Moralisation de la vie publique: « beaucoup a déjà été fait », selon Christian Jacob
Christian Jacob, chef de file des députés LR, s'est interrogé dimanche sur la pertinence de la loi de moralisation de la vie...

Moralisation de la vie publique: « beaucoup a déjà été fait », selon Christian Jacob

Christian Jacob, chef de file des députés LR, s'est interrogé dimanche sur la pertinence de la loi de moralisation de la vie...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Christian Jacob, chef de file des députés LR, s'est interrogé dimanche sur la pertinence de la loi de moralisation de la vie publique initiée par le président Emmanuel Macron, en estimant que "beaucoup a déjà été fait" en la matière.

"Ce texte, on verra lorsqu'il sera sur la table (...) Je ne suis pas persuadé que ce soit à un gouvernement de faire ça, sans aucune négociation avec les parlementaires, avec les groupes politiques, sur ce qui est la réalité du travail parlementaire", a-t-il déclaré lors du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro.

Il a demandé au passage que le Premier ministre Edouard Philippe "confirme bien que c'est un garde des Sceaux mis en examen" pour diffamation, à savoir François Bayrou, "qui va présenter une loi sur la moralisation de la vie publique".

Est-il notamment favorable à l'interdiction d'employer des membres de sa famille comme collaborateurs parlementaires ? "C'est quoi +membre de sa famille+ ? Jusqu'où on va ? Mari, femme, les cousins, les beaux-frères, les ascendants, les descendants... Tout cela relève du Parlement, quand ce texte sera déposé, on regardera ce qu'il y a dedans", a dit Christian Jacob.

"Je n'ai pas de problème à ce que l'on aille plus loin et qu'il y ait des textes qui puissent renforcer, effectivement" la moralisation des pratiques mais "simplement, ce que je dis, c'est +ne faisons pas de démagogie+, c'est ça ma seule limite".

"Je ne vais pas dire aujourd'hui +je voterai, je voterai pas+ (...) Je dis que beaucoup a déjà été fait, peut-être qu'il peut y avoir encore des aménagements. Je n'y suis pas fermé mais simplement j'attends de voir et je refuse de tomber dans ce populisme où c'est très facile d'aller taper sur les parlementaires en permanence".

Partager cet article

Dans la même thématique

Moralisation de la vie publique: « beaucoup a déjà été fait », selon Christian Jacob
5min

Politique

Elections provinciales en Nouvelle-Calédonie : Naïma Moutchou propose l’entrée de 1 500 à 1800 personnes dans le corps électoral en tant que conjoints de natifs 

Alors que se tiendra le 28 juin, les élections provinciales en Nouvelle-Calédonie, le gouvernement s’appuie sur une proposition de loi du Sénat pour parvenir à un consensus sur l’élargissement du corps électoral aux natifs de l’Archipel. Mais l’exécutif compte aller plus loin en y intégrant également leurs conjoints. Auditionnée mercredi par la commission des lois du Sénat, la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou s’est vu opposer une fin de recevoir par les élus. 

Le

Paris: Examens projets de loi Senat
8min

Politique

Gérald Darmanin recule sur le plaider-coupable : « Un mauvais service rendu aux victimes », dénonce la rapporteure du texte au Sénat

Le garde des Sceaux, Gérald Darmanin a, largement, revu à la baisse la portée du dispositif de plaider-coupable, la réforme phare et controversée de son projet de loi sur la justice criminelle, adopté au Sénat le mois dernier. Face à la pression des avocats, le ministre propose désormais d’exclure du dispositif tous les crimes sexuels et l’ensemble des crimes passibles de la cour d’assises. « Certains se servent des victimes contre l’intérêt », dénonce Dominique Vérien, présidente de la délégation aux droits des femmes du Sénat et co-rapporteure du texte.

Le

Hearing of French billionaire and majority shareholder of the Canal+ media group Vincent Bollore at National Assembly
7min

Politique

L’offensive de Vincent Bolloré sur le septième art

À la veille de l’ouverture du Festival de Cannes, une tribune signée par près de 600 professionnels du cinéma dénonce l’extension de l’influence de Vincent Bolloré dans le septième art. L’entrée de Canal+ au capital d’UGC ravive les craintes autour de la concentration des médias et d’une possible emprise idéologique sur la création culturelle française.

Le