Municipales : LR tranchera à l’automne sur les villes à « conflit » comme Nice
Le parti Les Républicains attendra l'automne, et l'élection en octobre de son nouveau président, pour décider des investitures...

Municipales : LR tranchera à l’automne sur les villes à « conflit » comme Nice

Le parti Les Républicains attendra l'automne, et l'élection en octobre de son nouveau président, pour décider des investitures...
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Le parti Les Républicains attendra l'automne, et l'élection en octobre de son nouveau président, pour décider des investitures aux élections municipales dans les villes à "conflit" comme Nice, a affirmé mardi son président par intérim Jean Leonetti.

"En intérim, je ne prendrai pas des décisions dans les situations de conflit. Parce que je n'ai pas la légitimité des militants pour le faire", a expliqué lors d'un point presse M. Leonetti, qui assure statutairement la présidence de LR depuis la démission début juin de Laurent Wauquiez, après la déroute du parti aux élections européennes (8,5%).

La Commission nationale d'investiture, présidée par le député et candidat à la mairie de Nice Eric Ciotti, doit se réunir mardi soir. Elle investira une vingtaine de candidats mais pas ceux de Nice, Marseille, Toulouse ou Paris.

"Nous sommes affaiblis. Quand on est faible, on ne se jette pas dans les bras de celui qui est fort (...) Un maire qui prend une étiquette LREM ne peut pas avoir l'investiture de LR", a ajouté M. Leonetti, qui a accueilli lundi dans sa ville d'Antibes les deux candidats LR adversaires à Nice : le maire sortant Christian Estrosi et Eric Ciotti.

"Ces deux hommes se détestent et c'est ça qui tue la politique", a déploré le chef de LR. Mais "souvent le temps résout les problèmes qu'on n'est pas capable de résoudre dans la violence et dans l'urgence. Donc on va voir. L'attente permet de voir les âmes fortes et les âmes faibles".

"Si un certain nombre de maires ne font pas un appel en disant +finalement Macron ce n'est pas si mal que cela+ (…) ça ne nous ferait pas de mal", a-t-il insisté.

En ce qui concerne Nice, "j'ai entendu Christian Estrosi prôner une alliance dès le premier tour entre LR et LREM. (…) Il n'y aura pas d'investiture LR-LREM à Nice parce qu'il n'y a pas de risque FN. Et s'il y avait un risque au deuxième tour, on serait capable d'aviser", a développé M. Leonetti.

M. Estrosi a qualifié auprès de l'AFP de "totalement faux" les propos de M. Leonetti au sujet d'une alliance de premier tour entre LREM et LR. Sur Radio Classique, il a dénoncé une "forme de sectarisme" de LR pour tarder à investir ses candidats à Toulouse et à Nice et a menacé de quitter le parti. "Si quitter sa famille comme l'ont fait Valérie Pécresse ou Xavier Bertrand ou ne pas la quitter vaut le même traitement, j'en tirerai peut-être les mêmes conséquences", a-t-il prévenu.

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