Municipales/Lille: liste renouvelée pour Aubry, avec l’ex-députée Linkenheld en dauphine
La maire socialiste de Lille Martine Aubry, en course pour un quatrième mandat, a présenté samedi un programme fortement teinté d...

Municipales/Lille: liste renouvelée pour Aubry, avec l’ex-députée Linkenheld en dauphine

La maire socialiste de Lille Martine Aubry, en course pour un quatrième mandat, a présenté samedi un programme fortement teinté d...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

La maire socialiste de Lille Martine Aubry, en course pour un quatrième mandat, a présenté samedi un programme fortement teinté d'écologie et une liste renouvelée avec l'ex-députée Audrey Linkenheld en troisième position.

Avec pour slogan "Lille en commun, Lille en confiance", cette liste de 61 noms, renouvelée à 57%, comprend une moitié de candidats PS mais aussi des représentants du PCF et du PRG ainsi qu'un tiers de personnalités de la société civile.

On y retrouve notamment l'ex-députée PS et actuelle conseillère municipale Audrey Linkenheld, 46 ans, en troisième position -et donc future dauphine- ainsi que des proches de l'ancien ministre Patrick Kanner, dans le droit fil de la récente réconciliation entre la maire de Lille et le patron des sénateurs socialistes, autre ténor de la gauche nordiste, après plusieurs années de froid.

"C'est une liste de rassemblement de la gauche et des personnes de la société civile. Moi, contrairement à d'autres, je ne crache pas sur les partis politiques", a déclaré Mme Aubry lors d'une conférence de presse. "Tout cela s'est fait en accord avec le PS, avec l'idée de rassembler la gauche et le centre qui partagent nos valeurs".

Promettant de "ne pas augmenter les impôts" pendant le futur mandat municipal, l'ancienne ministre de l'Emploi a égrené les grands axes de son programme, mettant l'accent sur la "transition écologique", qui "doit aller de pair avec plus de justice sociale".

"Le premier objectif majeur est de faire une ville plus apaisée et durable. Nous devons aller encore plus vite pour nous adapter au changement climatique et en atténuer les effets", a déclaré Mme Aubry, prenant "l'engagement de réduire de 40% l'émission de gaz à effet de serre d'ici 2030".

Métamorphose paysagère, mobilités douces, lutte contre la pollution aux microparticules -"notre gros problème"-, efforts pour le "zéro déchet": elle a multiplié les clins d'oeil à l'écologiste Stéphane Baly, dont le parti a enregistré aux européennes de 2019 le meilleur score de son histoire à Lille (21,7%) et qui mène sa propre liste aux municipales.

A la tête de la ville depuis 2001, Martine Aubry, 69 ans, a annoncé fin novembre sa candidature à un quatrième et ultime mandat, dans un contexte délicat pour le PS qui a quasiment tout perdu en quatre ans dans la région. "Ne vous inquiétez pas, je ne serai pas à nouveau candidate", a-t-elle plaisanté samedi.

Sont également en lice pour les élections des 15 et 22 mars son ex-directrice de cabinet, Violette Spillebout (LREM), Stéphane Baly (EELV), Marc-Philippe Daubresse (LR), rejoint vendredi par la députée macroniste Valérie Petit et le chef de file de l'opposition Thierry Pauchet (divers droite), Julien Poix (LFI) et Eric Cattelin-Denu (RN).

Partager cet article

Dans la même thématique

Current affairs question session with the government – Politics
4min

Politique

Sénatoriales 2026 : le Parti socialiste lance ses troupes dans la bataille pour conserver sa place de second groupe au Sénat

À un peu plus de trois mois du renouvellement de la moitié du Sénat, le Parti socialiste a dévoilé une première vague de 73 candidats et chefs de file dans les départements concernés par le scrutin du 27 septembre 2026. Fort de son implantation locale consolidée lors des dernières municipales, le PS entend défendre ses positions et préserver sa place de deuxième groupe de la Haute Assemblée.

Le

Chômage après une rupture conventionnelle : le Sénat rétablit la réduction de la durée d’indemnisation
5min

Politique

Centres communaux d’action sociale : un amendement du Sénat fait craindre « une casse du système de solidarité »

Un amendement de la droite sénatoriale soutenu par le gouvernement dans le cadre de l’examen du projet de loi de Simplification des normes, prévoit de rendre facultative la création de centres communaux d’action sociale (CCAS). La majorité sénatoriale défend le principe de libre administration des collectivités, quand la gauche dénonce une future casse du système de solidarité.

Le