Municipales à Marseille : Bruno Gilles quitte LR, Samia Ghali se lance aussi, sans le PS
Le sénateur Bruno Gilles, qui n’a pas obtenu l’investiture de son parti pour les municipales de la cité phocéenne, quitte LR et se lancera en « candidat libre ». L’ancienne socialiste Samia Ghali a elle officialisé sa candidature, elle aussi comme indépendante.

Municipales à Marseille : Bruno Gilles quitte LR, Samia Ghali se lance aussi, sans le PS

Le sénateur Bruno Gilles, qui n’a pas obtenu l’investiture de son parti pour les municipales de la cité phocéenne, quitte LR et se lancera en « candidat libre ». L’ancienne socialiste Samia Ghali a elle officialisé sa candidature, elle aussi comme indépendante.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Il y aura donc bien trois sénateurs engagés dans la bataille des municipales à Marseille, les premières depuis 1983 où l’actuel maire Jean-Claude Gaudin (LR) ne sera pas candidat. Outre le sénateur du Rassemblement national Stéphane Ravier, maire des 13e et 14e arrondissement jusqu’à la loi sur le non-cumul, l’élection comptera également Bruno Gilles (ex-LR) et Samia Ghali (ex-PS).

La droite partira en ordre dispersé. Les Républicains ont choisi d’investir Martine Vassal, présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône depuis 2015 et présidente de la métropole d'Aix-Marseille-Provence. Son rival Bruno Gilles, sénateur LR, ne renoncera pas.

« Le combat de ma vie », souligne Bruno Gilles (ex-LR)

En campagne depuis plus d’un an, cet engagement représente pour lui le « combat de [sa] vie ». Ce dernier a déclaré ce lundi qu’il quittait son parti (et la présidence de la fédération départementale) pour mener campagne en « candidat libre ». Dans ces conditions, difficile de parler de dissidence. Au Sénat, il restera membre du groupe, mais y siégera comme apparenté.

Bruno Gilles compte sur le premier tour pour « se compter » et espère faire monter les enchères pour le second tour, secteur par secteur. Impuissant, le président du conseil régional, Renaud Muselier, avait déclaré le 28 novembre sur notre antenne, qu’il ferait « tout » pour qu’ils « ne se présentent pas tous les deux ».

« La ville a besoin que l'on soit la vraie madone de Marseille », fait valoir Samia Ghali (ex-PS)

À gauche, les forces sont éclatées aussi. La veille, c’est l’ancienne socialiste Samia Ghali qui a officialisé sa candidature dans le JDD. Élue pour la première fois sénatrice en 2008 sous les couleurs du Parti socialiste et maire des 15e et 16e arrondissements de Marseille (jusqu'à la loi sur le non-cumul), Samia Ghali se dit être « prête » et se relance à nouveau dans les quartiers Nord. « La ville a besoin que l'on soit la vraie madone de Marseille », a insisté celle qui avait été battue par Patrick Mennucci lors de la primaire socialiste pour les municipales de 2014.

La sénatrice, qui siège toujours dans le groupe socialiste et républicain au Sénat, affirme avoir quitté son parti en 2018. Début juillet, elle a créé son propre mouvement, « Marseille avant tout », qui revendique 6000 adhérents. « Libre à qui veut de rejoindre mon mouvement », selon elle. Mais à l’heure actuelle, elle précise n’avoir « aucune discussion avec les partis de gauche ».

Parmi les autres forces officialisées en présence, on compte également à Marseille le patron de l'UDE (Union des démocrates et des écologistes) Christophe Madrolle et Stéphane Barles pour Europe Écologie-Les Verts. L’union du reste de la gauche peine à se concrétiser, entre le « Printemps marseillais » (regroupant des personnalités du PS, du PCF, de la France insoumise) et le « Pacte démocratique », collectif regroupant des citoyens et des militants de quartiers.

Du côté de la République en marche, l'ancien président de l'Université Aix-Marseille, Yvon Berland, devrait être désigné ce lundi par la commission nationale d'investiture du parti.

Partager cet article

Dans la même thématique

ill_institution_assemblee_nationale_15
10min

Politique

Les pétitions, un nouvel outil de pression citoyenne sur le débat public ?

Du succès de la mobilisation contre la loi Duplomb au classement sans suite de la pétition sur la présomption de légitime défense des forces de l’ordre, les pétitions en ligne s’imposent comme un nouveau mode d’interpellation des élus. Sans portée juridique contraignante, elles peinent toutefois à infléchir le travail parlementaire. Leur succès révèle surtout l’aspiration croissante des citoyens à peser sur les décisions publiques entre deux élections, alors que les institutions peinent encore à leur ouvrir une véritable place.

Le

Recolte betterave 2020
7min

Politique

Projet de loi d'urgence agricole : une censure du Conseil constitutionnel est-elle envisageable ?

Mercredi, le Parlement a définitivement adopté le projet de loi d'urgence agricole qui prévoit l'utilisation à titre dérogatoire, pour certaines cultures, de deux néonicotinoïdes interdits en France. Un texte qui va faire l'objet d'une saisine du Conseil constitutionnel par différents groupes politiques. L'année dernière, les Sages avaient censuré une disposition similaire issue d'un texte d'origine sénatoriale, mais les parlementaires ont, depuis, revu leur copie.

Le

Paris : Weekly cabinet meeting at Elysee Palace
5min

Politique

Quels ministères ont connu le plus de ministres pendant les mandats d’Emmanuel Macron ?

Les deux quinquennats d’Emmanuel Macron ont été marqués par un nombre important de gouvernements. Sur ces neuf ans, c’est le ministère de la Santé qui a connu le plus de ministres, talonné par les ministères en charge des Collectivités territoriales ou de l’Environnement. Les Armées, l’Economie et les Affaires étrangères sont ceux avec le plus de stabilité. Le reflet de choix politiques ou le fruit d’une instabilité politique ?

Le