Moscovici a reçu « des costumes en cadeau », sans « lien » avec ses fonctions
Le commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscovici a bien reçu "des costumes en cadeau" d'un "ami d'enfance", mais...

Moscovici a reçu « des costumes en cadeau », sans « lien » avec ses fonctions

Le commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscovici a bien reçu "des costumes en cadeau" d'un "ami d'enfance", mais...
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Le commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscovici a bien reçu "des costumes en cadeau" d'un "ami d'enfance", mais il n'existe "aucun lien" avec ses "fonctions politiques", a-t-il affirmé mercredi à l'AFP, réagissant à un article du Canard Enchaîné.

L'hebdomadaire satirique français révèle dans son édition de mercredi que M. Moscovici s'est "fait offrir des costards" de luxe de la maison Arnys à une époque "antérieure à 2012", où "la déclaration de ces largesses n'était pas obligatoire pour les parlementaires". Arnys est le même tailleur parisien que celui de François Fillon, le candidat Les Républicains à la présidentielle.

Toujours selon le Canard Enchaîné, les enquêteurs ont retrouvé la trace de ces cadeaux lors de perquisitions menées les 15 et 16 mars chez ce tailleur, dans le cadre de l'enquête pour trafic d'influence qui vise M. Fillon, à qui l'avocat proche des milieux de droite Robert Bourgi, figure de la "Françafrique", a offert pour 13.000 euros de costumes de luxe.

François Fillon est également mis en examen pour détournement de fonds publics, recel et complicité d'abus de biens sociaux.

"Il m'est effectivement arrivé dans le passé de recevoir des costumes en cadeau de la part de Laurent Max", un "ami d'enfance", a réagi mercredi M. Moscovici, précisant qu'il s'agissait "de vrais cadeaux entre vrais amis".

"Il n'a jamais existé aucun lien entre ses activités professionnelles et mes fonctions politiques", a-t-il ajouté.

Laurent Max-Starkman est négociant en vins en Côte-d'Or (est) et fournisseur, selon l’hebdomadaire satirique, de l'Elysée, de Matignon et du Quai d'Orsay.

"Il l'était bien avant que je sois ministre", se défend le commissaire européen dans l'hebdomadaire satirique.

"Ces cadeaux et mes relations avec Laurent Max ont toujours eu un caractère strictement privé", a insisté M. Moscovici auprès de l'AFP.

"J'ai été son témoin de mariage il y a 30 ans, bien avant mon engagement politique, il a été le mien, je suis le parrain de ses enfants", a-t-il précisé.

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