« On n’est pas là pour faire du prêt à voter ! » rappelle Hervé Marseille
Le président du groupe Union centriste au Sénat s’étonne que les débats budgétaires à l’Assemblée, y compris au sein de la majorité, fassent l’objet d’autant de commentaires. Un sentiment qui en dit long sur l’attitude du gouvernement vis-à-vis du Parlement, selon lui.

« On n’est pas là pour faire du prêt à voter ! » rappelle Hervé Marseille

Le président du groupe Union centriste au Sénat s’étonne que les débats budgétaires à l’Assemblée, y compris au sein de la majorité, fassent l’objet d’autant de commentaires. Un sentiment qui en dit long sur l’attitude du gouvernement vis-à-vis du Parlement, selon lui.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

La discussion budgétaire à l’Assemblée nationale n’est pas de tout repos. Pendant l’examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, les critiques sur la hausse de la CSG, et sur ses impacts sur le pouvoir d’achat des retraités, se sont même invitées jusque dans les rangs de la majorité présidentielle. Une trentaine de députés La République en marche ont tenté de rendre plus progressive la hausse de la CSG, en instaurant deux seuils supplémentaires. L’amendement n’a pas manqué de faire parler de lui.

« Voyez où on en est arrivé ! On s’étonne qu’il puisse y avoir des débats au Parlement. C’est bien le sujet. Le gouvernement et le président de la République ne respectent pas le Parlement […] On est émerveillé de voir qu’il y a des députés, y compris de LREM, qui osent discuter le texte et l’amender. Ça devient terrible », a réagi Hervé Marseille, le patron des sénateurs centristes, invité de Parlement Hebdo.

« Le Parlement il est là pour discuter la loi et pour la voter. On n’est pas là pour faire du prêt à voter. On n’amène pas un texte en disant : c’est à prendre ou à laisser », s’est offusqué le sénateur des Hauts-de-Seine.

À quelques semaines du début de l’examen des lois de finances au Sénat, Hervé Marseille fait le constat d’un manque de lisibilité sur la politique fiscale. « On ne voit pas quelle est la politique globale du gouvernement », souligne-t-il, pointant d’un côté les hausses, comme celle sur les carburants, et de l’autre, les baisses.

Partager cet article

Dans la même thématique

« On n’est pas là pour faire du prêt à voter ! » rappelle Hervé Marseille
2min

Politique

Mobilisation lycéenne : Édouard Geffray entend le « vertige » d’une jeunesse inquiète, mais défend Parcoursup

Au lendemain de l’acte V de la mobilisation lycéenne, le sénateur communiste a interpellé le ministre de l’Éducation nationale lors de la reprise des questions au gouvernement, ce mercredi 14 octobre. Édouard Geffray a défendu le bilan de Parcoursup et du remplacement des enseignants, renvoyant aux annonces du Premier ministre « dans les prochains jours ».

Le

Paris: JM Melenchon conference de presse comptes publics
4min

Politique

Présidentielle 2027 : Jean-Luc Mélenchon table sur 106 milliards de recettes supplémentaires et 82 milliards de dépenses nouvelles pour 2027

Lors d’une conférence de presse, Jean-Luc Mélenchon a présenté un document de travail qui servira d’ossature à un projet de loi de finances rectificative en cas de victoire à la présidentielle. Il prévoit 106,4 milliards d’euros de recettes supplémentaires et 81,7 milliards de dépenses nouvelles. Le candidat insoumis a aussi promis de consacrer 25 milliards d’euros à la réduction de la dette la première année.

Le