NKM juge « nécessaire » la présence d’une « droite constructive » à l’Assemblée
Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate LR aux élections législatives à Paris, a estimé mardi qu'il "serait nécessaire qu'une...

NKM juge « nécessaire » la présence d’une « droite constructive » à l’Assemblée

Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate LR aux élections législatives à Paris, a estimé mardi qu'il "serait nécessaire qu'une...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate LR aux élections législatives à Paris, a estimé mardi qu'il "serait nécessaire qu'une droite constructive mais autonome soit représentée" à l'Assemblée nationale.

Mardi en fin de journée, elle doit recevoir dans la circonscription qu'elle vise la visite du maire de Bordeaux, Alain Juppé, à qui elle avait apporté son soutien à l'issue du premier tour de la primaire, a-t-on appris dans l'entourage de la candidate.

Interrogée par Le Parisien sur une possible émergence à l'Assemblée de deux groupes de droite à l'issue du scrutin, la députée de l'Essonne a constaté la présence de "lignes de fracture" au sein de son parti, précisant que "certains ne vieilliront pas ensemble".

"Avec la vague En Marche! qui s'annonce, il serait nécessaire qu'une droite constructive mais autonome soit représentée. Ne pas avoir de débat à l'Assemblée, c'est prendre un risque pour la démocratie", a ajouté NKM, qui aspire à succéder à François Fillon dans la 2e circonscription de Paris, mais fait face à l'opposition plus que sérieuse du candidat REM Gilles Le Gendre ainsi qu'à celle de deux dissidents LR.

Consciente que "dans dix jours (sa) voix peut s'éteindre", l'ex-candidate à la primaire de la droite a martelé qu'elle "ne renierait pas (sa) liberté ni ce qu'(elle) porte depuis des années: une droite moderne, ouverte et européenne".

Henri Guaino, un des dissidents de LR se présentant dans la même circonscription, a affirmé à Public Sénat et Sud Radio que son "combat" face à NKM a "un sens". "Si on ne tranche pas les contradictions qui aujourd'hui dévastent les grands partis politiques (...) nous ne reconstruirons plus rien", a estimé le député LR sortant des Yvelines.

S'il est battu, il arrêtera la politique. "Je retournerai dans mon corps d'origine et puis voilà", a précisé le haut fonctionnaire.

M. Guaino envisage un éclatement de LR et deux groupes de droite à l'Assemblée.

Selon lui, avec LR et également le PS, "on a créé deux grands cartels électoraux avec beaucoup de gens qui n'ont plus grand-chose à se dire" et "on arrive à la fin de ce cycle, tout cela explose".

Si la République en marche obtient la majorité à l'Assemblée, "on va avoir une assemblée de godillots d'autant plus malléable qu'il n'y a pas de personnalités politiques structurantes à part quelques vieux chevaux de retour qui se recasent", a pronostiqué cette ancienne plume de Nicolas Sarkozy.

Dans la 2e circonscription de Paris, qui comprend le Ve ainsi qu'une partie des VIe et VIIe arrondissements, François Fillon n'avait devancé Emmanuel Macron que de quelques dixièmes de points (37,34% à 36,96%) au premier tour de l'élection présidentielle.

Dimanche, un sondage Ifop-Fiducial dans le Journal du Dimanche donnait NKM largement battue, à 32% contre 68% pour Gilles Le Gendre.

Partager cet article

Dans la même thématique

Capture d’écran du documentaire « Michel Debré et La Réunion, dérives d’une ambition républicaine » d’Alice Cohen
4min

Politique

Les « docus de l’été » : L’histoire oubliée de l’île de La Réunion

C’est un chapitre méconnu de l’histoire de France : la politique menée par Michel Debré à La Réunion entre 1963 et 1988. Pendant vingt-cinq ans, l’ancien Premier ministre du général de Gaulle mettra tout en œuvre pour contenir les velléités autonomistes qui traversent l’île, notamment celles portées par les communistes réunionnais. Traumatisé par l’indépendance de l’Algérie, inquiet de la montée des mouvements anticoloniaux et frappé par la misère qui touche alors une grande partie de la population, il engage une politique volontariste de modernisation fondée sur de grands travaux, des investissements massifs mais aussi des mesures beaucoup plus contestées, comme le transfert de milliers de mineurs vers la métropole. Cette période complexe et controversée de l’histoire réunionnaise est au cœur du documentaire d’Alice Cohen, "Michel Debré et La Réunion", dérives d’une ambition républicaine à voir cet été sur Public Sénat.

Le

Assemblee Nationale – Questions au Gouvernement
4min

Politique

Sénatoriales 2026 : La France insoumise lance ses troupes à l’assaut d’un Sénat qui lui échappe encore

À deux mois des élections sénatoriales du 27 septembre, La France insoumise dévoile ses 90 têtes de liste dans les départements concernés par le renouvellement de la moitié de la Haute Assemblée. Sans aucun sénateur à ce jour, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon espère transformer sa percée aux municipales en premiers sièges au Palais du Luxembourg.

Le

L Assemblee adopte l’interdiction des reseaux sociaux aux moins de 15 ans
5min

Politique

Réseaux sociaux : députés et sénateurs s’accordent sur une interdiction totale aux moins de 15 ans

Réunis en commission mixte paritaire ce lundi, les sept députés et sept sénateurs se sont mis d’accord sur l’interdiction de tous les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Elle s’applique à toutes les plateformes, sans opérer de distinction comme le souhaitait initialement le Sénat. Emmanuel Macron veut appliquer le texte dès la rentrée, mais sa portée pourrait être limitée puisque la Commission européenne cherche à reprendre la main sur le sujet.

Le

Paris: Deputes dans la salle des quatre colonnes
7min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : dénonçant sa place sur la liste de Renaud Muselier, Valérie Boyer se lance de son côté

La sénatrice LR sortante, qui avait obtenu l’investiture à la troisième place d’une liste d’union UDI-Renaissance-LR, demandait la première place. Après avoir dénoncé un accord déséquilibré et se sentant « en décalage politique », Valérie Boyer décide de lancer sa liste dissidente. Renaud Muselier « regrette qu’elle ait cassé l’accord ». De quoi amener une dose d’incertitude de plus dans le scrutin.

Le