Municipales: avec sa circulaire, le gouvernement « casse le thermomètre », juge Larcher
Le président LR du Sénat Gérard Larcher a estimé mercredi qu'avec sa circulaire limitant le "nuançage" des listes pour les...

Municipales: avec sa circulaire, le gouvernement « casse le thermomètre », juge Larcher

Le président LR du Sénat Gérard Larcher a estimé mercredi qu'avec sa circulaire limitant le "nuançage" des listes pour les...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le président LR du Sénat Gérard Larcher a estimé mercredi qu'avec sa circulaire limitant le "nuançage" des listes pour les élections municipales, le gouvernement "casse le thermomètre" pour "ne pas voir la réalité" du scrutin.

Le Conseil d'Etat se penche mercredi sur la légalité de cette circulaire, qui dispense les préfets d'attribuer une nuance politique aux listes des communes de moins de 9.000 habitants, contre 1.000 habitants auparavant.

Pour l'opposition, le gouvernement tente ainsi de gonfler artificiellement les scores de LREM, en gommant les résultats des petites communes où le parti présidentiel semble susceptible de réaliser de moins bons scores.

"Quelque part on casse le thermomètre parce qu'on ne veut pas voir la réalité de ces élections municipales qui ne devraient pas être très favorables à la majorité actuelle, et en cassant le thermomètre, on pense qu'on fera illusion", a estimé M. Larcher sur France Culture.

"On se prive d'un baromètre d'évaluation de la pensée politique sur le territoire", a-t-il ajouté, en soulignant que cet argument a été porté par une quarantaine de politologues dans une récente tribune dans Le Monde réclamant au ministre de l'Intérieur Christophe Castaner une révision de sa circulaire.

Le président du Sénat a en outre remarqué que "pour près de 34.000 communes, l'élection se fait sur un projet local avec des équipes locales, ce qui ne veut pas dire qu'elles n'aient pas de sensibilité politique, tout au moins le chef de file ou le maire sortant".

Six recours contre la circulaire ont été déposés devant la plus haute juridiction administrative par le parti Les Républicains, des élus LR, le parti socialiste, des élus PCF et le parti Debout la France. La décision devrait être mise en délibéré.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Session of questions to the government at the Senate
8min

Politique

Loi Yadan contre l’antisémitisme : les sénateurs dubitatifs à l’annonce de la reprise en main du gouvernement

Après le retrait à l’Assemblée nationale de la proposition de loi portée par la députée Renaissance Caroline Yadan, le gouvernement va reprendre la main et présentera un projet de loi sur la lutte contre l’antisémitisme devant le Sénat avant l’été. L’exécutif compte sur un accueil plus favorable à la chambre haute où la droite et le centre sont majoritaires. Mais les relations entre la majorité sénatoriale se sont tendues ces derniers temps.

Le

Paris: French Government Weekly Cabinet Meeting
3min

Politique

1er mai : boulangeries et fleuristes « indépendants » pourront faire travailler leurs salariés dès cette année, annonce Sébastien Lecornu

Le Premier ministre a mis sur la table, vendredi, un nouveau projet de loi d’élargissement du travail le 1er mai, uniquement ouvert aux boulangeries et fleuristes « indépendants et artisanaux ». En attendant son adoption formelle, il a assuré que des consignes seront données pour qu’aucun contrôle ne vienne entraver le travail de leurs salariés cette année.

Le

Festival Du Livre 2025
2min

Politique

Crise chez Grasset : au Festival du livre, Emmanuel Macron affiche sa volonté de défendre le « pluralisme éditorial »

En visite ce vendredi au Festival du livre, bousculé par la crise ouverte chez l’éditeur Grasset, Emmanuel Macron a voulu afficher sa défense du « pluralisme éditorial » et de « la liberté des auteurs ». Concernant la création d’une clause de conscience pour les auteurs, le Président a estimé que cela « doit se réfléchir ».

Le

FRA – BOOK – CONSENTEMENT
2min

Politique

Crise chez Grasset : la sénatrice Sylvie Robert (PS) propose de créer une clause de conscience pour les auteurs

Alors que plus de 150 écrivains annoncent quitter la maison d’édition Grasset pour protester contre le renvoi du PDG Olivier Nora, la sénatrice socialiste Sylvie Robert propose une « loi d’urgence » pour « protéger les auteurs ». Le but : permettre aux auteurs d’activer une clause de conscience en cas de changement radical de la ligne éditoriale de leur éditeur.

Le