Le député LREM de Marseille Saïd Ahamada, qui s'était déclaré candidat à la mairie de Marseille, a annoncé mardi à l'AFP qu'il soutenait Yvon Berland, désigné lundi soir comme candidat LREM dans la cité phocéenne.
"J'ai pris la décision de soutenir Yvon Berland, il faut que l'on rassemble et je ferai tout pour parvenir à un rassemblement", pour "créer une dynamique et gagner" a déclaré M. Ahamada. Assurant n'avoir "rien négocié avec M. Berland", il dit ne pas exclure de se présenter comme tête de liste dans un des huit secteurs de Marseille.
Se disant "déçu à titre personnel" de ne pas avoir été investi par la commission nationale d'investiture de son parti, M. Ahamada s'était lancé mi-novembre à 47 ans dans la course à la mairie sans attendre la décision de la commission, assurant alors qu'il serait candidat "quoi qu'il arrive".
"Aujourd'hui, on en est au rassemblement. J'appelle à ce qu'un maximum de personnes qui veulent apporter une pierre à l'édifice nous rejoignent", a-t-il martelé mardi, assurant ne pas vouloir être "le fossoyeur de Marseille".
Fils d'immigré comorien qui a grandi dans un quartier sensible de Marseille, la cité Felix-Pyat (3e), Saïd Ahamada, investi comme député notamment dans les dossiers de politique de la ville et d'environnement, entend faire campagne sur "un projet écologique pour Marseille" et "réconcilier les Marseillais entre eux".
Elu député des quartiers nord de Marseille en 2017, Saïd Ahamada avait été le premier à se déclarer candidat à l'investiture LREM pour la mairie le 8 juin, suivi par Yvon Berland, ancien président de l'université Aix-Marseille, le 18 juillet.
La semaine dernière, le doyen de la faculté de droit d'Aix-en-Provence Jean-Philippe Agresti est lui aussi entré dans la course en demandant le soutien de LREM.
Yvon Berland, président de l'université de Aix-Marseille, le 24 février 2009 lors d'une conférence de presse
AFP/Archives
"On a besoin d'eux. L'intelligence collective nous permettra d'y arriver", a réagi mardi matin Yvon Berland dans une interview publiée dans la Provence, au sujet de M. Agresti et M. Ahamada. Ce médecin de profession s'est gardé de tout triomphalisme: "tout le monde me dit bravo, félicitations, mais je n'ai rien gagné".
Novice en politique, à 68 ans, M. Berland a assuré dans la Provence: "Nous, nous représentons quelque chose de nouveau. Les électeurs seront tentés d'essayer"
Il place en tête de ses priorités "l'habitat", la "sécurité", la "propreté", les "mobilités", avec comme fil rouge l'école. "On me dit qu'il faut faire rêver les Marseillais. Leur rêve, c'est de vivre dans la normalité", affirme-t-il.
Parmi les candidats pour succéder à Jean-Claude Gaudin lors des municipales des 15 et 22 mars à Marseille figurent notamment le sénateur RN Stéphane Ravier, la présidente LR du département Martine Vassal, Sébastien Barles pour EELV ou la sénatrice ex-PS Samia Ghali.
Le candidat de la gauche unie, hors LFI, mise sur un projet classique de gauche, mêlant mesures sociales et écologiques. Il récuse les attaques de la droite sur le manque de sérieux budgétaire et renvoie « Rachida Dati et Sarah Knafo » dos à dos. Pour le socialiste, ce sont « les deux faces d’une même pièce ».
Organisée à quelques semaines des élections municipales, une consultation Ipsos bva pour le Sénat souligne l'incertitude de près de la moitié des maires sur une nouvelle candidature. La difficulté de concilier mandat et vie privée est largement invoquée, mais d’autres motivations sont régulièrement citées, comme les violences verbales ou physiques et le manque de reconnaissance.
Inédit dans l’histoire récente, le Premier ministre a saisi lui-même le Conseil constitutionnel sur le budget. Sébastien Lecornu s’interroge notamment sur la solidité juridique de dispositifs, portant sur des niches fiscales et taxation de grandes entreprises. Les socialistes craignent la remise en cause à retardement d’éléments constitutifs du pacte de non-censure.
Alors que les femmes représentent aujourd’hui la moitié des joueurs de jeux vidéo, elles ne constituent qu’environ 10 % des streamers sur les grandes plateformes. Lors d’une table ronde organisée par la délégation aux droits des femmes, au Sénat, streameuses, journalistes et professionnelles du secteur ont dressé un constat sévère : le streaming, devenu un véritable espace de travail et de carrière, reste structuré par des violences sexistes, racistes et économiques qui freinent, voire brisent, les trajectoires des femmes.