Le placement sous le statut intermédiaire de témoin assisté de la compagne de Richard Ferrand dans l'affaire des Mutuelles de Bretagne est "une bonne nouvelle" et montre que "la vérité fait son chemin", a déclaré vendredi à l'AFP Me Paul-Albert Iweins, avocat du président de l'Assemblée.
Le fait que Sandrine Doucen n'ait pas été, elle, mise en examen jeudi à l'issue de son audition par les juges lillois en charge de l'enquête constitue "une bonne nouvelle", a estimé Me Iweins, l'un des deux avocats, avec Philippe Bazire, de M. Ferrand.
"La vérité fait son chemin. Les commentateurs qui avaient cru pouvoir s'aligner sur la version d'Anticor", l'association anticorruption qui a déposé plainte avec constitution de partie civile dans cette affaire, "feraient bien d'être prudents", a-t-il ajouté.
L'entourage du président de l'Assemblée nationale avait lui aussi estimé jeudi que la non-mise en examen de Mme Doucen était "de nature rassurante pour la suite de l'instruction".
Sandrine Doucen a été placée jeudi soir sous le statut intermédiaire de témoin assisté pour "complicité de prise illégale d'intérêts et recel" dans l'affaire des Mutuelles de Bretagne, au lendemain de la mise en examen de M. Ferrand pour prise illégale d'intérêts dans cette même affaire.
Cette mise en examen est liée au fait que les Mutuelles de Bretagne, qu'il dirigeait alors, avaient décidé en 2011 de louer des locaux commerciaux appartenant à sa compagne.
Ce fidèle de la première heure d'Emmanuel Macron avait aussitôt réagi auprès de l'AFP dans la nuit de mercredi à jeudi en se disant "déterminé à poursuivre (sa) mission".
Le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand et sa compagne Sandrine Doucen le 15 octobre 2018 à Paris
POOL/AFP/Archives
L'affaire des Mutuelles de Bretagne avait conduit M. Ferrand à quitter le gouvernement en juin 2017. A peine nommé ministre de la Cohésion des territoires, il avait été épinglé par Le Canard enchaîné qui avait révélé l'affaire.
Le procureur de Brest avait ouvert une enquête préliminaire en juin 2017, classée sans suite en octobre. Il avait invoqué la prescription s'agissant d'un éventuel délit de prise illégale d'intérêts et jugé que les infractions d'abus de confiance et d'escroquerie n'étaient "pas constituées".
L'association anticorruption Anticor avait alors déposé une seconde plainte avec constitution de partie civile. L'information judiciaire, ouverte à Paris, avait été dépaysée à Lille en juillet 2018, un magistrat parisien lié à Anticor étant à l'origine de la procédure judiciaire.
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