Municipales à Lille : la sécurité au cœur des débats
À moins d’un mois des municipales, les cinq principaux candidats à la mairie de Lille ont confronté leurs propositions en matière de sécurité. Un sujet jugé prioritaire par les Lillois.

Municipales à Lille : la sécurité au cœur des débats

À moins d’un mois des municipales, les cinq principaux candidats à la mairie de Lille ont confronté leurs propositions en matière de sécurité. Un sujet jugé prioritaire par les Lillois.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

La sécurité est la première préoccupation des Lillois selon un sondage commandé par La voix du Nord. Un thème qui a fortement divisé les candidats à la mairie de Lille lors de notre débat en partenariat avec La voix du nord, l’arène de Sciences Po Lille et Wéo TV. La vidéo-surveillance et l’armement de la police municipale étaient au cœur du débat.  

Si la cité lilloise s’est dotée de caméras de vidéo-surveillance, le dispositif ne convainc ni l’écologiste Stéphane Baly ni le candidat Insoumis Julien Poix qui a ciblé Martine Aubry sur le sujet : « Je ne crois pas à la solution de la vidéo-surveillance (…) Je regrette que Mme Aubry ait baissé les bras sur cette question ». L’actuelle maire de Lille a assumé l’installation des 5047 caméras à Lille tout en sermonnant ses contradicteurs. « S’il y a bien un sujet qui ne mérite pas, et qui ne peut pas donner lieu à de l’amateurisme ou de la démagogie, c’est bien la sécurité », a-t-elle lancé.

« Ce n’est pas à la police municipale d’être armée et de faire les cowboys »

Violette Spillebout, candidate investie par LREM, est, elle aussi, favorable à la vidéo-surveillance tout comme le candidat LR, Marc-Philippe Daubresse. Ce sont également les deux seuls à se prononcer pour l’armement de la police municipale. « Je suis un pragmatique, je me suis posé la question d’armer les policiers municipaux mais la délinquance a fortement changé de nature, les trafics de drogue sont pris en main par des mafias ce qui n’était pas le cas il y a une dizaine d’années », justifie Marc-Philippe Daubresse.

Une proposition sévèrement critiquée par le candidat de la France insoumise : « La police nationale, sa mission c’est d’assurer la sécurité. Ce n’est pas à la police municipale d’être armée et de faire les cowboys. Lille, ce n’est pas Gotham city. Chacun sa mission ».  Des positions irréconciliables qui seront tranchées par les Lillois dans les urnes les 15 et 23 mars prochains.

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Attal porte parole
9min

Politique

« Ce n’est pas la saison 3 du macronisme, ni un retour à l’UMP » : Gabriel Attal joue la carte des « nouveaux visages » pour marquer sa différence avec Edouard Philippe

Avec un mélange de « nouveaux visages » et de fidèles pour former son équipe, Gabriel Attal entend enclencher une « nouvelle phase » de sa campagne présidentielle. Il continue de marquer sa différence avec Edouard Philippe et compte créer la dynamique cet automne. « Les Français ne supporteraient pas d’élire un Président par défaut », soutient le candidat Renaissance.

Le

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
6min

Politique

Présidentielle 2027 : Bruno Retailleau veut « renverser la table » avec une profonde réforme constitutionnelle

S’il est élu président de la République en 2027, Bruno Retailleau veut faire de la réforme constitutionnelle sa première grande réforme. Le président des Républicains entend engager, dès le début de son mandat, une refonte des institutions destinée à renforcer le pouvoir des citoyens, réaffirmer la primauté du droit français et donner davantage de marges de manœuvre au Parlement, notamment sur l’immigration et la sécurité.

Le

Blois: Raphael Glucksmann at summer convention campusPS
10min

Politique

« Si Raphaël Glucksmann veut jouer la finale de la Ligue des champions, il ne peut pas avoir peur des barrages » : tensions autour de l’organisation des débats de la primaire PS

Alors que l’équipe de Raphaël Glucksmann prône l’organisation d’un seul débat, sur le service public, dans le cadre de la primaire PS/Place Publique, les autres candidats en veulent trois. « Les bras m’en tombent. Je ne comprends pas le raisonnement », pointe le sénateur Rémi Cardon, soutien d’Olivier Faure, lui aussi candidat. « Ça ne pose aucun problème à Raphaël Glucksmann qu’il y ait deux ou trois débats », assure pourtant le sénateur Place Publique Bernard Jomier, qui pointe des polémiques « pas à la hauteur », y compris de la part de soutiens socialistes de son candidat…

Le

Bourgoin-Jallieu  demonstation against sexual violence targeting women and children
6min

Politique

Loi intégrale contre les violences sexuelles : « Que le gouvernement aborde l'examen de ce texte avec humilité et en ayant en tête son bilan », enjoint Laurence Rossignol

Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé l'inscription de la proposition de loi « intégrale » contre les violences sexistes et sexuelles comme premier texte de l'ordre du jour de l'Assemblée nationale lors de la reprise de la session ordinaire, début octobre. Ce texte de 69 articles est inspiré des 140 propositions élaborées par une coalition d'associations féministes et de défense des droits des enfants. Le meurtre dramatique de la jeune Lyhanna avait mis la pression sur l'exécutif, poussé par l'opposition de gauche et le bloc central, à aborder les violences sexuelles et sexistes dans une approche systémique.

Le