Politique
A une large majorité, les sénateurs ont adopté les conclusions de la commission mixte paritaire sur la simplification de la vie économique. Contre la volonté du gouvernement, le texte supprime les zones à faibles émissions.
Le
Par Helena Berkaoui
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Invité sur le plateau d’Allons plus loin, Jérôme Fourquet, directeur du département opinion à l’Ifop décrypte le paysage électoral à moins d’un mois des municipales. A Paris, où le retrait de Benjamin Griveaux a déstabilisé le parti présidentiel, le politologue explique que la maire actuelle conserve des chances d’être réélue. « Aujourd’hui, on a une bataille pour essayer d’incarner le leadership de l’opposition à Anne Hidalgo », observe Jérôme Fourquet quant aux campagnes d’Agnès Buzyn (LREM) et de Rachida Dati (LR) qui s’axent toutes deux autour de la sécurité et de la propreté.
« Tout ça va se jouer arrondissement par arrondissement (…) Si Anne Hidalgo fait un score qui n’est pas forcément très élevé mais qu’en face l’opposition à sa personne et à son projet se divise à parts égales entre les listes LR et les listes LREM, elle a alors des chances non négligeables de s’en sortir, analyse Jérôme Fourquet. Aux dernières élections européennes, Paris est une des villes qui a le plus voté pour les écologistes (...) Anne Hidalgo capte cet électorat ».
Jérôme Fourquet insiste par ailleurs sur le contexte particulier de ces municipales : « On a un paysage qui depuis de 2017 avec l’arrivée de LREM, l’effondrement du PS, l’effondrement de la droite maintenant la montée en puissance des écologistes, les tensions entre communistes et insoumis. On a un paysage électoral très éclaté, très archipelisé (sic) ». Une image qui renvoie au titre du livre remarqué de Jérôme Fourquet, « L'archipel français », publié aux editions du Seuil.
Ce paysage électoral éclaté ne devrait toutefois pas profiter au parti de Marine Le Pen. « Compte tenu de l’éclatement des forces politiques traditionnelles ou nouvellement émergées comme En Marche qui s’opposent au RN il y a une possibilité statistique ou mathématique qu’à 23, 24 % vous soyez en tête au premier tour. (…) Mais le RN a une vraie limite, c’est qu’il n’a pas d’allié, il n’a pas de réserve de voix donc il nous a habitué à faire des scores en boulet de canon au premier tour », décrypte le politologue.