Notre-Dame-des-Landes : « Le projet est abandonné »
Édouard Philippe l'a annoncé  à l’issue du Conseil des ministres. Le projet de construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes est définitivement abandonné. Le gouvernement s'engage par ailleurs à «  mettre fin à la zone de non-droit » sur le site. 

Notre-Dame-des-Landes : « Le projet est abandonné »

Édouard Philippe l'a annoncé  à l’issue du Conseil des ministres. Le projet de construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes est définitivement abandonné. Le gouvernement s'engage par ailleurs à «  mettre fin à la zone de non-droit » sur le site. 
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Par Alice Bardo avec Simon Barbarit

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L’information avait fuité  par le quotidien Ouest France quelques minutes avant l'annonce officielle comme l'a relevé le sénateur écologiste de Loire-Atlantique, Ronan Dantec, sur le plateau de Public Sénat. Le Gouvernement a mis fin à un projet, vieux de 50 ans, d’aéroport à Notre-Dame-des landes.

Notre-Dame-des-Landes : « Ouest France annonce l’abandon du projet » affirme le sénateur écologiste Ronan Dantec
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« Le projet de Notre-Dame des Landes (est) abandonné », a confirmé Édouard Philippe à l’issue du Conseil des ministres, ce mercredi. Une décision « logique au regard de l’impasse dans laquelle se trouve le dossier » et d’ « apaisement » eu égard à « la gravité des enjeux économiques et de sécurité que le pays traverse ».

Après une cinquantaine d’années passée face à un « dilemme impossible », l’exécutif a estimé que l’État devait désormais être « clair dans ses choix et ferme dans leur mise en œuvre ». Et bien que son « premier réflexe »  aurait été « d’autoriser le projet sans délai », le Premier ministre s’est ravisé après avoir « considéré avec précision la complexité technique et les répercussions écologiques » du projet.

Un autre argument est venu appuyer sa décision : « Notre-Dame-des-Landes, c’est l’aéroport de la division (…) Un tel projet ne peut se faire dans un contexte d’opposition exacerbé entre deux parties presque égales de la population. »

Évacuation de la ZAD

Le Premier ministre a ensuite déroulé le calendrier à venir résultant de l’abandon du projet. La ZAD sera évacuée afin de « mettre fin à la zone de non-droit qui prospère depuis près de dix ans sur la ZAD » : « Dès aujourd’hui la demande de prorogation de la déclaration d’utilité publique déposée au Conseil d’État fin décembre sera retirée » et celle en cours « deviendra donc caduque dès le 8 février prochain ».

Les « squatteurs » de la ZAD, « occupants illégaux », devront « partir d’eux-mêmes au printemps prochain ou en seront expulsés ». Les forces de l’ordre sont d’ores et déjà mobilisées pour veiller à la bonne application de cette décision. L’objectif est que « de nouveaux projets agricoles puissent être accueillis fin avril », a précisé Édouard Philippe.

Des « solutions » pour le Grand Ouest »

Ensuite, il s’agira de trouver des  « solutions » pour que le Grand Ouest puisse « croître ». « Sa démographie et son économie sont dynamiques : il a besoin d’être connecté au reste de la France et de l’Europe » a-t-il justifié. Et d’ajouter : « Ce dont le Grand Ouest a besoin, c’est de garantir que Brest, Nantes et Rennes disposent de liaisons faciles avec les autres métropoles européennes et de mettre en place des liaisons rapides avec les hubs long-courriers internationaux. »

Pour ce faire, le Premier ministre a annoncé un réaménagement de l‘aéroport Nantes-Atlantique « dans des délais rapides », impliquant une modernisation de son aérogare et un réaménagement des pistes « pour permettre d’accueillir plus de passagers ». Ces mêmes pistes seront également allongées pour « réduire les nuisances sonores à Nantes ». « En parallèle, nous accompagnerons le développement de l’aéroport de Rennes », a ajouté Édouard Philippe.

Améliorer la complémentarité rail/air

Enfin, la ministre des Transports Élisabeth Borne sera chargée d’améliorer la complémentarité rail/air : « L’enjeu pour les Rennais et les Nantais est de rallier directement les grands aéroports parisiens. Ces liaisons directes existent mais sont insuffisantes. Elles seront fluidifiées pour accompagner la hausse des trafics. »

Le Premier ministre a tout de même tenu à préciser qu’il s’agissait d’une « décision exceptionnelle pour une situation locale exceptionnelle » et que l’exécutif comptait bien poursuivre l’aménagement du pays « dans le souci d’une meilleure attractivité ».

 

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