Les socialistes, et en particulier leur futur premier secrétaire Olivier Faure, ont été abondamment sifflés lors de la manifestation des cheminots à Paris, a constaté une journaliste de l'AFP.
"PS/Medef, même combat", "Traîtres", "Vous n'avez pas honte de venir ici !", "P comme pourri, S comme salaud !": M. Faure a essuyé pendant plusieurs minutes sifflets et quolibets en longeant, environné de journalistes, les groupes de manifestants, avant de s'en éloigner.
Imperturbable, le président du groupe PS à l'Assemblée a continué de répondre aux questions des médias, ne se montrant pas surpris de cet accueil. "Nous savons d'où nous venons, nous avons fait 6% à l'élection présidentielle, donc personne ne peut imaginer un accueil avec un tapis rouge", a-t-il constaté.
"Ce n'est pas forcément agréable de venir et d'être sifflé. Mais malgré cela (...) nous continuerons à manifester, manif après manif, sur ce sujet-là, parce que nous considérons que notre place est dans ce mouvement-là et que nous avons nous-mêmes à faire entendre un message qui est un message commun avec beaucoup d'autres, même si certains ne le comprennent pas encore aujourd'hui. Mais comme dirait René Char +à nous (regarder), ils s'habitueront+", a-t-il poursuivi.
Parmi les socialistes présents figuraient le président du groupe socialiste au Sénat Patrick Kanner, le coordinateur du PS Rachid Temal, les anciens candidats au poste de premier secrétaire Luc Carvounas et Emmanuel Maurel et l'ancien député Jean-Marc Germain.
En déplacement à Lille dans la soirée, M. Faure est revenu sur l'épisode au cours d'une conférence de presse. "Quand François Mitterrand part sur le plateau du Larzac rencontrer ceux qui sont les zadistes de l'époque, il se fait siffler, il est conspué. (Mais) c'est par sa volonté, sa détermination, sa capacité à maintenir le lien avec tous ces courants nouveaux --pacifistes, féministes, radios libres, etc.--, c'est parce qu'il maintient le lien malgré tout qu'il y a le 10 mai (1981)", a-t-il souligné.
"Je pense que nous avons notre place dans ce mouvement, et (...) nous nous y ferons respecter", a-t-il martelé.
M. Faure avait été accueilli par Martine Aubry, un de ses premiers soutiens dans la course pour la tête du parti socialiste.
Olivier Faure et Martine Aubry, lors d'un meeting à Lille le 22 mars 2018
AFP
La maire de Lille a longuement fait part devant la presse de sa satisfaction de voir élu celui qui avait travaillé à son cabinet au ministère de l'Emploi de 1997 à 2000. En retour, M. Faure a salué en elle "une figure de la gauche", "une de ces grandes voix qui ont la capacité à nous faire entendre, nous faire aimer".
M. Faure, qui deviendra officiellement premier secrétaire du PS le 7 avril au cours du Congrès d'Aubervilliers, a fait part de sa volonté d'ouvrir "au lendemain du congrès un chantier sur la question européenne, qui doit nous permettre de retrouver un discours commun et ensemble d'envisager l'échéance européenne".
"Nous n'avons jamais essayé de tirer les leçons de 2005", où la gauche s'était déchirée sur le traité établissant une constitution pour l'Europe. "Nous n'avons jamais cherché à comprendre la France du non par rapport à la France du oui, à aller au bout de nos désaccords", a-t-il déploré.
Plus vieux groupe de l’histoire du Parlement, le RDSE voit la moitié de ses 16 sièges remis en jeu lors du scrutin de septembre. Mais sa présidente, la sénatrice PRG Maryse Carrère, est confiante. Fort de « ce poids de l’histoire », le groupe, qui mêle radicaux de gauche et de droite, espère la stabilité voire quelques bonnes surprises.
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