« Nous aurons une monnaie nationale », assure Marine Le Pen
Marine Le Pen, candidate FN à la présidentielle, assure que la France aura "une monnaie nationale" si elle est élue présidente de...

« Nous aurons une monnaie nationale », assure Marine Le Pen

Marine Le Pen, candidate FN à la présidentielle, assure que la France aura "une monnaie nationale" si elle est élue présidente de...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Marine Le Pen, candidate FN à la présidentielle, assure que la France aura "une monnaie nationale" si elle est élue présidente de la République, dans un entretien au Parisien Dimanche.

"Nous aurons une monnaie nationale comme tous les autres pays et nous aurons ensemble une monnaie commune. Voilà, c'est aussi simple que ça (...) Moi, je pense que l'euro est mort", annonce Mme Le Pen au journal.

"Il faut maîtriser la monnaie et l'adapter à l'économie parce qu'aujourd'hui la monnaie unique est un boulet. Elle est en grande partie responsable du chômage de masse", estime-t-elle.

"Je vais demander (à l'UE) de pouvoir maîtriser notre monnaie. Cela veut dire transformer l'euro monnaie unique en un euro monnaie commune. Monnaie qui ne concernera pas les achats quotidiens mais uniquement les grandes entreprises qui font du commerce international", explique Mme Le Pen.

La candidate du FN qui affirme au quotidien n'avoir "jamais dit que la France" sortira de l'euro, a régulièrement répété que, dès son élection, si elle remportait la présidentielle, elle entamerait une négociation avec l'UE pour "restituer au peuple français sa souveraineté monétaire, législative, territoriale, économique". À l'issue de cette négociation, elle prévoyait un référendum sur l'appartenance à l'UE.

"Je vais mener ces négociations avec nos partenaires européens, parce que je sais que beaucoup partagent ce souhait de voir revenir au sein de leurs nations respectives ces éléments de souveraineté. Et je confierai aux Français le soin de décider de l'issue de ces négociations".

A la question: "Quelle est votre arme pour convaincre vos partenaires?", Mme Le Pen répond: "Le référendum. L'Union européenne s'est fourvoyée dans une vision radicale où elle a décidé de ne pas tenir compte de l'avis des peuples et de mettre en oeuvre l'Europe à la schlague. Ce n'est plus admis par notre peuple. Il y aura donc derrière cette négociation le peuple français."

Et si les Français répondent non au référendum, "je considérerai que je ne suis pas en capacité de rester en situation".

Marion Maréchal-Le Pen, députée FN du Vaucluse, a affirmé samedi à Paris que la négociation souhaitée par le FN sur l'Union européenne et l'euro en cas d'accession à l’Élysée de Marine Le Pen commencerait en 2018 et prendrait "plusieurs mois", voire "plusieurs années".

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris Caf Nationale inauguration
8min

Politique

Politique familiale, allocations, crèches : que proposent les candidats à la présidentielle ?

Alors qu’Edouard Philippe met sur la table la création d’une allocation familiale unique de 350 euros, Gabriel Attal se penche sur les familles monoparentales, quand Bruno Retailleau propose un revenu familial de 240 euros par mois dès le premier enfant, et Marine Le Pen la préférence nationale pour les familles françaises candidate à un HLM. L’écologiste Marine Tondelier propose elle un congé d’allaitement choisi et indemnisé. Revue de détails.

Le

Paris : Socialist Party Primary Debate Ahead of France’s 2027 Presidential Election
6min

Politique

Le vote du premier tour de la primaire du PS perturbé par une cyberattaque

Alors que quelque 140 000 électeurs sont invités à exprimer leur préférence pour le premier tour de la primaire organisée à gauche, les opérations de vote sont perturbées depuis l’ouverture du scrutin ce vendredi matin. Les organisateurs font état d’une cyberattaque visant à saturer la plateforme de connexion. Les trois partis à l’origine de cette primaire, dont le Parti socialiste et Place publique, ont saisi la justice.

Le

Paris: Marine Le Pen presentation contre budget
5min

Politique

Préférence nationale : la proposition du RN de taxer l’embauche de travailleurs étrangers inquiète les entrepreneurs

Dans le contre-budget du RN présenté cette semaine par Marine Le Pen et Jordan Bardella, figure une mesure passée relativement inaperçue. Elle vise à taxer l’embauche d’un étranger extra-communautaire de 1 000 euros par an. La mesure a suscité un fort rejet de la part des syndicats patronaux qui rappellent au RN le principe de réalité du marché du travail.

Le