Modulation de la hausse de la CSG: « erreur politique » et « trahison » pour Gilles Le Gendre
La proposition de députés La République en marche de moduler la hausse de la CSG pour les retraités en fonction de leurs niveaux...

Modulation de la hausse de la CSG: « erreur politique » et « trahison » pour Gilles Le Gendre

La proposition de députés La République en marche de moduler la hausse de la CSG pour les retraités en fonction de leurs niveaux...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

La proposition de députés La République en marche de moduler la hausse de la CSG pour les retraités en fonction de leurs niveaux de revenus est "une erreur politique" et "une forme de trahison" du programme présidentiel, a estimé jeudi le président du groupe LREM Gilles Le Gendre.

Des députés LREM, emmenés par le vauclusien Jean-François Cesarini, ont fait adopter en commission un amendement qui prévoit de moduler la hausse de la CSG pour les retraités en fonction de leurs niveaux de revenus.

L'Assemblée débat jeudi soir de la CSG dans l'hémicycle, dans le cadre de l'examen du projet de budget de la Sécurité sociale.

"C'est une mauvaise idée parce que ça contredit toute la politique que nous avons menée pendant la campagne et depuis sur la question de la CSG", a déclaré M. Le Gendre sur LCP, au moment où des voix discordantes commencent à s'élever au sein du parti présidentiel sur plusieurs sujets.

"Le contrat passé avec les retraités était très clair. Nous l'avons appliqué mot à mot. Le bouleverser, le changer, changer la règle dix-huit mois après, c'est une erreur politique, et c'est une forme de trahison par rapport au contrat que nous avons passé avec les Français", a conclu M. Le Gendre.

"Nous avons proposé aux Français pendant la campagne de baisser très fortement les charges sur le travail, sur les salaires, et de le financer par une petite hausse pour tout le monde, pas seulement pour les retraités, de la CSG. Cette hausse de la CSG pour les retraités est en effet un sujet d'impopularité. C'est un fait. Nous l'assumons", a poursuivi le député de Paris.

Mais, a-t-il fait valoir, "elle est compensée par plein d'autres choses qui bénéficient aux retraités: le reste à charge zéro sur les lunettes et les prothèses auditives, la baisse de la taxe d'habitation, l'augmentation du minimum vieillesse, le crédit d'impôt emploi à domicile qui concerne principalement les retraités".

Partager cet article

Dans la même thématique

Déclaration de politique générale et avenir de la Nouvelle Calédonie en séance au Sénat ce 15 octobre
8min

Politique

« Ça fait 135 ans qu’on résiste ! » : pour les sénatoriales, le groupe RDSE vise « la stabilité, voire gagner un petit peu »

Plus vieux groupe de l’histoire du Parlement, le RDSE voit la moitié de ses 16 sièges remis en jeu lors du scrutin de septembre. Mais sa présidente, la sénatrice PRG Maryse Carrère, est confiante. Fort de « ce poids de l’histoire », le groupe, qui mêle radicaux de gauche et de droite, espère la stabilité voire quelques bonnes surprises.

Le

Marseille: Ilustration of a lawyer and judge
5min

Politique

Affaire Lyhanna : face aux critiques des politiques, avocats et magistrats élargissent la thématique de la journée « Justice morte » au manque de moyens

Le pré-rapport de l'inspection générale de la justice et de la gendarmerie sur les failles dans une enquête pour viols visant Jérôme Barella, le principal suspect du meurtre de la jeune Lyhanna, a conduit à une première sanction visant une magistrate d'Auch. Alors que se prépare « une journée Justice morte » lundi 29 juin, le président du Sénat, Gérard Larcher, s'est dit « choqué » par une « réponse » de l'institution judiciaire qu'il juge « corporatiste ». Cette journée n'avait pourtant, à l'origine, rien à voir avec l'affaire Lyhanna.

Le

Info Public Sénat. Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat
5min

Politique

[Info Public Sénat] Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat

Selon nos informations, le gouvernement va retirer le projet de loi « État local » de l’ordre du jour du Sénat. Ces dernières heures, plusieurs groupes du Sénat et les élus locaux, dont l’influente association des maires de France (AMF), dénonçaient les dispositions recentralisatrices de ce texte. Par ricochet, le gouvernement avance l’examen du projet de loi logement.

Le

Elections Municipales depouillement bureau de vote a Nice
8min

Politique

Explosion des micro-partis, formations dans le rouge, aides publiques et surprises… Ce que révèle le rapport de la commission des comptes de campagne

Le rapport 2025 de la CNCCFP, qui porte sur l’année 2024, montre une inflation du nombre de partis, avec 635 mouvements recensés, en vue des municipales et de la présidentielle. Le total des aides publiques s’élève à 66 millions d’euros cette année-là. Le niveau de richesse d’un parti à l’autre varie, avec quelques surprises…

Le