Municipales: Faure (PS) exclut tout accord avec LREM
Le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, a exclu mardi tout accord avec la République en marche en vue de nouer des alliances...

Municipales: Faure (PS) exclut tout accord avec LREM

Le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, a exclu mardi tout accord avec la République en marche en vue de nouer des alliances...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, a exclu mardi tout accord avec la République en marche en vue de nouer des alliances pour les municipales de mars et aura plutôt "à coeur de rassembler la gauche européenne, sociale et écologiste".

"Il n'y aura pas d'accord avec la République en marche", a affirmé à l'AFP le député de Seine-et-Marne.

"Je ne vois pas ce que nous irions chercher dans une alliance avec la République en marche", avait-il expliqué un peu plus tôt sur Public Sénat.

Pour le scrutin municipal, "ça va se passer sur la base de projets municipaux et à chaque fois nous aurons à coeur de rassembler l'ensemble des forces" de la "gauche européenne, sociale et écologiste", a-t-il précisé.

Selon lui, sur "le plan national comme sur le plan municipal", ces forces "sont en fait majoritaires", même si profondément divisées aujourd'hui.

"La République en marche, en réalité, c'est elle qui est en difficulté dans l'élection municipale, parce que vous l'avez vu dimanche soir, le Rassemblement national comme la République en marche font d'excellents scores de 1er tour en raison de la division des autres mais ils n'ont aucune réserve de voix, aujourd'hui ils sont en fait très isolés", a analysé le patron des socialistes.

Lors du conseil national extraordinaire du PS ce mardi soir, M. Faure va demander "aux socialistes d'être dans le dépassement, de chercher à tendre une main en direction de toutes celles et ceux qui, à gauche, sont prêts à reconstruire une gauche européenne, sociale et écologiste".

Il a confirmé être déjà "en contact" avec ses homologues David Cormand (EELV) et Fabien Roussel (PCF). Pour les Insoumis, en revanche, "c'est plus compliqué", reconnaît-il. "Le rassemblement dépend d'eux: est-ce qu'ils sont prêts à abandonner le populisme et est-ce qu'ils sont prêts à abandonner cette idée de plan B au niveau européen? A ces conditions-là, la porte est ouverte".

"On a pendant deux ans subi la décomposition, maintenant il faut agir sur la recomposition. C'est l'heure du big bang !", a-t-il aussi lancé dans un entretien au Monde publié mardi.

Partager cet article

Dans la même thématique

Illustration Echarpe de Maire tricolore
5min

Politique

Violence envers les élus : « Avec la polarisation de la vie politique, le rapport à la violence a beaucoup évolué » 

Les élections municipales et l’installation des nouveaux maires ont été émaillées par des épisodes de violences : huées à Creil et Mantes-la-Jolie, saccage de la mairie de Fresnes, propos racistes à l’encontre du maire de Saint-Denis. Des faits qui interrogent sur la violence en politique. Un phénomène ardu à caractériser et à étudier, de par son caractère à la fois objectif et subjectif, pour le sociologue Olivier Wieviorka.

Le

Municipales: Faure (PS) exclut tout accord avec LREM
6min

Politique

« Education intégrale », non-mixité : Edward Whalley, bras droit de Pierre-Édouard Stérin, défend le modèle éducatif de l’Académie Saint-Louis

Auditionné par la commission d’enquête sur le financement privé de la vie démocratique, Edward Whalley a défendu l’action éducative des fondations de Pierre-Édouard Stérin. Le directeur du Fonds du Bien Commun devrait à nouveau être auditionné par la commission sur les autres activités financées par le fonds.

Le

Paris: Questions au gouvernement Senat
6min

Politique

Fin de vie, sécurité, ZFE, réseaux sociaux… Le calendrier législatif serré de l’exécutif pour rendre « utile » la fin du quinquennat

Le gouvernement espère faire passer d’ici l’été ses projets de loi phares avant d’être percuté par l’examen du budget 2027 à l’automne. Parmi les objectifs de l’exécutif, l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, la sécurité du quotidien et, surtout, l’ouverture de l’aide à mourir, une promesse d’Emmanuel Macron.

Le

social media illustration
4min

Politique

Interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans : divergence entre le Sénat et le gouvernement

En fin d’après-midi ce mardi, le Sénat examine la proposition de loi de la députée macroniste Laure Miller qui vise à interdire les réseaux sociaux au moins de 15 ans. Si le principe de l’interdiction, chère au chef de l’Etat, fait consensus à la haute assemblée, le gouvernement et le Sénat s’opposent sur les modalités juridiques de son application.

Le