Il est l’un des nouveaux visages de la cuisine française. Celui qui a grandi aux confins de l’Île-de-France et des lignes du « RER E », se confie au micro de Rebecca Fitoussi sur ses premières expériences culinaires à la cantine, sa façon de diriger les équipes et avoue qu’il se verrait bien un jour en jury de l’émission qui l’a fait découvrir aux yeux du grand public.
Mory Sacko : « J’ai découvert la cuisine française à la cantine »
Il est l’un des nouveaux visages de la cuisine française. Celui qui a grandi aux confins de l’Île-de-France et des lignes du « RER E », se confie au micro de Rebecca Fitoussi sur ses premières expériences culinaires à la cantine, sa façon de diriger les équipes et avoue qu’il se verrait bien un jour en jury de l’émission qui l’a fait découvrir aux yeux du grand public.
Par Pierre Bonte-Joseph
Temps de lecture :
4 min
Publié le
Rien ne le prédestinait à devenir un jour le porte-drapeau d’une cuisine française d’avant-garde. L’univers de la restauration et de l’hôtellerie ? Mory Sacko l’avoue il l’a découvert à la télévision et à la cantine quand il était enfant : « à cet âge-là j’ai toutes les connaissances des cuisines de l’Afrique de l’Ouest. La cuisine française je ne la connais absolument pas ! Pour moi, le plat le plus français que j’ai mangé à ce moment-là c’est peut-être une blanquette de veau à la cantine, ce qui n’est peut-être pas le meilleur exemple de la gastronomie française ! » lâche-t-il dans un éclat de rire.
Une orientation professionnelle et la reconnaissance de ses professeurs vont achever de le confirmer dans son choix. Aujourd’hui s’il a, à moins de trente ans, ouvert son premier restaurant et décroché une étoile au guide Michelin, Mory Sacko le doit en grande partie à sa participation à l’émission « Top Chef » sur M6 comme il aime à le rappeler : « Dans l’émission il y a une exigence incroyable. On ne se rend pas compte, mais un jeune cuisinier on n’a jamais l’occasion de faire déguster sa cuisine à autant de chefs. Là on a un retour immédiat. Au final on progresse. Ils ont beau être différents, ces chefs ont des valeurs communes, ils ont des manières différentes, mais au final ils cherchent tous les mêmes tracés. Ça nous fait gagner cinq à dix ans, parce qu’avant d’avoir ce déclic tout seul dans sa cuisine le temps passe ! »
Pourquoi pas être juge dans l’émission « top chef », c’est marrant à faire !
Une émission dont il n’exclut pas un jour de devenir juré tant il en garde un bon souvenir : « Pourquoi pas être juge dans l’émission « top chef », c’est marrant à faire. Moi c’est une émission que j’ai adoré faire et c’est un programme qui, pour moi, a changé beaucoup notre métier ».
Un nouveau chef y compris dans ses rapports avec ses équipes
Croisement des influences, ouverture sur le monde, mariage des techniques, si la cuisine française n’a jamais cessé de chercher de nouvelles formes et de nouveaux goûts, la jeune génération de cuisiniers dont Mory Sacko est un ambassadeur entend aussi changer les règles de vies en cuisine.
Je prône un management très humain
Pour ce chef qui se sent « bien dans l’époque et avec les autres », l’influence et la générosité de Thierry Marx ont été déterminantes : comme lui « je prône un management très humain » avoue-t-il, avant de dérouler ce qui est presque une profession de foi de sa responsabilité en tant que chef d’équipe : « On va accompagner nos collaborateurs et je vais leur amener ma vision. Je veux qu’ils y adhèrent, qu’ils me suivent et qu’ils sentent libres de me proposer des choses ; j’ai autant à apprendre d’un commis ou d’un sous-chef qui sont à différents échelons en dessous de moi. Ils peuvent tous m’apporter quelque chose ! ».
A quand un nouveau Mory Sacko ?
A l’affût de nouveaux talents, le jeune chef reconnaît pour l’instant que malgré sa curiosité il « n’a pas encore trouvé le nouveau Mory Sacko » même si reconnaît-il, ce qu’il adore « c’est de pouvoir voir les gens grandir ; qu’ils prennent confiance et qu’ils trouvent leur propre voie. C’est important de se dire qu’ils vont faire un bout de chemin avec moi et qu’après ils vont s’affirmer et faire leur propre cuisine. » Comme lui.
Selon la troisième édition du baromètre Ifop pour la Fondation pour l’enfance, publiée ce vendredi 17 avril, les représentations de l’autorité et du recours aux punitions corporelles diffèrent nettement selon le genre. Malgré leur interdiction depuis 2019, les violences éducatives ordinaires restent largement ancrées dans les pratiques parentales.
Les sénateurs ont adopté ce 16 avril les mesures de la loi-cadre sur les transports, qui prévoient de renforcer la prévention contre la consommation de drogues chez les conducteurs de bus et de cars. Les dispositions sont la conséquence de l’accident mortel de Châteaudun du 30 janvier 2025.
La commission d’enquête sur « les zones grises de l’information » poursuit ses travaux au Sénat. Trois responsables de médias engagés – Blast, StreetPress et Basta ! – étaient auditionnés ce mardi 14 avril. Les intervenants ont en particulier été interrogés sur la limite à définir entre information et opinion. Mais aussi sur leur modèle de financement, qui demeure fragile. « C’est impossible de travailler sur un sujet sans aller chercher les versions de toutes les parties prenantes », a assuré Johan Weisz, fondateur de StreetPress, devant les sénateurs.
Le décret reportant la majoration pour âge de 14 à 18 ans, dans le versement des allocations familiales, va peser sensiblement sur les ressources de centaines de milliers de familles dès cette année, et beaucoup plus dans les années à venir.