« Nathalie Loiseau incarne parfaitement le pouvoir technocratique » estime Sophie Taillé-Polian
Sophie Taillé-Polian, sénatrice du Val-de-Marne et membre de Génération.s, réagit à l’imminente démission du gouvernement de Nathalie Loiseau.

« Nathalie Loiseau incarne parfaitement le pouvoir technocratique » estime Sophie Taillé-Polian

Sophie Taillé-Polian, sénatrice du Val-de-Marne et membre de Génération.s, réagit à l’imminente démission du gouvernement de Nathalie Loiseau.
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Nathalie Loiseau, ministre des affaires européennes va démissionner du gouvernement pour mener la liste LREM aux élections européennes. De son côté, Pascal Canfin, numéro 2 de la liste, a démissionné ce lundi de la direction de WWF France.

« Nathalie Loiseau incarne parfaitement le pouvoir technocratique que nous avons en face de nous » estime Sophie Taillé-Polian, sénatrice du Val-de-Marne et membre de Génération.s.

« Elle incarne aussi l’échec d’Emmanuel Macron dans ses tentatives de donner une nouvelle ère à l’Europe (…) [et] elle incarne aussi une vision de l’Europe qui n’est pas une vision humaniste. »

La sénatrice, proche de Benoît Hamon, considère que la stratégie européenne d’Emmanuel Macron « ne fonctionne pas » : « Il parie tout sur l’alliance avec l’Allemagne. À peine sa grande tribune (…) parue, la nouvelle responsable de la CDU, en Allemagne, l’a remis à sa place, en disant que ce n’était pas des propositions que l’on pouvait prendre au sérieux. Je crois que sa stratégie n’existe pas. Elle ne représente pas une réelle solution pour sortir l’Europe de l’ornière dans laquelle elle est. Et il ne peut pas non plus représenter une véritable alternative face à ce qu’il dénonce comme étant les extrêmes, notamment l’extrême droite. Parce que sa solution à lui, qui est la solution libérale, elle ne répond pas aux problèmes des peuples et aux problèmes des citoyens et des citoyennes. »

Interrogée sur les difficultés qu’a son mouvement Génération.s à décoller dans les sondages, la sénatrice du Val-de-Marne tacle le service public : « Si le service public donnait toute sa place à notre mouvement, sur les ondes, et notamment je pense au fait que France 2 n’ait pas invité Benoît Hamon à son débat le 4 avril, ça changerait peut-être. »

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