Olivier Faure (PS) prône « un droit d’asile européen »
Le premier secrétaire du Parti Socialiste Olivier Faure a plaidé mardi pour un "droit d'asile européen" qui prendrait en compte ...

Olivier Faure (PS) prône « un droit d’asile européen »

Le premier secrétaire du Parti Socialiste Olivier Faure a plaidé mardi pour un "droit d'asile européen" qui prendrait en compte ...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le premier secrétaire du Parti Socialiste Olivier Faure a plaidé mardi pour un "droit d'asile européen" qui prendrait en compte "la culture", "la langue", "la profession" des migrants, pour mieux les répartir selon "leurs besoins" et ceux des pays européens.

"Je prône un droit d'asile européen qui permette à ceux qui demandent l'asile de le faire en lien avec leur culture, leur langue, leur famille qui est peut-être déjà installée dans un pays européen, et (leur) profession", a-t-il déclaré sur LCP.

Le but serait de "faire le lien entre le besoin affiché par ces réfugiés" et les "besoins dans un pays d'accueil", en prenant en compte "les capacités d'accueil des pays européens".

"Si on a des gens qui sont plus aptes à s'adapter en France qu'ailleurs, il faut les accueillir en France", a-t-il affirmé, notamment concernant les passagers de l'Aquarius, le bateau-ambulance refusé par l'Italie qui a trouvé refuge en Espagne dimanche après avoir frôlé les côtes françaises.

"Il fallait ouvrir un port français", a-t-il jugé à ce sujet, "on était en capacité de le faire" et "ça aurait été l'honneur de la France d'être au niveau de ce qu'a été l'Espagne".

Olivier Faure s'est par ailleurs positionné contre les discours alarmistes qui veulent faire "peur avec ces grands mots de submersion, d'invasion et de grand remplacement".

"On parle comme si les migrations venaient submerger l'Europe. Mais aujourd'hui, en réalité, on en est très loin", a-t-il déclaré, soulignant toutefois que "si nous ne traitons pas le problème au niveau européen, ce ne sont pas quelques centaines de personnes qui vont débarquer, ce sont des millions".

Partager cet article

Dans la même thématique

Olivier Faure (PS) prône « un droit d’asile européen »
3min

Politique

Accès à l’Université : « La place du baccalauréat est une question qui doit être discutée », estime le ministre de l’Enseignement supérieur

Invité de la matinale de Public Sénat, « Bonjour chez vous », le ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a estimé que la place du baccalauréat devait « être discutée au moment de la présidentielle ». Mardi, un rapport du Sénat a préconisé, entre autres, de supprimer le droit d'accès automatique aux études supérieures des bacheliers.

Le

Edouard Philippe a la Foire de Chalons
10min

Politique

Présidentielle 2027 : la main tendue d'Édouard Philippe, rejetée par Gabriel Attal et Bruno Retailleau, relance l'idée d'une primaire

Le candidat Horizons, favori du bloc central, Édouard Philippe a lancé un appel à ses concurrents du centre et de la droite, les invitant à se rassembler dans la perspective de la présidentielle et des législatives. Mais Bruno Retailleau et Gabriel Attal ne comptent pas, à ce stade, se retirer au profit d'une candidature unique du maire du Havre. De quoi relancer l'idée d'une primaire.

Le

Montants, modalités : comment est fixé la rémunération des ministres ?
6min

Politique

Montants, modalités : comment est fixée la rémunération des ministres ?

Sébastien Lecornu envisage de réduire l’indemnité mensuelle des membres du gouvernement, à titre d’exemplarité, dans une période où le budget 2027 va nécessiter des ajustements budgétaires forcément impopulaires. On fait le point sur les règles actuelles qui déterminent les montants perçus par les ministres.

Le

Paris: S. Lecornu protection debat democratique contre les ingerences
6min

Politique

Budget, fin de vie, crises, tests antidrogue et ambitions : retour sur une année de gouvernement Lecornu

Le premier ministre souffle en toute discrétion sa première bougie à Matignon. Après un faux-départ, il a réussi à faire adopter le budget 2026, ce qui était loin d’être acquis. Mais impossible de lancer de grandes réformes, à l’exception de l’adoption, malgré l’absence de majorité absolue, du texte sur la fin de vie. Quant à l’idée d’être le recours de son camp pour 2027, il l’écarte. S’il passe l’écueil du dernier budget, il pourrait aller au bout du quinquennat.

Le