Migrations: Griveaux craint que l’UE « se délite définitivement » faute de « projet commun »
Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a dit vendredi craindre que l'Union européenne "se délite définitivement" si...

Migrations: Griveaux craint que l’UE « se délite définitivement » faute de « projet commun »

Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a dit vendredi craindre que l'Union européenne "se délite définitivement" si...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a dit vendredi craindre que l'Union européenne "se délite définitivement" si ses membres ne parviennent pas à "se mettre d'accord" sur "un projet commun" face à l'immigration, avant un mini-sommet à Bruxelles dimanche.

La question migratoire "sera centrale ce week-end, au Conseil européen la semaine prochaine, aux élections européennes l'année prochaine. Si l'Europe n'est pas capable de se mettre d'accord, de travailler à un projet migratoire commun, malheureusement je crains qu'elle se délite définitivement", a alerté M. Griveaux sur Radio Classique.

"Si nous n'essayons pas, nous n'y arriverons pas", a-t-il ajouté, prenant l'exemple du dossier d'un budget de la zone euro, qui était "au point mort depuis dix ans" et pour lequel "nous avons obtenu cette avancée mardi dernier", a-t-il rappelé, faisant valoir que "la force du président de la République, c'est qu'il essaie sur tous les fronts".

"L'Europe connaît sans nul doute la plus grave crise depuis sa création", crise "qui trouve une actualité particulière dans les dernières semaines" mais "qui remonte au Brexit", et s'est traduite depuis par "des votes, réguliers, populistes, anti-européens", a-t-il commenté.

"Il n'est pas question de laisser l'Europe se déliter", a insisté M. Griveaux, tout en reconnaissant qu'"elle n'a pas tout bien fait". "Je ne suis pas un Européen béat mais je suis attaché aux valeurs de l'Europe", a-t-il souligné.

Annoncé en catastrophe mercredi par le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, le mini-sommet de dimanche à Bruxelles est destiné à préparer le sommet de Bruxelles des 28 et 29 juin qui sera largement consacré à l'immigration, un sujet qui s'est imposé en haut de l'agenda de pays européens profondément divisés.

Les pays du groupe de Visegrad, favorables à une ligne dure sur l'immigration, ont exclu jeudi de participer à la réunion de dimanche, rendant hypothétique l'élaboration d'un consensus souhaité notamment par l'Allemagne et la France.

Selon un document de travail provisoire obtenu par l'AFP, les participants à la réunion doivent notamment s'engager à accélérer les renvois de demandeurs d'asile d'un pays de l'UE vers un autre selon le règlement de Dublin, qui prévoit la charge d'une demande d'asile aux pays de première entrée dans l'UE.

Mais le texte prévoit aussi la mise en place d'un "mécanisme de solidarité efficace" avec des quotas de répartition obligatoires des migrants entre les différents pays membres, un chiffon rouge pour les pays de Visegrad.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Weekly session of questions to the government
3min

Politique

Après la nomination controversée d’Amélie de Montchalin à la Cour des comptes : les sénateurs socialistes déposent un texte pour encadrer son mandat

Nommée par Emmanuel Macron à la tête de la Cour des comptes, la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin qui va disposer d’un mandat irrévocable, pourrait rester rue de Cambon une trentaine d’années. C’est trop pour les sénateurs socialistes qui ont déposé une proposition de loi pour limiter son mandat.

Le

Sciences Po Lyon
5min

Politique

Mort de Quentin : vers la fin des réunions politiques dans les universités ?

Après la mort du militant nationaliste, Quentin Deranque, le gouvernement a appelé les présidents d’universités à interdire les réunions politiques dans leurs établissements en cas de risque de trouble à l’ordre public. Un rappel du droit existant qui fait craindre une « neutralisation des campus ».

Le

Migrations: Griveaux craint que l’UE « se délite définitivement » faute de « projet commun »
4min

Politique

Mort de Quentin : « Un jeune perd la vie, quelles que soient ses idées politiques, c’est inacceptable » déclare le sénateur David Ros

La mort de Quentin Deranque, 23 ans, survenue samedi 14 février à Lyon, deux jours après une violente agression en marge d’une conférence de l’eurodéputée Rima Hassan à l’Institut d’études politiques de Lyon, a suscité une vive émotion et des réactions en cascade au sein de la classe politique. L’enquête pour « homicide volontaire », ouverte par le parquet de Lyon, se poursuit sans interpellation à ce stade. La question a notamment été évoquée lors des réunions hebdomadaires des groupes au Sénat.

Le