principes sacrés de la République sont aujourd'hui violés", a lancé Benoît Hamon sur France Inter.

"Dans la République, il y a des principes sacrés. Quand vous êtes un enfant, on ne vous demande pas vos papiers pour vous accueillir dans une école. Quand vous êtes malade, on ne vous demande pas des papiers pour vous faire soigner dans un hôpital. Quand vous êtes sans toit, sans abri et sans pain, on ne vous demande pas vos papiers pour entrer dans un centre d'hébergement", a-t-il détaillé.

"Le gouvernement répond quoi ? +L'opinion publique nous suit+. C'est la remise en cause des principes sacrés de la République, au nom du fait que l'opinion publique, aujourd'hui, se réunit souvent sur une question: la peur de l'étranger", a déploré le fondateur du mouvement Générations.

"Le choix politique qui est fait par ce gouvernement, c'est de maçonner ce ciment social qui est celui de la peur de l'étranger, de la peur de l'immigration", a-t-il regretté.

"La loi, c'est le droit inconditionnel à être hébergé. Elle veut (...) qu'on ne demande pas à des travailleurs sociaux de transmettre des fichiers aux fonctionnaires, pour vérifier qui a quel statut dans un centre d'hébergement", a-t-il poursuivi.

"On s'honorerait d'avoir un président de la République qui se détache justement de ces sondages ou de cette aspiration de l'opinion publique à sanctionner les migrants", a-t-il jugé.

"Je regrette qu'à gauche il n'y ait pas tant de voix pour se lever et défendre cette cause", a-t-il ajouté.

Partager cet article

Dans la même thématique

PSG Victory Celebration Champions League Paris
7min

Politique

Violences après la victoire du PSG : « Plutôt une spécificité parisienne que française », note le politiste Fabien Jobard

Le deuxième sacre du PSG en ligue des Champions ce week-end a une nouvelle fois été marqué par des scènes de débordements, de casses et de violences dans l’espace public. Des faits qui ont conduit à 890 interpellations. Fabien Jobard, directeur de recherches au CNRS rappelle la particularité du club de la capitale dont « l’essentiel des forces supportrices vient de banlieues parisiennes. Des territoires caractérisés par la récurrence des affrontements entre ses habitants et la police ».

Le

UNIVERSITE TOULOUSE CAPITOLE
6min

Politique

Parcoursup, apprentissage… que contient le projet de régulation de l’enseignement supérieur privé examiné ce lundi par le Sénat ?

Les sénateurs examinent en séance ce lundi 1er juin le projet de loi sur la régulation de l’enseignement supérieur privé, censé offrir des garanties aux étudiants face aux pratiques douteuses d’une partie du secteur. Un agrément de l’État et une réforme des conditions de l’apprentissage sont prévus dans le texte issu de la commission.

Le

Paris Gabriel Attal Meeting
8min

Politique

« Un an pour convaincre » : pour son premier grand meeting, Gabriel Attal mise sur « l’espoir » et joue sa différence avec Edouard Philippe

Devant 5.000 personnes réunies à Paris, Gabriel Attal a réussi sa première grande démonstration de force. Le candidat à la présidentielle entend dessiner un projet loin du « pessimisme » ambiant avec « quatre chantiers capitaux » : l’école, avec « moins de 20 élèves par classe » en primaire, les salaires, les frontières et l’intelligence artificielle, et « deux dettes à résorber », celle des finances publiques et du réchauffement climatique. Mais il n’oublie pas de se démarquer de son principal concurrent, un certain Edouard Philippe…

Le