Motion de censure de gauche: Mélenchon salue une « ambiguïté levée » au PS
Le leader de La France Insoumise Jean-Luc Mélenchon s'est félicité vendredi d'une "ambiguïté levée" sur la ligne politique au PS...

Motion de censure de gauche: Mélenchon salue une « ambiguïté levée » au PS

Le leader de La France Insoumise Jean-Luc Mélenchon s'est félicité vendredi d'une "ambiguïté levée" sur la ligne politique au PS...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le leader de La France Insoumise Jean-Luc Mélenchon s'est félicité vendredi d'une "ambiguïté levée" sur la ligne politique au PS avec la décision de travailler à une motion de censure commune des trois groupes de gauche contre le gouvernement.

"Dès le 19 juillet, j'ai proposé qu'on ait une motion de censure (...) pas parce que nous pensions que la motion de censure allait tout régler. Mais la motion de censure au moins pouvait rétablir l'ordre républicain", a déclaré M. Mélenchon lors d'une conférence de presse. Il a rappelé qu'il s'agissait d'obtenir des explications du gouvernement sur l'affaire Benalla au vu d'une "crise institutionnelle".

"Hier, le bureau national du PS a donné son accord pour une motion de censure. Bon, c'est bien et nous sommes très contents. D'autant que comme elle ne peut pas se déposer sans nous, nous voyons que c'en est fini du +ni-Macron, ni-Mélenchon", a poursuivi cet ancien candidat à la présidentielle.

"C'est aussi un événement politique à sa manière", aux yeux de M. Mélenchon. "Une question politique est tranchée. La dernière fois que nous avons voté sur la confiance au gouvernement, 5 membres du groupe socialiste ont voté la confiance, trois contre et tous les autres se sont abstenus", a-t-il ajouté, affirmant qu'avec une motion de censure de gauche, "le Parti socialiste est maintenant un parti d'opposition frontale au gouvernement".

Les présidents des trois groupes de gauche devaient se réunir en début d'après-midi pour travailler sur le texte de la motion et décider de son premier signataire, chargé de la défendre à la tribune de l'Assemblée.

Le leader de LFI a proposé que la décision se fasse par tirage au sort, disant entendre "parfaitement que le parti socialiste n'ait pas envie de donner tout soudain l'impression d'une conversion à (s)a personne" et que "d'un autre côté il ne peut pas être question qu'on demande au PS de représenter notre point de vue".

M. Mélenchon, qui a déjà indiqué que son groupe voterait la motion de LR, a rappelé que les groupes de gauche avaient jusqu'à dimanche 17H00 pour déposer leur motion s'ils se mettent d'accord, qui serait débattue mardi à 15H00 en même temps que celle de LR, mais avec un vote séparé.

Le PS, qui plaidait initialement pour que le premier signataire de la motion soit socialiste, compte tenu de la supériorité numérique de son groupe, s'est dit ouvert à un compromis vendredi à la mi-journée.

"Je propose que ce soit le président du groupe GDR (communiste) André Chassaigne. Je ne suis pas quelqu'un de buté, on prend le dénominateur commun", a déclaré à l'AFP la présidente du groupe Nouvelle Gauche, Valérie Rabault.

La députée a récusé dans les couloirs de l'Assemblée tout "changement de doctrine".

"On ne peut pas dire que les députés socialistes et apparentés (..) n'aient pas eu des votes extrêmement clairs" depuis un an, a-t-elle affirmé.

La responsable socialiste a par ailleurs précisé que son groupe n'avait pas tranché sur son éventuel vote de la motion LR.

Partager cet article

Dans la même thématique

MUNCIPALES 2026 Edouard Philippe holds final campaign rally ahead of 2026 municipal elections in Le Havre
4min

Politique

Sondage : Edouard Philippe bondit, l’ex-Premier ministre désormais favori pour 2027

Edouard Philippe apparaît dans le dernier baromètre Odoxa pour Public Sénat et la presse régionale comme le seul candidat susceptible de se qualifier au second tour de la présidentielle face à un Jordan Bardella ultradominant. L’ancien Premier ministre enregistre une progression spectaculaire de huit points, et prend ainsi le large sur d’autres compétiteurs, comme le social-démocrate Raphaël Glucksmann et Bruno Retailleau, le patron des LR. Surtout, il est désormais en position de battre le RN au second tour.

Le

President Donald Trump Delivers Joint Address To Congress in Washington
6min

Politique

Administration Trump : après les soupçons de délits d’initiés, les questions posées par des transactions sur Polymarket

À chaque revirement de Donald Trump - et ils sont nombreux - des transactions suspectes sont repérées par des analystes financiers. Si aucun délit d’initié n’a pour le moment été identifié, l’essor de sites comme Polymarket qui permettent de parier sur des événements géopolitiques notamment, soulèvent des questions de régulation.

Le

Paris: Questions au gouvernement Senat
9min

Politique

Sénatoriales : après les municipales, le groupe LR pourrait « perdre de 3 à 5 sièges », face à la poussée du RN

Les municipales permettent déjà de faire des projections sur les sénatoriales de septembre 2026. Sur le papier, les LR craignent de perdre 3 à 5 sièges, mais le scrutin de 2029 s’annonce meilleur. Au groupe centriste, son président Hervé Marseille mise sur une « forme de stabilité ». Globalement, le sénateur LR Roger Karoutchi assure qu’« il n’y a pas de risque sur la majorité sénatoriale », qui restera « très large ».

Le