Municipales à Paris : les sénateurs LREM misent sur l’investiture de Griveaux
Les candidats LREM à l’investiture de Paris sont en pleine audition devant la commission nationale d’investiture en charge de les départager. Pourtant dans les rangs des sénateurs LREM, le verdict est déjà connu. Ce sera Benjamin Griveaux.

Municipales à Paris : les sénateurs LREM misent sur l’investiture de Griveaux

Les candidats LREM à l’investiture de Paris sont en pleine audition devant la commission nationale d’investiture en charge de les départager. Pourtant dans les rangs des sénateurs LREM, le verdict est déjà connu. Ce sera Benjamin Griveaux.
Public Sénat

Temps de lecture :

4 min

Publié le

Mis à jour le

« C’est important d’avoir un homme de confiance du Président pour la mairie de Paris » lâche une sénatrice à la sortie de la réunion de groupe LREM. Un autre est même surpris par notre question. « Mais, c’est Benjamin qui sera désigné » affirme-t-il comme une évidence avant qu’un autre élu ne se sente obligé de préciser qu’il « aime beaucoup Cédric Villani ».

Quelques heures avant les auditions des trois candidats à l’investiture LREM pour les municipales à Paris, l’ambiance était loin d’être fébrile dans les rangs des sénateurs LREM. Les trois députés LREM, Hugues Renson, Benjamin Griveaux et Cédric Villani, disposent d’1H30 chacun pour présenter leur projet devant la Commission nationale d'investiture (CNI). Des auditions qui, à entendre le député de l’Essonne, Cédric Villani, seront déterminantes. « J'y crois » a-t-il assuré sur BFM TV, ce matin.

« Pour Paris, ce serait ironique de dire qu’Emmanuel Macron s’en désintéresse complètement »

Et si parmi les cadres de La République en Marche, on répète à l’envi que c’est uniquement la CNI « qui prend les décisions », les récents déplacements d’Emmanuel Macron à Marseille puis à Lyon, laissent à penser que le chef de l’État surveille de près la situation dans les grandes villes (voir notre article). « Le délégué général de LREM, Stanislas Guérini, lui-même dit que c’est un mouvement essentiellement vertical et qui manque de transversalité (…) C’est un peu la pagaille, on ne sait pas très bien comment ça marche, qui prend les décisions et où. Ceci dit, c’est long de construire un parti » rappelle le sénateur des Français de l’étranger, Richard Yung avant d’ajouter : « Pour Paris, ce serait ironique de dire qu’Emmanuel Macron s’en désintéresse complètement ».

Malgré la belle fin de campagne de Cédric Villani, 600 personnes étaient rassemblées à son meeting, au théâtre du Gymnase, jeudi soir, ce serait donc « l’homme de confiance, » donc du chef de l’État, l’ancien porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux qui tiendrait la corde.

Municipales à Paris : Griveaux a les « qualités politiques et expérience » selon François Patriat
03:03

Benjamin Griveaux est « celui qui est parti le plus tôt ». « Il a des qualités politiques et une expérience politique qui vont lui servir dans une bataille qui va être très difficile » rappelle le président du groupe LREM. Car François Patriat ne s’en cache pas, son candidat favori pour briguer la mairie de Paris sous les couleurs de LREM, est l’ancien porte-parole du gouvernement. Pour autant, le sénateur de Côte d'Or assure que son opinion « ne préjuge pas de la décision de la commission ». « Je ne (la) connais pas (...) Je n’ai aucun écho ».

« Dans la salle de la commission nationale d’investiture, je ne savais pas si j’allais être désigné »

De son côté, Julien Bargeton, sénateur de Paris, un temps candidat à l’investiture et désormais soutien de Benjamin Griveaux, minimise le poids du Président dans le choix du candidat. « Il ne faut pas du tout sous-estimer cette étape de la commission nationale d’investiture. Les présentations, à Paris comme ailleurs, joueront un rôle très important dans le choix qui sera effectué. C’est là que se fera le choix (…)  Moi, je suis passé par là pour être sénateur. Quand je suis rentré dans la salle de la commission nationale d’investiture, je ne savais pas si j’allais être désigné » rapporte-il.

Le verdict de la CNI pour Paris sera connu au plus tard mercredi 10 juillet.

Partager cet article

Dans la même thématique

Blois: Political figure at summer convention campusPS.
9min

Politique

« Elle est capable de tout, de balancer un scud » : la présence de Ségolène Royal dans la primaire PS va-t-elle rebattre les cartes pour Raphaël Glucksmann ?

Candidate à la primaire PS/Place Publique, Ségolène Royal va-t-elle bousculer le scénario où Raphaël Glucksmann serait désigné ? « Il y a deux lignes politiques différentes dans la primaire : celle de l’union de la gauche », défendue par Ségolène Royal, et celle « d’union avec le centre droit » de Raphaël Glucksmann, pointe le directeur de campagne de la candidate, Luc Carvounas. Un point commun avec Olivier Faure, qui pourrait faire sens en cas de second tour face au candidat Place Publique…

Le

Paris : Rassemblement Loi Intégrale et Lyhanna
5min

Politique

Loi intégrale : les 1,5 milliard d’euros annoncés par le gouvernement sont-ils à la hauteur des besoins revendiqués par les associations ?

Dans une tribune publiée mardi 15 septembre dans Le Monde, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé près de 1,5 milliard d’euros pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles en 2027, auxquels s’ajouteraient 2,6 milliards d’euros pour la protection de l’enfance. Des montants que les associations jugent insuffisants pour financer l’ensemble des mesures prévues par la « loi intégrale ».

Le

Paris: Conference de presse Bruno Retailleau pouvoir d achat
4min

Politique

Budget : Bruno Retailleau demande au gouvernement le retour de la réforme des retraites

Sur franceinfo, le candidat LR à la présidentielle, Bruno Retailleau a développé un peu plus la ligne de responsabilité qu'il entend incarner en indiquant que sa famille politique allait demander le retour de la réforme des retraites dans le prochain budget. Une réforme que le gouvernement avait suspendue l'année dernière, dans le cadre d'un compromis avec les socialistes.

Le

Rachida Dati and Carlos Ghosn Face Corruption Trial in Paris
5min

Politique

Ouverture du procès pour corruption de Rachida Dati : retour sur l’affaire

Rachida Dati a-t-elle touché 900 000 euros pour soutenir les intérêts de Renault au Parlement européen ? L'ex-ministre de la Justice comparaît à partir de ce mercredi 16 septembre devant le tribunal correctionnel de Paris dans un retentissant procès pour corruption et trafic d'influence, jugée avec l'ex-PDG de Renault-Nissan CV (RNCV), Carlos Ghosn, absent à son procès aujourd’hui, pour avoir perçu de l'argent du constructeur lorsqu'elle était eurodéputée.

Le