Municipales à Lille: meetings LREM perturbés ou annulés, la candidate porte plainte
La candidate LREM aux élections municipales à Lille, Violette Spillebout, a porté plainte pour "entrave" à la liberté de réunion...

Municipales à Lille: meetings LREM perturbés ou annulés, la candidate porte plainte

La candidate LREM aux élections municipales à Lille, Violette Spillebout, a porté plainte pour "entrave" à la liberté de réunion...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

La candidate LREM aux élections municipales à Lille, Violette Spillebout, a porté plainte pour "entrave" à la liberté de réunion et d'expression après que plusieurs de ses réunions publiques ont été perturbées, voire annulées, par des manifestants dénonçant notamment la réforme des retraites.

"J'ai déposé plainte ce matin au commissariat de police" pour dénoncer ce "harcèlement" et cette "incitation à la haine", a déclaré mercredi à l'AFP la candidate du parti du président Emmanuel Macron.

Mme Spillebout a également envoyé un communiqué à chacun des candidats lillois pour leur demander de "condamner sans réserve ces actions" menées par des individus qui ont proféré "cris, insultes et menaces".

Elle dénonce notamment la publication sur les réseaux sociaux par le collectif d'extrême gauche "Lille Insurgée" des différents rendez-vous de campagne de la candidate LREM. "Nous vous partageons" ces rendez-vous "afin que vous puissiez vous y rendre plus facilement", écrivait lundi, avec un clin d'oeil, le collectif sur Facebook.

Dénonçant tout "amalgame" entre "Lille insurgée" et La France insoumise, le candidat LFI à Lille, Julien Poix, a indiqué à l'AFP qu'il porterait plainte "contre toute personne incriminant" les militants mélenchonistes.

Mais, a-t-il ajouté dans un communiqué publié dans la soirée, "il est absolument légitime que les citoyens interpellent les candidats de La Retraite En Moins (LREM) comme Violette Spillebout". "Celui qui empêche les réunions de Violette Spillebout, ce n'est pas le citoyen en colère" mais "Emmanuel Macron, qui sabote les élections municipales en refusant de retirer sa réforme des retraites", a-t-il déclaré.

"Quand il y a eu des faits de violences et des dégradations, nous les avons condamnées fermement", a réagi auprès de l'AFP l'entourage de la maire PS Martine Aubry, candidate à sa succession. "Mais là, il faut que Mme Spillebout accepte le débat démocratique sur les réformes du gouvernement qu'elle soutient", a-t-on ajouté.

Même son de cloches du côté du candidat EELV Stéphane Baly: "si les agressions sont inacceptables, et nous les avons dénoncées, ce n'est pas la même chose que des gens manifestent une certaine opposition au parti présidentiel. Il y a un côté victime autoproclamée chez Mme Spillebout", a-t-il déclaré à l'AFP.

Partager cet article

Dans la même thématique

PSG Victory Celebration Champions League Paris
7min

Politique

Violences après la victoire du PSG : « Plutôt une spécificité parisienne que française », note le politiste Fabien Jobard

Le deuxième sacre du PSG en ligue des Champions ce week-end a une nouvelle fois été marqué par des scènes de débordements, de casses et de violences dans l’espace public. Des faits qui ont conduit à 890 interpellations. Fabien Jobard, directeur de recherches au CNRS rappelle la particularité du club de la capitale dont « l’essentiel des forces supportrices vient de banlieues parisiennes. Des territoires caractérisés par la récurrence des affrontements entre ses habitants et la police ».

Le

UNIVERSITE TOULOUSE CAPITOLE
6min

Politique

Parcoursup, apprentissage… que contient le projet de régulation de l’enseignement supérieur privé examiné ce lundi par le Sénat ?

Les sénateurs examinent en séance ce lundi 1er juin le projet de loi sur la régulation de l’enseignement supérieur privé, censé offrir des garanties aux étudiants face aux pratiques douteuses d’une partie du secteur. Un agrément de l’État et une réforme des conditions de l’apprentissage sont prévus dans le texte issu de la commission.

Le

Paris Gabriel Attal Meeting
8min

Politique

« Un an pour convaincre » : pour son premier grand meeting, Gabriel Attal mise sur « l’espoir » et joue sa différence avec Edouard Philippe

Devant 5.000 personnes réunies à Paris, Gabriel Attal a réussi sa première grande démonstration de force. Le candidat à la présidentielle entend dessiner un projet loin du « pessimisme » ambiant avec « quatre chantiers capitaux » : l’école, avec « moins de 20 élèves par classe » en primaire, les salaires, les frontières et l’intelligence artificielle, et « deux dettes à résorber », celle des finances publiques et du réchauffement climatique. Mais il n’oublie pas de se démarquer de son principal concurrent, un certain Edouard Philippe…

Le