Moins de blocages dans les prisons au 12e jour du mouvement
Les blocages dans les prisons ont repris dans une moindre mesure vendredi matin, au lendemain du rejet d'un projet d'accord par...

Moins de blocages dans les prisons au 12e jour du mouvement

Les blocages dans les prisons ont repris dans une moindre mesure vendredi matin, au lendemain du rejet d'un projet d'accord par...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Les blocages dans les prisons ont repris dans une moindre mesure vendredi matin, au lendemain du rejet d'un projet d'accord par deux des trois syndicats des surveillants, pendant que le syndicat majoritaire consultait sa base.

Une soixantaine d'établissements (sur 188) étaient touchés, selon la Direction de l'administration pénitentiaire, dont 40 où les gardiens refusaient de prendre leur service, en totalité ou en partie. Au total, 116 établissements avaient été affectés jeudi.

La garde des Sceaux Nicole Belloubet a proposé jeudi aux syndicats un projet d'accord censé répondre à la colère des 28.000 surveillants. Il comprend notamment des mesures pour améliorer la gestion des détenus radicalisés, renforcer la sécurité des agents, la création de 1.100 emplois supplémentaires et une enveloppe de plus de 30 millions d'euros pour des indemnités.

Mais la CGT (15%) et FO (30%) ont annoncé qu'elles ne signeraient pas le document, la CGT déplorant notamment l'absence de proposition sur l'évolution statutaire des personnels. Le syndicat majoritaire, l'Ufap-Unsa Justice (40%), a indiqué qu'il consultait sa base avant de se prononcer.

Sur Europe 1, la ministre a défendu vendredi "des propositions très sérieuses". Elle a espéré "une prise de responsabilité, une prise de conscience et que les surveillants pénitentiaires reprendront leur travail".

Vendredi à Fresnes (Val-de-Marne), seulement une vingtaine de surveillants sur 150 ont repris leur service, selon FO. Une vingtaine de gardiens se tenaient, dans le calme, devant la maison d'arrêt placée sous forte surveillance policière, a constaté un journaliste de l'AFP.

Dans les Yvelines, deux établissements étaient bloqués par quelques dizaines de surveillants, qui brandissaient des panneaux "Belloubet, on veut du blé", "Ministère de la misère" et "5.000 agressions par an, honte!"

La maison d'arrêt de Villepinte (Seine-Saint-Denis) était bloquée par une vingtaine de manifestants, alors qu'à Osny (Val-d'Oise) et au centre pénitentiaire de Réau (Seine-et-Marne) la majorité des surveillants ont refusé de prendre leur service, comme dans plusieurs établissements pénitentiaires de l'ouest de la France.

Dans l'Est, les prisons de Metz, Nancy et Strasbourg étaient bloquées.

Aucune manifestation n'était en revanche organisée devant les Baumettes, à Marseille. Selon un représentant de la CGT-Pénitentiaire, David Cucchietti, les surveillants ont "peur d'être sanctionnés".

L'administration a demandé mercredi aux directeurs de prison d'appliquer des sanctions contre les surveillants qui bloquent les établissements, alors qu'ils n'ont pas le droit de grève, provoquant une vague d'arrêts maladie.

"Nous opérerons vis-à-vis de ces arrêts maladie massifs comme si c'était un arrêt concerté de travail", a averti la ministre.

burs-cld/tmo/kp

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: S. Lecornu protection debat democratique contre les ingerences
6min

Politique

Budget, fin de vie, crises, tests antidrogue et ambitions : retour sur une année de gouvernement Lecornu

Le premier ministre souffle en toute discrétion sa première bougie à Matignon. Après un faux-départ, il a réussi à faire adopter le budget 2026, ce qui était loin d’être acquis. Mais impossible de lancer de grandes réformes, à l’exception de l’adoption, malgré l’absence de majorité absolue, du texte sur la fin de vie. Quant à l’idée d’être le recours de son camp pour 2027, il l’écarte. S’il passe l’écueil du dernier budget, il pourrait aller au bout du quinquennat.

Le

Paris: Crisis meeting at Elysee Palace with Macron and leaders of the majority
10min

Politique

Sénatoriales : confiants, Les Indépendants, à majorité Horizons, sont prêts à se rapprocher de la majorité de Gérard Larcher

Avec 20 sénateurs, dont 11 Horizons, le groupe des Indépendants espère « gagner des sièges » lors des sénatoriales, avance son président, Claude Malhuret. Avant de faire partie intégrante de la majorité sénatoriale ? Les choses dépendront des rapports de force au Sénat et de la présidentielle. Mais en Seine-Maritime, département d’Edouard Philippe, comme en Vendée, où Bruno Retailleau est candidat, Horizons et LR font déjà l’union.

Le

Blois: Political figure at summer convention campusPS.
6min

Politique

François Ruffin tenté par la primaire du PS, mais rabroué par Raphaël Glucksmann : que disent les règles de participation à ce scrutin ?

François Ruffin espère participer à la primaire co-organisée par le Parti socialiste, une idée que laisse prospérer Olivier Faure, le Premier secrétaire du PS. Présenté comme le favori de cette primaire, Raphaël Glucksmann défend le mode d'organisation actuel, et rappelle que le principe d’un scrutin limité à l’arc social-démocrate a été validé par un vote des militants socialistes.

Le

« Vraie fébrilité », « gigantesque mascarade » : la réaction de Sébastien Lecornu après les fuites sur le budget peine à convaincre au Sénat
7min

Politique

« Vraie fébrilité », « gigantesque mascarade » : la contre-attaque de Sébastien Lecornu, après les fuites sur le budget, interpelle au Sénat

La saisine de la procureure de Paris, après la divulgation dans la presse de pistes de travail, non arbitrées, sur la taxation de l’épargne salariale, a surpris au sein de la commission des finances du Sénat. Plusieurs sénateurs n’adhérent pas à la version de fuites qui auraient échappé au contrôle du gouvernement.

Le