Olivier Dussopt « Si Peillon n’avait pas été candidat, Valls aurait été en tête de la primaire »
Le député de l’Ardèche, porte-parole de Manuel Valls, espère une participation plus importante pour le second tour.

Olivier Dussopt « Si Peillon n’avait pas été candidat, Valls aurait été en tête de la primaire »

Le député de l’Ardèche, porte-parole de Manuel Valls, espère une participation plus importante pour le second tour.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Invité de Territoires d’Infos sur Public Sénat et Sud Radio, le député de l’Ardèche et porte-parole de Manuel Valls, Olivier Dussopt, estime que la participation de Vincent Peillon à la primaire de la gauche a pesé sur le résultat du premier tour, au détriment de l’ancien premier ministre. Ce dernier est arrivé deuxième derrière Benoît Hamon, avec 31.1% des voix contre 36.35%.

« Si Vincent Peillon n’avait pas été candidat, Manuel Valls serait arrivé en tête de l’élection » assure-t-il.

Vincent Peillon est arrivé en quatrième position avec 6% des voix. « Il a pris une position qui consiste à ne pas donner de consigne. Mais derrière, il y a des électeurs qui ont des points communs avec Manuel Valls, et c’est à nous de les convaincre ».

Olivier Dussopt, est également revenu sur les résultats du premier tour de la primaire de la gauche.

« Nous ne sommes pas dans une opération de sauvetage de Manuel Valls » assure-t-il.

« L’enjeu est de désigner celui qui porte nos couleurs à la présidentielle, et qui a la chance de devenir président de la République. Il faut en même temps désigner celui qui va inscrire la gauche dans la durée, et qui porte des propositions réalistes et réalisables ».

Des qualités propres au programme « cohérent » de Manuel Valls, face au programme « inapplicable » selon lui de Benoît Hamon.

« Nous avons des divergences de fond, notamment sur le revenu universel », a expliqué Olivier Dussopt. « Nous ne considérons comme normal de verser la même chose à quelqu’un qui gagne le Smic et à quelqu’un qui paie l’ISF ».

Ces « divergences de fond » qui se feront face lors du débat de l’entre-deux tours, mercredi soir. « Ce sera un débat projet contre projet. Manuel Valls montrera pourquoi son projet est le meilleur, et pourquoi certaines mesures du projet de Benoit Hamon sont irréalisables ou inopportunes ».

« Rien n’est écrit, le 2e tour n’est pas joué. Une nouvelle campagne commence » assure-t-il, reprenant les propos tenus par Manuel Valls hier soir après l’annonce des résultats.

Partager cet article

Dans la même thématique

Saint-Denis : Meeting LFI-PCF avec Bally Bagayoko et Jean-Luc Melenchon
9min

Politique

Sénatoriales : après sa percée aux municipales, LFI espère faire son « entrée au Sénat »

Pour les sénatoriales de septembre 2026, LFI mise principalement sur le Rhône, après plusieurs victoires aux municipales. « On sera incontournables dans un grand nombre de départements », prévient le député Paul Vannier, responsable des élections de LFI, « pas fermé » à des discussions avec Les Ecologistes. Mais les principales chances de faire élire des sénateurs LFI seront lors du scrutin de 2029. Explications.

Le

The aerial surveillance programme of bathing littoral waters in the Alpes Maritimes France
5min

Politique

Le sénateur Henri Leroy quitte Les Républicains pour rallier Éric Ciotti : « Je n’ai plus rien à attendre d’un parti qui a pactisé avec Emmanuel Macron »

Soutien d’Éric Ciotti pendant les municipales, le sénateur LR des Alpes-Maritimes, Henri Leroy, annonce qu’il rejoint l’UDR. Il espère se représenter aux sénatoriales de septembre, cette fois sur « une liste d’union des droites », avec d’autres transfuges, ce qui pourrait bousculer les équilibres dans un département acquis de longue date aux Républicains.

Le