Lors des questions d’actualité au gouvernement au Sénat, Jean Castex a peu apprécié qu’on l’interroge sur la nomination de Gérald Darmanin à l’Intérieur alors que le ministre fait l’objet d’une enquête pour viol. M.Darmanin n’est pas mis en examen. M. Darmanin n’a fait l’objet d’aucune condamnation et à ce que je sache » a-t-il fustigé.
Nomination de Darmanin critiquée : Jean Castex dénonce « des dérives inadmissibles »
Lors des questions d’actualité au gouvernement au Sénat, Jean Castex a peu apprécié qu’on l’interroge sur la nomination de Gérald Darmanin à l’Intérieur alors que le ministre fait l’objet d’une enquête pour viol. M.Darmanin n’est pas mis en examen. M. Darmanin n’a fait l’objet d’aucune condamnation et à ce que je sache » a-t-il fustigé.
Pour son baptême du feu aux questions d’actualité au gouvernement du Sénat, la nouvelle sénatrice PS de la Sarthe, Muriel Cabaret aura marqué les esprits en s’adressant au Premier ministre sur la nomination de Gérald Darmanin à l’Intérieur alors que ce dernier « fait l’objet d’une enquête pour viol, harcèlement et abus de confiance » a-t-elle rappelé.
Après avoir précisé que depuis le début du quinquennat, de nombreux ministres avaient démissionné suite à des affaires fiscales ou financières « ou de consommation excessive de homards ». « Avec le Président vous affichez votre soutien sans faille au ministre de l’Intérieur sans même attendre la fin de la procédure judiciaire. C’est une erreur éthique, politique, d’une violence symbolique inouïe (…) quel message envoyez vous aux Françaises et aux Français lorsque vous faites fi de la parole des victimes ? »
Une fois n’est pas coutume, depuis son arrivée à la tête du gouvernement, Jean Castex a, pour la première fois, semblé agacé par cette question. « Ce n’est pas M.Darmanin que je défends, ce sont les principes fondamentaux de l’état de droit (…) M.Darmanin n’est pas mis en examen. M. Darmanin n’a fait l’objet d’aucune condamnation et à ce que je sache, à chaque fois que l’autorité judiciaire a eu à se prononcer dans cette affaire, elle a rendu des actes consacrant l’innocence de M. Darmanin » a-t-il appuyé.
Le Premier ministre a souligné que Gérald Darmanin avait « droit au respect des principes de la République comme tous les citoyens. Nous assistons à des dérives qui sont inadmissibles ».
Jean Castex a également rappelé que le choix de Gérald Darmanin à l’Intérieur était le sien, conformément aux pouvoirs que lui confère la Constitution. « Votre intervention suppose donc que j’aurais biaisé avec ma conscience. Et ça, je ne vous autorise pas à le dire ».
A l’issue du délibéré, dans l’affaire de détournement de fonds publics des assistants parlementaires européens du FN, la cour d’appel de Paris a revu à la baisse la condamnation de la députée RN. Condamnée à 45 mois d'inéligibilité, dont 30 avec sursis, elle peut en théorie être candidate à la présidentielle de 2027, mais la cour d'appel de Paris l'a aussi condamnée à un an de prison aménageable sous bracelet électronique. Or, Marine Le Pen a d’ores et déjà estimé qu’il ne lui serait « pas possible » de faire campagne dans ces conditions. La décision d’être candidate lui revient.
Le candidat à la présidentielle et sénateur LR a appelé la justice à être « impartiale », affirmant au micro de BFMTV que « les hommes et femmes politiques ne sont ni en dessous des lois, ni au-dessus », à quelques heures de la décision de la Cour d’appel sur le sort de Marine Le Pen dans l’affaire des assistants parlementaires. Que la leader du RN soit jugée inéligible ou non, « ça ne changera rien » en vue de la présidentielle, assure-t-il.
Après les violentes insultes racistes de la sénatrice paraguayenne Celeste Amarilla visant Kylian Mbappé, le président de la commission des affaires étrangères du Sénat, Cédric Perrin, a écrit un courrier au président de la chambre haute du Paraguay lui demandant de condamner ces propos.
En juillet 2023, un an après les feux ayant ravagé la Gironde, le Parlement adoptait à la quasi-unanimité une proposition de loi sénatoriale pour renforcer la lutte contre les incendies de forêt. Alors que les feux démarrent précocement en cet été 2026, les élus saluent les avancées offertes par le texte, mais le jugent encore mal appliqué, voire insuffisant.