Mort de Samuel Paty : les « silences » de certains à l’étranger « ne seront pas oubliés », prévient Le Drian
Auditionné au Sénat ce 21 octobre, le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, s'est exprimé sur la résonance internationale et diplomatique de la décapitation du professeur d’histoire Samuel Paty à Conflans-Sainte-Honorine. Malgré de nombres marques de soutien dont il se félicite, le chef de la diplomatie française a aussi mentionné des « silences éloquents ».

Mort de Samuel Paty : les « silences » de certains à l’étranger « ne seront pas oubliés », prévient Le Drian

Auditionné au Sénat ce 21 octobre, le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, s'est exprimé sur la résonance internationale et diplomatique de la décapitation du professeur d’histoire Samuel Paty à Conflans-Sainte-Honorine. Malgré de nombres marques de soutien dont il se félicite, le chef de la diplomatie française a aussi mentionné des « silences éloquents ».
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

C'est dans les moments difficiles que l’on reconnaît ses vrais amis : le Quai d’Orsay s’est confronté à ce proverbe en recueillant en temps réel les réactions internationales après l’attentat de Conflans-Sainte-Honorine, le 16 octobre. Auditionné par la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat ce 21 octobre, juste avant la cérémonie d’hommage à la Sorbonne en mémoire du professeur Samuel Paty, décapité pour avoir présenté des caricatures de Mahomet, Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des Affaires étrangères a donné un état des lieux des réactions diplomatiques, après l’attentat. « Je dis ici à ceux qui m’entendent, au-delà de cette salle, que rien de ce que nous pourrons constater ne sera oublié », a-t-il déclaré.

Et d’ajouter : « Nous avons bien sûr reçu de très nombreuses marques de soutien du monde entier. Ces marques me touchent beaucoup. Nous pouvons nous en féliciter. Mais il y a aussi des silences éloquents. Et ces silences-là, aussi, ne seront pas oubliés. » Le ministre n’a pas précisé durant l’audition de quelles chancelleries l’absence de réaction émanait.

Jean-Yves Le Drian a ajouté que l’urgence, après l’acte terroriste, avait été de « renforcer la sécurité de nos agents et de nos emprises à l’étranger ». Les ambassadeurs ont eu pour mission de réunir les chefs d’établissements pour décider d’éventuelles mesures de sécurité. « La sécurité de nos 365 000 élèves et de nos 35 000 enseignants à l’étranger, est pour moi, est une priorité, elle l’est encore plus dans le contexte actuel », a-t-il indiqué aux sénateurs.

Partager cet article

Dans la même thématique

Le Pen ok
7min

Politique

« Il n’était pas fiable » : le départ du conseiller de Jordan Bardella, François Durvye, de la campagne de Marine Le Pen, rappelle les divergences qui traversent le RN

Le divorce entre François Durvye, conseiller éco de tendance libérale, et Marine Le Pen, en plein débat au Medef, montre que le RN connaît encore des différences de lignes internes sur l’économie. Dans l’entourage de Marine Le Pen, on assure que « Jordan Bardella n’a rien à voir là-dedans. C’est l’ego contrarié d’un haut fonctionnaire. Point ».

Le

Capture d’écran du documentaire « 39-45, les cheminots dans la résistance » de Emmanuel Roblin
3min

Politique

Les « docus de l’été » : Les cheminots français sous le nazisme, de résistants individuels à la paralysie du réseau

Instrument essentiel de la logistique en temps de guerre, les cheminots français ont très tôt mesuré l’utilité du réseau de chemins de fer pour l’ennemi. Dès 1942, et avant toute autre forme de résistance, ils ont agi pour faire dérailler la machine nazie. "39-45, les cheminots dans la résistance", un documentaire de Emmanuel Roblin à voir cet été sur Public Sénat.

Le

« Ce qui m’a surpris, c’est… » : le premier débat de la présidentielle vu par les chefs d’entreprise présents à l’université d’été du Medef
7min

Politique

« Ce qui m’a surpris, c’est… » : le premier débat de la présidentielle vu par les chefs d’entreprise présents à l’université d’été du Medef

Le premier débat de la présidentielle s’est joué ce 27 août à Paris face aux tribunes de Roland-Garros, entre sept candidats déclarés, sur des thématiques économiques chères à l’organisation patronale. Les dirigeants ou cadres que nous avons rencontrés ressortent mitigés de cet échange. Les deux anciens premiers ministres d’Emmanuel Macron, Gabriel Attal et Édouard Philippe, ont sans surprise pris l’ascendant face à ce parterre.

Le

PARIS: REF 2026, Rencontre des Entrepreneurs de France 2025 du Medef – Présidentielle 2027 : Premier débat de la campagne entre sept candidats réunis par le Medef
9min

Politique

Dette, retraites, fiscalité… que retenir du premier débat des candidats à l’élection présidentielle ?

Ce jeudi, sept candidats à la présidentielle ont tenu le premier débat de la campagne, aux journées d’été du Medef. Pendant plus de deux heures, Bruno Retailleau (les Républicains), Edouard Philippe (Horizons), Raphaël Glucksmann (Place publique), Jean-Luc Mélenchon (la France Insoumise), Marine Le Pen (Rassemblement national), Gabriel Attal (Renaissance) et Marine Tondelier (les Ecologistes) ont échangé sur le sujet de la dette publique, des retraites ou encore du coût du travail.

Le