Manuel Valls est "un homme sans honneur", a dit mercredi Arnaud Montebourg après le soutien apporté par l'ancien Premier ministre à Emmanuel Macron, l'entourage de Benoît Hamon parlant quant à lui de "minable tentative de sabotage".
"Chacun sait désormais ce que vaut un engagement signé sur l'honneur d'un homme comme Manuel Valls : rien. Ce que vaut un homme sans honneur", écrit M. Montebourg sur Twitter.
Manuel Valls a confirmé mercredi sur RMC et BFMTV qu'il voterait pour Emmanuel Macron au premier tour de l'élection présidentielle, après avoir participé, et perdu, la primaire élargie du PS face à Benoît Hamon.
Co-directeur de campagne de Benoît Hamon, Mathieu Hanotin a évoqué sur BFMTV une "minable tentative de sabotage".
"J'ai juste envie de dire à Manuel Valls que cette tentative de sabotage, elle ne va pas marcher". "La campagne n'est pas finie, il reste un mois", a-t-il ajouté.
Manuel Valls eet Arnaud Montebourg le 17 janvier 2014 à Sorgues
AFP/Archives
"Je trouve toujours bizarre ces responsables politiques qui font appel à ce qu'il y a de plus beau dans notre République, à la démocratie, à ces grands concepts, pour finalement, à la fin, défendre uniquement leurs propres intérêts", a dit M. Hanotin. Il voit dans le soutien de M. Valls à M. Macron la "dernière manifestation de tout un groupe de personnes de gauche comme de droite qui veulent surtout finalement continuer de s’accrocher au pouvoir coûte que coûte".
Le candidat socialiste, en ballotage favorable après le premier tour, veut installer l’idée d’un duel droite-gauche face à Rachida Dati et s’éviter un dispersement des voix de gauche entre sa candidature et celle de Sophia Chikirou (LFI). Il défend sa « cohérence » alors que la droite se met en ordre de bataille pour créer les conditions possibles d’une alternance.
« L'organisation des débats électoraux à la télévision relève de la liberté éditoriale des chaînes », a souligné le régulateur de l'audiovisuel, l'Arcom, après les protestations de LFI, dont la candidate à la mairie de Paris, Sophia Chikirou, n'est pas invitée sur BFMTV mercredi soir pour le débat de l’entre-deux-tour à Paris avec Rachida Dati et Emmanuel Grégoire.
Invité de la matinale de Public Sénat, Antoine Basbous, Directeur de l'Observatoire des pays arabes et associé chez Forward Global évoque le conflit entre l’Iran, Israël et les Etats-Unis. Ce dernier pointe l’impact de l’élimination des cadres du régime iranien et l'affaiblissement de l’influence extérieure du régime.
Invoquant une campagne « délétère » à Nice, le président des Républicains a refusé ce mercredi matin d’apporter son soutien au maire sortant, Christian Estrosi, en difficulté face à Éric Ciotti, allié du RN dans la capitale azuréenne.