Des "décisions" doivent être annoncées mercredi en fin de journée pour régler la situation conflictuelle créée par les candidatures rivales de deux membres du gouvernement, Didier Guillaume et Jean-Baptiste Lemoyne, aux municipales de Biarritz, a indiqué la porte-parole du gouvernement.
"Des décisions seront annoncées aujourd'hui en fin de journée" avec "l'objectif de mettre fin aux divisions locales", a déclaré Sibeth Ndiaye à l'issue du conseil des ministres.
Emmanuel Macron a reçu le ministre de l'Agriculture Didier Guillaume mardi soir "et il a souhaité que "de l'ordre revienne dans ce qui peut apparaître comme du désordre" à Biarritz, a-t-elle précisé.
Le secrétaire d'Etat aux Affaires Etrangères Jean-Baptiste Lemoyne le 15 janvier sur le perron de l'Elysée
AFP
Le Premier ministre Edouard Philippe avait estimé mi-janvier qu'il n'était "pas envisageable que deux membres du gouvernement puissent être candidats l'un contre l'autre durablement", après l'annonce par M. Guillaume qu'il présentait à Biarritz une liste opposée à celle du maire sortant (MoDem) Michel Veunac, sur laquelle se présente le secrétaire d'Etat au Tourisme et au Commerce extérieur Jean-Baptiste Lemoyne.
M. Guillaume a assuré mardi qu'il "respectera l'arbitrage du président de la République". "Ce n'est pas possible que deux membres du gouvernement se présentent l'un contre l'autre, même si mon collègue est sur une liste et que moi j'aspire à être maire", a-t-il ajouté sur BFMTV et RMC.
La République en Marche s'apprête à officialiser, lors de son bureau exécutif mercredi soir, son soutien à Michel Veunac pour les élections du 15 et 22 mars.
Le sénateur (LR) Jean-François Husson ressort mécontent d’une réunion sur les perspectives des finances publiques, à laquelle a participé le gouvernement, des parlementaires, des représentants des collectivités locales ou encore de la Sécurité sociale. « Beaucoup de communication et très peu d’action », déplore le sénateur. Bercy annonce des mesures supplémentaires de freinage de la dépense, à hauteur de 3 milliards d’euros.
Coup de théâtre dans l’affaire de détournement de fonds publics des assistants parlementaires européens du FN, la Cour d’appel n’a pas suivi les réquisitions du parquet et a réduit la peine d’inéligibilité de Marine Le Pen de 5 ans à 45 mois dont 30 mois avec sursis et à une peine de trois ans de prison ferme dont un an sous bracelet électronique. Elle pourrait donc être candidate à l’élection présidentielle.
A l’issue du délibéré, dans l’affaire de détournement de fonds publics des assistants parlementaires européens du FN, la cour d’appel de Paris a revu à la baisse la condamnation de la députée RN. Condamnée à 45 mois d'inéligibilité, dont 30 avec sursis, elle peut en théorie être candidate à la présidentielle de 2027, mais la cour d'appel de Paris l'a aussi condamnée à un an de prison aménageable sous bracelet électronique. Or, Marine Le Pen a d’ores et déjà estimé qu’il ne lui serait « pas possible » de faire campagne dans ces conditions. La décision d’être candidate lui revient.
Le candidat à la présidentielle et sénateur LR a appelé la justice à être « impartiale », affirmant au micro de BFMTV que « les hommes et femmes politiques ne sont ni en dessous des lois, ni au-dessus », à quelques heures de la décision de la Cour d’appel sur le sort de Marine Le Pen dans l’affaire des assistants parlementaires. Que la leader du RN soit jugée inéligible ou non, « ça ne changera rien » en vue de la présidentielle, assure-t-il.